I.l, ^ Mo \| \| I > hK C f'f'H H I. SOI
lu ;^i|('ll(' (Ircliirrr à l' Aill i iciir . Il ««laiL il l'ifkinlilil où, avec d<Mix divisimis, il liilla prihlant trois jours coiiln». l'arin/M» aiilrichicuiHî l'iiliitre et la força à la nîlraih'. ijiMiKl la [laix eut été sij;iii'*(^ à Vicmnî eu octohiMî 18()Î), il rrsla chargé do la ;^ard(; do. Ilainhourf^ cl du hloous dos côtes du iNonl. Do [)lus, iNapoléou lui roulia i'écrasauto missiou d'organiser la grande armée desLiiu''e h roxpédilion de lUissie, une armée de 000,000 liommos!
Colle expodilioii s'ouvrit (1812). Davoul, qui eu avait prévu réclioc et les suites fatales, no put que conjurer, par sa valeur, sa fermeté, sou dévouement, les malheurs qui attendaient nos soldats, payant de sa personne à tout instant, surtout dans la désastreuse retraite oii la grande armée devait comme disparaître. Cela ne Tempocha pas de se voir enlever son commandement, qui fut transféré à Ney. Il retourna s'enfermer dans Hambourg, qu'il défendit contre les Russes, et qu'il ne leur remit qu'en 1814, sur un ordre formel et authentique de Louis X\ m.
A son retour en France, très mal accueilli par le roi, qui lui signifia l'ordre de se retirer immédiatement dans sa terre de Savigny, Davout se borna à publier un Mémoire juslicalif très digne et très concluant.
Appelé par Napoléon aux Cent-Jours, il fut charité d'organiser une armée et de préparer la défense nationale ; mais ayant émis des conseils qui dé{)lurent à l'empereur, il se vit préférer (Irouchy pour le commandement de Taile droite à la bataille de Waterloo. Il n'en essaya pas moins de remonter l'espiit de Napoléon ; mais ce fut en vain : l'heure suprême de l'empire était arrivée.
Après le départ de l'empereur pour la Malmaison, départ qu'il avait conseillé, Davout proposa la résistance au gouvernement provisoire ; mais Carnot démontra l'inutilité de la lutte, et il dut s'incliner. Cependant, devant rinsolence croissante des alliés, Davout voulut leur prouver que la France n'était pas morte encore. Il sortit avec une poignée d'hommes et alla exterminer, entre Verrières et Versailles, plusieurs régiments prussiens; puis il attendit le signal de la bataille générale. Ce signal ne vint pas : on lui envoya, au contraire, l'ordre de traiter, et, la mort dans le cœur, il dut signer la convention de Saint- Cloud.
Pour toute récompense, Davout fut accusé par tous les lâches qui avaient trahi. Il se démit alors du ministère de la guerre qu*on lui avait donné, et il se retira, avec les débris
ij:s iiommks di: ci Kinn*:
lie iiolrc armer, drrrii'rr la Loire, rinporlaiil |>nnl(unnuMil avec lui l<5s trésors du Musée (rarlillerio, les dessins lo|)o;;ra|diit|iies el les jdaiis tMi reliofdcs idaces lorles, dont Icîs soiiverainH alliés lui (hunandiîreiil en vain la nnuise.
Eiîlin, néf^ociaul le rallieinenl de l'annér d(; la Loiro au «^ouverncuntMil des Hourhons, en sauvc'j;ar(lant les intérêts d(^ ses conipaj^iions d'armes, dont il se séi)ara le ruMir brisé, I)avout vinl à Paris se dévouer à la défense d(i Ncy. Louis XVIII lui répondit en lui supprimant sou titre de niaréclial, avec tous ses traitements, (4 en l'exilant à J^ouvicrs. En 1817 seulement, Davout fut réintéi^ré dans ses titres ; mais il garda si peu rancune, qu'il accepta^ en 1819, une place à'ia Chambre des Pairs, oii, d'ailleurs, il fut du parti libéral.
Tant de travaux et de douleurs, cependant, avaient brisé Davout. La mort de sa lille fut le dernier coup. Il ne lui survécut que peu de temps, et mourut à Paris, le 3 juin 1823.
Chose étrange I les défiances de la Restauration ne cessèrent pas devant le cercueil de Davout. Les invalides avant assisté au convoi, malgré les défenses du gouverneur, le gouvernement résolut de les punir en les chassant de leur refuge, si chèrement acheté pourtant.
Il fallut que la maréchale Davout fit trêve à sa douleur et allât le lendemain de Tenterrement, solliciter elle-même le pardon des « insoumis », pardon qu'on n'osa pas lui refuser!
BEAUIIARNAIS
X \ I X BEA L il A H NAIS
Eugène de IJcauharnais, connu sous le nom de prince Eugène, naquit à Paris en 1781. Son père était le vicomte Alexandre de lieauharnais, qui devait périr sur Téchafaud, en 1794, et sa mère, Joséphine Tascher de la Pagerie, qui devait devenir la femme de Bonaparte. Après avoir été un instant apprenti menuisier après la mort de son père^ dont les biens avaient été confisqués, le jeune Beanharnais entra dans Tétat-major du général Hoche. Peu de jours après, il se présenta, dit-on, devant Bonaparte pour réclamer Tépée de son père, laissée lors du désarmement qui venait d'avoir lieu à la suite de Taffaire du 8 vendémiaire, et il amena par cette démarche la première entrevue entre sa mère et le futur empereur.
