PUGET
ld« arroudissement. — 9,547 voix*
Puget était inconnu avant le 18 mars; et n'est venu que très rarement partager les travaux de la
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(iOminunc, ce dont ses collègues se sont plaint à plusieurs reprises.
C'est Hcioul Rigault qui, dans une des séances, se fit en ces termes rinlerprète des sentiments de la C()minun(i h son égard : « Nous sommes dans un(î situation telle que nous devons avant tout ob-server la résolution déjà prise relativement aux doubles fonctions de représentant î\ la Commune et de chef militaire.
» Je ferai remarquer à TAssemblée que. le citoyen Puget est pDur ainsi dire inconnu. Il a élé nommé chef de bataillon, de plus il a été nommé membre de la Conmiune. Mais il me semble que ses électeurs, en le nommant à la Commune, ont eu l'intention qu'il assiste aux séances et qu'il participe à nos travaux. En restant exclusivement chef de bataillon, son arrondissement manque d'un représentant. »
A cotte interpellation, un membre répondit que M. Puget était le meilleur juge de ce qu'il avait à faire, et celui-ci continua à s'abstenir presque complètement de paraître aux séances de la Commune, (fui l'avait nommé membre de la Commission des travaux publics.
M. Puget n'a par conséquent pris part à aucune discussion, à aucun vote, et il nous est aussi difficile de donner exactement son portrait physique que de porter un jugement sur son rôle politique, puisqu'il n'en a voulu jouer aucun et s'est contenté de remplir constamment les fonctions de chef de bataillon auxquelles l'avaient nommé les gardes nationaux du 157' bataillon. C'est à h tôle des cardes nationaux de Belleville qu'il construisit des barricades le 18 mars et qu'il obtint à la suite de cette journée fameuse le grade de commandant et sa nomination à la Commune.
Si nous ne nous trompons, c'était un bel homme, de manières distinguées, aux yeux bleus, à la mine
pâle et maladive, chez qui tout annonçait un homme distingué.