‹ Les Hommes de guerreChapitre 14 sur 30 · LES DEUX VENDOME · texte numérisé non relu

LES DEUX VENDOME

Il y eul deux Vendôme à la lu le de nos armées sous Louis XIV, et leur père, Louis duc de Vendôme (fils de César, due de Vendôme, enfant naturel d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées), qui y avait été avant eux, fut, après la mort de sa femme, fait prêtre^ créé cardinal, et mourut en 1667.

M2 NOS GLOIHKS NATIONALE

Le premier de ces deux frères, Taîné, Louis Joseph, duc de Vendôme, connu d'abord sous le nom de duc de Penlhièvre, naquit en 1654.

Il prit part à la campagne de Hollande, sous les ordres suprêmes de Louis XIV, et fut blessé à Altenhein. Il passa ensuite en Flandre avec le titre de brigadier (ce que nous appelons maintenant général de brigade), et se distingua aux sièges de Condé et de Cambrai , ce qui lui valut le brevet de maréchal de camp, puis le gouvernement de la Provence.

Promu quelques années plus tard (1688) lieutenant général et chevalier des ordres, il se couvrit de gloire dans quatre campagnes successives, aux sièges de Mons, de Namur, à la bataille de Lens et particulièrement à celle de Steinkerque. Ensuite, envoyé en Italie, sous les ordres de Catinat, il contribua à la victoire de la Marsaille ; puis, après avoir reçu le commandement de l'armée de Catalogne, il prit Barcelone (1695). Moins heureux quand il retourna en Italie pour réparer les fautes de Villeroi, il se laissa surprendre à Luzzara par le prince Eugène, et ne put que rendre la victoire de celui-ci incertaine, à force de présence d'esprit et de résolution.

A quelque temps de là, il obtint quelques succès brillants dans le Tvrol et en Piémont:

LKS IIOM.MKS l)K (JUKIIHK il J

m, us il lit <1('S l'auh^s à Cîissaiio, fl, nivo^»- ^ ii h'IaiuliT (Ml 170S, il in; siil nnprchrr la jonction (l(^- .Marll)nr()ui;li (;l du priiiccî ^]^I;^'^^Ilc et so lit vaiiuTO à (huUMiardn. Knliii, cliarf^é d'aller secourir IMiili|)[)o V, il remporta sa décisive victoire de Villaviciosa ; co qui lui permit d'effacer ses revers et de terminer d'une fa(;on diyne sa vie militaire. En ellet, depuis, son nom ne fut plus attaché à aucune alFairc, et il mourut deux ans après (1712), dans une expédition de (Uitaloy ne, non dans un combat, mais simplement d'une indii^cstion de [)oisson, dit Saint-Simon.

Le second des Vendôme, IMiilippe, dit le 1^'ieur de Vendôme, naquit en 1053. Entré encore enfant dans l'ordre de Malte (c'était un ordre relii^ieux où Ton devait rester célibataire), il lit ses premières armes au siège de Candie, où il donna des preuves d'un grand courage.

11 prit ensuite part à la campagne de Hollande, sous Louis XIV lui-même, puis à celle d'Allemagne, sous Turcnne, et, nommé maréchal de camp, il se distingua, comme son frère, au siège de Namur et aux batailles de Lens et de Steinkerque.

Il était devenu grand prieur de France et lieutenant général, quand il concourut aux

vicloires de Câlinât en Italie et à celles de son frère en Catîilogno. Quant à Tairaire de Cassano, il paraît qu'il s'en était tenu éloigné, et c'est la cause pour laquelle il fut disgracié en 1706.

Retiré à Rome, il y resta cinq ans ; puis il rentra en faveur, recouvra ses bénéfices el rentra au palais du Temple, siège de Tordre de Malte, où il termina sa vie dans le faste (1727).

Mil VILLAllS

Villars à Doiuiiii.

Page 1