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lions, DimkcrqiH' ii (•;i|»iliilri rt nudil crllr
A iiiic aiiiirc (l(i lii, il coinlnisil uih^ ;irînéo (Ml (lalaloj^iio ; mais il /'clioiia an sii«:^n dr Ij'îrida, on il avail fail (Mi\iir la IraiicluMî an son des violons, snivani la niodr sini^nlii'iM; du toni[)s. Il iH' (arda [ms à prrndio sa rrvaîicho do ces revers en écrasant à Tjmis la riNlonlahle infanterie espai^nole, dont il avait entamé le prestige ;\ llocroy, et c'est en grande parlie à celle campagne (pi'on dut le traité de Wcstphalie ((jui, malheureusement, devait amener la guerre de Trente ans).
(Vest à son retour que Condé, tomljant au milieu des intrigues do la Fronde, et se tournant d'abord du coté de la cour, assiégea et prit Paris ; mais, l)ientôt, il montra tant d'arrogance que la reine et Mazarin le firent arrêter et enfermer à Yincennes (1650).
Quand, au bout d'un an seulement, il sortit de prison, ce fut avec des idées de vengeance : il rêvait une nouvelle Fronde, le renversement de Mazarin, une souveraineté indépendanle du gouvernement de Guyenne, auquel il avait été nommé^ et même, dit-on, le trône de France. Tous les mécontents d'alors, les ambitieux, qui en voulaient à la royauté de rabattement lînal de la féodalité par Richelieu,
furent ])our lui, entre antres les JJouillon, les La I{ochefoucaiild, les Nemour, les Clermont, les Tavannes.
Fort de cet appui, Condé s'établit h Bordeaux, au siège de son gouvernement, entama des négociations avec TEspagne, et, après avoir ravagé tout le Midi, au prix de quelques échecs, il marcha sur Paris et livra à Turenne le fameux combat du faubourg Saint-Antoine, où, grâce au canon de la Bastille, tirant sur les troupes royales, il put entrer dans Paris.
C'était, d'ailleurs, la fin de la Fronde. Abandonné par ses amis et serré de près par Turenne, Condé s'enfuit dans les Pays-Bas et alla s'offrir aux Espagnols, qui lui donnèrent un commandement. Alors on eut ce spectacle d'un prince français tournant ses armes contre la France et ravageant nos provinces du Nord. Par une sorte de punition, il eut^ d'ailleurs, plus de revers que de succès, et ce fut en vain qu'il mit le siège devant Arras etqu^il seconda don Juan à la bataille des Dunes.
Quand vint la paix des Pyrénées, il dut à Mazarin, qui craignait les projets qu'avait l'Espagne, de créer à Condé une principauté indépendante sur nos frontières du Nord, de rentrer en France en faisant sa soumission, et il
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s'en trouva hicii, car il lui l'IaMi dans ^«•'i honneurs cl di^niliVs.
Opcndanl, il csl |»r('S(]uo certain <|u'(»u s'iui serait trnu là aNcc lui, s.ins les «lissenliinenls (|ui rclati'rrnt cntir l'urcnur ri Louvois. Prolilant (Ir ces dissenlimcnls, (londé se vit charger de la campais lu' (\r l.i Franche-Conilr. Il s'y coiuhiisil, au reste, avec honneur etgloiri.» (1G88) : il lit m Irois semaines la coiujueh) de celte luovinee. De là, il ]>assa en Hollande, avec le commandement de Tun des quatre corps envoyés par Louis XIV, et il y acquit une nouvelle gloire : il lit capituler Wescl et plusieurs autres places, battit le prince d'Orange à Senef et lillever le siège d'Oudenarde. Knfin, après hi mort de Turennc, envoyé en Alsace pour défendre cette province contre Montccuculli, il fut digne de son glorieux devancier (1675).
Ce devait être la dernière campagne de Coudé. Atteint de la goutte et déjà vieux^ il demanda du repos, et, traité très froidement par Louis XIY, qui ne pouvait lui pardonner sa trahison, il se retira dans son château de Chantilly, et mourut dans un voyage à Fontainebleau, en 1686.
Maintenant, quelqnes mots d'appréciation.
Saint-Simon et d'autres auteurs contemporains
ont accusé Coudé d'avoir un orgueil immense et d'être inabordable par son humeur et ses sentiments, et il paraît que ce n'est pas sans beaucoup de raisons; car il était ambitieux, avare^ dur et méprisant. Il recherchait la société des grands esprits de son temps ; mais il les traitait tellement mal, que Boileau disait, en sortant d'un entretien avec lui : « Je ne discuterai plus avec M. le Prince quand il aura tort. »
Toutes ces choses et bien d'autres encore sont loin d'être à la louange de Condé ; mais la France, toujours généreuse pour ceux qui ont travaillé à sa gloire, ne voit plus en lui, avec Bossuet. son panégyriste, que « le grand Condé ».
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Ï.KS DEUX CKÉOl l
Il y eut (l(Mix frères Crrcjui (mi répiiUilion sous Louis XIV, en siiivauL les traces de leur père Charles 1"' de (a'éijui de lîlauchefort de (^ani^ples, uiort maréchal de France, en 1C38.
L'aîné Charles II, duc de Créqui naquit en 1G23. Embrassant de bonne heure la carrière des armes, il prit part à de glorieuses allaires : à la bataille de Rocroi, aux sièges de Philipsbourg-, de Mayence et dOppenheim, à la bataille de Nordlingen, à la prise de Trêves, etc.