3()S NOS (iLOlHES NATIONALES
Cette anecdote est contestée ; maïs ce qu'il y a de certain, c'est que lîeaiiharnais entra bientôt dans les guides de Bonaparte, devenu son beau-père (179C). Presque aussitôt, il passa en Italie, où, après le traité de (^ampo-Formio, il fut chargé d'une mission à Corfou^ et, à son retour, il faillit périr à Rome dans Témeute populaire qui coûta la vie à Duphot.
Lors de l'expédition d'Egypte, Beauharnais suivit Bonaparte comme aide de camp, montra autant d'intelligence que de bravoure et fut blessé à Saint-Jean-d'Acre. Revenu en France en même temps que Bonaparte^ il fut nommé bientôt capitaine de la garde, chef d'escadron à Marengo, général de brigade en 1804, et, après Tavènement de l'empire, élevé au titre de prince français et à celui d'archi-chancelier d'Etat. Fait vice-roi d'Italie en 1805, il alla gouverner, à vingt-quatre ans, un royaume, formé de lambeaux ayant appartenu à l'Autriche, au Piémont, à la république de Venise, au pape, au duché de Modène, et où tout était à créer. Il est vrai que Napoléon mit près de lui, Méjan, qui fut le principal organisateur et administrateur du nouveau royaume^ et que Masséna le seconda de ses conseils.
La guerre de 1805 avec l'Autriche, terminée par la bataille d'Austerlitz avait eu pour résultat
I K> l|n.M.MI> hi: «.I I lin I 30'J
d'aii;4in<Mil(M' I«î roy.niinr <l iLilir dr.H Mlals pOHsc'Hlrs |>.ir I Aiilricho dans la |iéniiisulr, (]iiaiHl, l(» K; jaiiviri' 180C, Napolron lit inari<T In prince Kiif^i'iir ay^c la lillr <lr réiorlour <lr JJavirro, éh^vù au raiif;^ do roi, ri, dcMix jours apriîs, il Tadopla solonncllrmeiil dt'vaiil h; Sénat en déclarant (pià défaut dt» (hîscendant direct, il (Mitendait placer sur sa trie la couronne d'Ilalie.
Le vire-roi prolila des trois années dr Iran- ([uillité que lui i)rocura la paix de Preshourg pour développer la prospérité de son royaume. Il lit compléter le système de défense de Mantoue, Peschiera, etc., tracer des routes, creuser des canaux, dessécher des marais. Kn mémo temps, il établit une administration des ponts-et-chaussées, réorganisa la justice, à l'imitation de la France, mit en vigueur le Code Napoléon, ainsi que nos autres codes. Enlin, il reconstitua l'instruction sur de nouvelles bases, établit de nombreux collèges dans les grandes villes, un Conservatoire de musique à Milan, créa le muséum de Brescia, augmenta les établissements de bienfaisance, améliora le régime des prisons, mit une armée sur pied et organisa une ilotille.
Les hostilités ayant recommencé entre TAutriche et la France (1809), une armée de
310 NOS (iLoIRES NATIONALES
100,000 hommes, sous les ordres de rarchiduc Jean, s'avança contre l'Italie. Le vice-roi, qui pouvait il peine mettre en lig^ne 00,000 soldats et à qui Napoléon avait ordonné de garder la défensive, se mit à la tête de son armée et la concentra derrière le Tagliamento. Rencontrant bientôt les Autrichiens à Sacile, il fut complètement battu ; mais il reprit bientôt TofTensive et remporta des avantages successifs, à la Piave, à Saint-Daniel, etc. Il marcha ensuite sur Vienne pour opérer sa jonction avec la grande armée, remporta, le 4 juin 1809 la victoire de Roole, que Napoléon appela « la petite-fille de Marengo », et, après avoir rejoint Tarmée de Napoléon, il prit une part glorieuse à la bataille de Wagram.
Quelque temps après, appelé à Paris pour préparer sa mère à la dissolution de son mariage avec Tempereur, le prince obéit, mais refusa toute faveur nouvelle.
Parti pour la campagne de Russie, avec le commandement d'un corps, il contribua aux succès d'Ostrowno, de Mohilow et prit une part glorieuse à la bataille de la Moskowa. Resté après le départ de Napoléon, il prit à Posen le commandement des débris de Tarmée, les ramena jusqu'à Magdebourg, commanda l'aile gauche à Lutzen, remporta encore divers avan-
LES Ilo.MMKS I)K (.L'KIIRK 3lt
lages cl mérita cet rloj^tî do rcmprrcur : « Dans cotte {^lUîrre, nous avons tons connnis des fautes; Kuf^^no est lo seul <|iii n'(»n nit pas fait».
(loptMulanl, le prince Eugfcne fut bientôt envoyé en Italien pour orfjaniser la défense et se mettre a la lete d'une armée entre l'Adige et la l»iave. C/est hï qu'à la léte de Sr^OûO homnn^s, il arrêta pcMulant deux mois une armée d(^ GO, 000 Autrichiens. Malheureusement, la défection de la Jlavière survenant, puis, bientôt la trahison de Murât, le vice-roi dut replier sur le Mincio. Enfin, après avoir remporté, le 10 février, une dernière victoire, qui devait couronner sa carrière militaire, il vit s'évanouir son royaume d'Italie avec Tempire de Napoléon.
Il était retiré h la cour de son beau-père le le roi de Bavière, qui le créa duc de Leuchtemberg et prince d'Eichstadt, quand il fut frappé d'une apoplexie, qui l'emporta (1824).
bugi:aud
BiUaillc (l'Isly.