‹ Les Hommes de guerreChapitre 16 sur 30 · LE MAUECIIAL DE SAXE · texte numérisé non relu

LE MAUECIIAL DE SAXE

\a' inar«''clial df Sa\»' à Fniit«.Minv

LK MARKCllAL DE SAXE

llermaiiu-Maurice, comte de Savoie, naquit à Gotzlar (Saxe), en 1696, il était lils naturel de Télecteur de Saxe, depuis roi de Pologne, sous le nom d'Auguste II, et de la comtesse Aurore de Kœnigsmarck.

Elevé par sa mère, qui Tavait fait reconnaître par son père, il était dès sa jeunesse d'une vi-

lîii NOS (iLOIRES NATIONALES

gueur pou commune, et sa mère disait de lui avec orgueil et naïveté : « Son regard est ferme, il porte haut la tote, il tient à l'honneur, il mange de la soupe et du pain. Tout le monde, en un mot, le trouve charmant. »

Déjà même sa vocation se manifestait, et il demandait, à neuf ans, un cheval et des pistolets, comme nous rapprend la lettre suivante, adressée à sa mère, avec une orthographe primitive qu'il conserva précieusement toute sa vie : (( Ma chère Cadan (c'était le nom enfantin qu'il donnait à sa mère), il n'y a jamais eu goye pareille à celle de voir des assurances d'amour de ma chère Cadan. Je ne songe nuit et jours qua bien a prendre toutes les egesersistes nesesaire pour rendre digne. Ah! mon Dieu, que nejeun bon cheval, la house et les pistoles que ma chère Cadan me fait espérer, afain d'aler au plutôt lui montrer mon courage et de la prier très humble mend de me conserver ses bonnes grase. )>

Avec de pareilles dispositions, le jeune futur maréchal nepouvait moisir dans les écoles. Aussi lit-il dès douze ans ses premières armes. Ce fut dans le corps polonais qui assiégeait Lille (1708). L'année suivante, il était au siège de Tournay, comme adjudant, et il avait un cheval tué sous lui ! Passant en Russie (1710), il

Page 1