Créé duc et pair en 1G52, il fut plus tard envoyé à Rome comme représentant de la France. C'est pendant son ambassade qu'eut lieu rinsulte du pape contre les Français de la ville, insulte dont Créqui lui-même faillit être une des premières victimes par une lâche
70 Nf)S r.l.OIUFS NATIONALES
agrossîon. On sait commont Louis XIV sut venyer la France et son ambassadeur par une éclatante réi)aration du pape.
Revenu en France, (axMiui fui nommé gouverneur de Paris en 1G70, puis, Tannée suivante, ambassadeur en Angleterre.
Il avait renoncé à la vie publique depuis assez longtemps, par suite de l'antipathie du roi contre lui, quand il mourut en 1687, miné parle chagrin.
Cette antipathie, qui avait porté Louis XIV à éloigner constamment Créqui, a une origine assez curieuse, que nous allons rapporter, d'après Lemontey, auteur français, mort en 1826.
(( Plusieurs années avant que le nom de M""® Scarron fut parvenu à Louis XIV, dit Lemontey, la cour était à Saint-Germain. On s'occupait alors beaucoup de sorciers et de divination. Le roi ne fut pas, dans la suite, exempt de cette faiblesse ; mais^ à l'époque dont nous parlons, il s'intéressait peu à ces jongleries, moins par réflexion que par la légèreté de son âge. Quoi qu'il en soit, il fut instruit que des courtisans qui habitaient l'étage supérieur du château, devaient y faire venir une fameuse devineresse de Paris. Il eut la curiosité de Tentendre, et la société consentit à l'admettre.
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bien (léj;iiist;, dans son iK;lils:il)lui t. Oiiaiid son lourde coiisullrr fut verni, la sorcitTcî l^îiivisafj;ea alUMilivenirnl cl lui dit « (pi'il était marié mais f^alaiit et à Loniies lorluiirs; (ju il deviendrait veuf et (pTil se preudiait de passion pour uue vieille siiramH'r, de hasse condition, qu'il répouseiail el aurait un tel avimglement j)()ur elle, qu'elle le i;(juveruerait et le mènerail loule sa vie par le Ixuit du nez ». L(» roi s'échappa, suHoiiuantde rire et descendit dans son ajquirlemeul. La première personne (ju'il rencontra fut le duc de Créciuiavec lequel il vivait familièrement. Il se h;\la de lui raconter mot à mot le discours de la sibylle. Tous deux s'égayèrent à Tenvi sur l'ineptie de la sorcière, sur la crédulité de ses dupes et sur le hou tour que le roi lui avait joué, faisant, d'ailleurs, l'un et l'autre, les plus plaisants commentaires sur le sort magnifique qu'elle avait promis au monarque. Mais quand, dans la suite, la mort de la reine et l'engouement de Louis XIV pour M^^ Scarron curent réalisé une prédiction si absurde, cette scène bouffonne se représenta sans cesse au roi, humilié. Il n'osa lever les yeux devant Créqui, évita soigneusement sa présence et ne lui adressa plus ni un mot ni un regard. Ce courtisan ambitieux comprit que son malheur était irrépa-
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rahle, cL, liréc.ipilé au LoinlxNiii par le chagrin, il révéla en mourant au pieux Charmel la cause si singulière de son martyre. »
Le second des frères Créqui, François de Créqui, le maréchal de France, naquit en 1C2{.
Il servit d'abord dans les guerres de Flandre et de Catalogne, puis contre le prince de Condé. Nommé commandant de Tarmée du Rhin en 1GG7, il aida au sièg-e de Lille et prit une grande part à la défaite du prince de Ligue. Trois ans après, comme il venait d'être créé maréchal, il fit la conquête de la Lorraine en quelques semaines.
Bientôt, ayant refusé, par jalousie, de servir sous Turenne, le maréchal fut disgracié et exilé (1672). Il ne tarda pas cependant à reparaître à la tête des armées. Il commanda, notamment en 1675, dans une campagne entre la Sambre et la Meuse. Seulement, il n'y tut pas heureux. Surpris et écrasé à Consuebrick par le duc de Lorraine, il se jeta dans la ville de Trêves. Il s'y défendit vaillamment ; mais ce fut en vain, et il se vit faire prisonnier, ayant refusé, on ne sait pourquoi, d'être compris dans la capitulation.
Cela, d'ailleurs, ne lui fit aucun tort ; car^ deux ans après, on lui donna le commandement de l'armée d'Allemagne. Il sut recon-
LES MOM.MKS |)K (MKIUU: TU
iitiilrn crllr conliaiicr m rrroiilaiil Ir |iiiiH r (Ih.-irli's (le Lorrains an-dnià du lUiin, rn Irinprcliaiil de idilrrr m Alsace ri lmi liàLaul ainsi, par SOS succî's, la coiicJiisioii do la paix d(î iNiino^iio.
lliiliii, m l(j(S7, il hallil doux fois r^'lrcli'iir do hrandohoiir;; et s'ompara de .Miiidni ri dr pliisiours aiili(*s place ; dont la drriiii;rr r\\ datr fut laixoinhoiiri».
(Vosl dans colle momo aiinoo (IG87; (pio lo marôclial niournl^ comnio il clail à pcinr do iM^onr.
Mil LE MARÉCHAL DE LUXEMBOLUG
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