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\r l'iMin'Iiir. son arlillrrlc ri sos l)a^a^M*s. Harcelé (l(î nouveau pai- 1rs cosaciiios <l<; IMaloll, il irav.iil nliis (|ii(' :»,IMHI Iioininrs (mi arrivant à Orcli.i, nii s'/'Iairiil réunis 1rs drhris dii la i;ian(lr arnHc. On conliniia Ir clirniin vers la Franci», r\ la |{(''rtvana se» présenta. Dans ce fameux ri I rislr passaj^e, où les boulets pleuvairnl sur iu)s soldats, Nt»y sauv.i drs milliers (riioniinrs ru couservaul un sani;-froid rtune éurrui(î admirahles. Alors, redevenu soldat, à pied, Ir fusil à la main, faisant le cou[) dr fru, il ronl'uua ({'(Milraiurr 1rs débris de la grande armée, traversant encore Kowno et le .Niémen, toujours combattant, marchant toujours après les autres et exposant cent fois sa liberté et sa vie pour ramener quelques Français de plus. Cependant, Napoléon ayant réorganisé, non sans peine, son armée, en partie détruite, et étant rentré en campagne, Ney, à la tèle du y corps, franchit laSoalc (avril 1813), culbuta Tennemi au délilé du Poserua. décida de la victoire de Lutzen en soutenant seul pendant six heures le choc de toute Tarméc coalisée, prit part à la bataille de Bautzen, tourna la position do Tennemi par sa marche au delà de la Sprée, enleva, à la baïonnette le village de
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Préélitz et marcha sur Wiirscher, pondant qnc les coalisés, qui avaient perdu 18,000 hommes, battaient en retraite. IJientot, chargé des 3% 5*^ et l"" corps, il s'avança en Silésie et entra à Breslau, oii un armistice, qui venait d'être signé, lui permit de soigner la blessure qu'il avait reçue à Lutzen.
De nouveau, la guerre ayant recommencé, Napoléon appela Ney de Silésie, où Tarmée, privée de son chef, ne tarda pas à être vaincue, et celui-ci contribua h la victoire de Dresde. Malheureusement, il fut battu à Dennewith par Bernadotte, qui lui fit 10,000 prisonniers et lui enleva vingt-cinq canons.
Un sait que l'invasion de la France s'en suivit bientôt après la défaite de Leipzig (où l'on a calculé qu'il fut tiré 117^000 coups de canon !) Ney montra autant d'activité que d'intrépidité; mais ce fut en vain qu'avec 53,000 hommes à peine, disséminés sur un grand espace, il essaya de lutter contre une masse de 300,000 hommes : les alliés entrèrent à Paris (31 mai 1814), et le Sénat prononça la déchéance de Napoléon.
Choisi alors par Napoléon avec le duc de Vicence et le duc de Torente pour négocier de la paix au nom de Marie-Louise, Ney obtint avec eux et Marmont, que tous trois avaient
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prié (!<• I<'s a('(*(nnp.i,:;ii<*i\ imr ;iii(li(;nce de r(3m|MM(*iir Alrx.iiidir, (|tii (IcMiiaiida une alulicalioii absolue, (|iir Napoléon accepta.
Ilclasî poiiiMpioi r.iiil-il avoir à coiilimier ? Lors([ii(; U^ 1 avril, \r coiiih^ d'Arlois outra à Paris, Ncy, aii Uni dr se rclirer di^iHîiiuîiit dans la relrailc accouriit au (hîvaiiL du prince éuïii^ré, et, se faisant l'inlerpriite des f^énéraux de la llévolulion, il osa lui adresscrces paroles (|u'il devait si p(;u tenir. '( M(3nseif;*neur, nous avons servi avec zi'le un i;ouvcrnement (|ui nous commandait au nom de la France. Votî'i» Altesse Uoyale et Sa Majcîsté verront avec quelle lidélité et (jnel dévouement nous saurons servir notre roi léi^itime. » Alors, nomJ me successivement, par Louis XYlll, com-l mandant en chef du corps royal des cuirassiers, des dragons et des clievau-légers lanciers de France, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, gouverneur de la 6'' division militaire et pair de France, Ney se rendit aux réceptions de la cour avec sa femme; mais celle-ci, dont la mère avait été femme de chambre de Marie- Antoinette, ayant été en butte au mépris et aux vexations de rancienne noblesse^ ?Sey quitta bientôt Paris et se retira dans sa terre des Coudreaux, prés de Chàteaudun.
C'est là que, le 6 mars 1815, il reçut du ma-
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réchal Soiilt, ministre de la guerre, Tordre d'aller prendre le commandoment de la G"" division militaire à JJesanron. En passant à Paris, il apprit le débarquement de Jîonaparto à Cannes, et le maréchal SoulL lui annonça qu'on Tavait chargé d'arrêter Bonaparte et qu'on lui ferait savoir à Besançon la conduite à tenir. Il accepta et alla même, dit-on, trouver Louis XYIIl pour lui dire « qu'il lui ramènerait Bonaparte dans une cage de fer ». A Besançon, il apprit que le comte d'Artois, frère du roi, s'était rendu à Lyon et y avait pris le commandement des troupes. Il lui avait écrit pour lui demander d'être àravant-garde, quand il apprit Farmée de Bonaparte à Grenoble. Il transporta alors son quartier-général à Lons-le-Saulnier ; puis, là, recevant la nouvelle de l'entrée de Bonaparte à Lyon, il concentra ses troupes et donna des ordres à ses généraux^ et, comme un officier d'ordonnance lui avançait que les soldats criaient : (( Vive l'empereur! » et allaient se mutiner : « Il faudra bien qu'ils se battent! dit-il. Je prendrai moi-même un fusil delà main d'un grenadier, j'engagerai l'action et je passerai mon sabre au travers du corps du premier qui refusera de me suivre ! »
Cependant, ayant appris que Bonaparte se