COURNET
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Frédéric Cournet, né à Lorient (Morbihan), en 1839, est le fils du lieutenant de vaisseau qui commandait, en juin 1848, la barricade du faubourg du Temple. Son père mourut sur la terre d'exil, à Lonares, dans un duel malheureux avec ce même Barthélémy qui dirigeait en juin la fameusie barricade du faubourg Saint-Antoine, et qui fut pendu en Angleterre peu de temps après sa rencontre avec Cournet.
Vers 1863 ou 1864 nous trouvons Frédéric Cournet écrivant dans les petits journaux du quartier latin, aussitôt supprimés et reparaissant sous une autre forme. Il était de tous les complots, de toutes les conspirations, de toutes les sociétés secrètes, dont beaucoup, malgré la vigilance des agents de Piétri, échappaient aux investigations de la police.
Vers 1866, il obtint de la Société transatlantique un poste de commissaire à bord de l'un des paaueoots qui font le service entre les Antilles et 1 Amérique du Sud. En cette qualité, il navigua environ trois ans dans le golfe du Mexique, visitant les îles mer\'eilleuses dont ce golfe est semé, et revint en France au mois de septembre 1868.
Il était à Paris depuis quelques semaines à peine, lorsqu'eut lieu la fameuse manifestation du cimetière Montmartre, auprès de la tombe du représentant Baudin.
Cournet, l'un des orateurs signalés dans cette manifestation, fift arrêté dans la célèbre journée où Pinard mit sur pied 30,000 hommes pour saisir sept ou huit répunlicains. Sa détention fut de
courte durée. Quatre ou cinq jours après son arrestation, il sortait de prison et renouait avec son ami Delescluze des relations qm dataient de loin, mais que les voyages du commissaire de la marine avaient forcément interrompues.
Cournet entra au Réveil, où il put donner un libre essor à son ardeur de propagande démocratique, mais ce ne fut pas sans ennuis et sans dangers qu'il collabora à la rédaction de ce journal. Le 43 juin 1869, on fit une descente rue Coq-Héron dans les bureaux du Réveil; Cournet fut pris ainsi que Quentin, et resta avec lui soixante-six jours an secret à Mazas. Le seul adoucissement qu'ils obtinrent pendant cette longue détention mt d'être réunis dans la môme cellule.
L'amnistie du 15 août leur ouvrit à tous deux les portes de la prison sans qu'ils aient pu connaître le motif de leur arrestation et de leur détention préventive.
Cournet, au sortir de Mazas, n'en continua pas avec moins de vigueur, au Réveily ses campaffnes contre l'Empire. 11 fut un des organisateurs derenterrement de Victor Noir.
Arrêté de nouveau le 8 février au matin sans savoir pour quels motifs, il fut impliqué avec Razoua dans le procès de Blois. Cournet, accusé d'avoir
Eolissé à l'assassinat de l'empereur, se défendit autement par l'organe de son avocat. M" Floqaeti d'une accusation (ju'il proclama si contraire a ses principes. Il fut acquitte ainsi que Razoua, et relâché au moment de la chute de l'Empire.
Après le \ septembre, Cournet ne pensa qu'à la défense de Paris ; élu commandant d'un des bataillons de Montmartre, il ne ménage^ point ses forces et paya de sa personne à Drancy et à Bondy. Ses opmions politiques le rangeaient d'avance dans le parti communaliste. Élu à la Commune, ses col-
1 le placèrent dans la Commission de sûreté, lans la Commission executive. Après le rement des Commissions, Cournet fut nommé iveau à la Commission de sûreté générale, et t après délégué à la police en remplacement ;ault.
rnot Vota pour le Comité de salut public qu'il est jacobin et qu'il veut suivre la tradiévolutionnaire. Il est de l'école de M. Deles-
de cette petite Eglise qui ne veut innover en L qui croit assurer le triomphe des idées nou-
en copiant une époque, en répétant toute hase et la plus territle de notre histoire, e si rhistoire se répétait !
met n*a pas donné signe de vie depuis Tenes troupes, on le croit tué dans la lutte îst livrée pendant sept jours dans les rues de