‹ Les hommes de la Commune: biographie complète de tous ses membresChapitre 56 sur 58 · VERMOREL · texte numérisé non relu

VERMOREL

r 18« arrondissement. — 13,784 voix.

Auguste Vermorel, né à Dénicé, près de Lyon, en 4841, était une des notoriétés de la presse démocratique. Sa vie politique, qui datait de ces dix dernières années, a été une des plus agitées et des plus malheureuses qu'on connaisse; il y perdit une modeste aisance, et y gagna de nombreux procès et d'interminables emprisonnements. On ne se serait pas attendu à le voir figurer longtemps dans cette Commune, dont Hanc s'est bien vite retiré, tandis

que Vermorel est resté jusqu'au dernier jour solidaire par sa présence de cette assemblée, dont il a presque constamment blâmé les folies et les cruautés.

Vermorel fit de précoces études au collège des jésuites de Mongré près de Villefranche, et fut reçu l)achelier à quinze ans et demi avec dispense d'ilge.

Eu 1860, il vint faire son droit à Paris et acheta avec quelques économies la Revue pour tous qui sombra entre ses mains. Il fonda ensuite au quartier latin plusieurs journaux, la Jeune France et la Jeunesse, qui, quoique traitant seulement de matières littéraires, lui valurent sa première condamnation et sa première visite à Sainte-Pélagie, où il a, dans la suite fait de si longs et de si fréquents séjours.

Vermorel a débuté dans la carrière littéraire par une étude de mœurs assez légères, Ces Dames, et par deux romans, Desperanza et les Amours vulgaires, qui valurent k leur auteur les éloges des plus sérieux critiques.

Apres la mort de ses journaux, Vermorel devint pour quelque temps secrétaire de la rédaction d'un journal qui paraissait en Belgique, la Semaine universelle fondée par Marino Vreto.

11 a collaboré ensuite quelques mois au Progrès de Lyon, et M. de Girardin, qui avait remarqué son talent, le fit entrer à la Presse, qu'il quitta avec son rédacteur en chef pour le suivre à la Liberté,

L'esprit absolu et dominateur de Vermorel ne pouvait s'accommoder longtemps de la position secondaire, presque subalterne, qu'il occupait dans ce journal. 11 fonda, en 1866, le CouriHer français, d'abord hebdomadaire, puis bientôt quotidien, qui eut dans ces années de silence et de torpeur un si étonnant succès. C'était la première fois qu'on osait

écrire de si foudroyants réquisitoires contre TEmpire et contre les hommes qu'il avait appelés au pouvoir.

Vermorel et ses rédacteurs payèrent par de fortes amendes et de nombreuses condamnations leur franchise et leurs polémiques si vives contre l'Empire. La lutte que Vermorel engagea avec MM.de Cassagnac et le Pays restera dans les annales historiques comme un signe du réveil des esprits, comme une protestation contre les agissements de ces écrivains.

Le Courrier français, qui avait voulu prendre dans la presse le rôle si difiicile et si délicat de critique impitoyable et impartial de toutes les turpitudes de la société, succomba bientôt à cette tâche impossible. Vermorel entra à Sainte-Pélagie pour v purger une longue série de condamnations pour delits de toutes sortes commis dans son journal. En son absence, fe Courrier français sombra et passa en d'autres mains, qui laissèrent Vermorel, gérant de la société, responsable des pertes, dont il endossa, du reste, toutes les charges en engageant, pour désintéresser ses créanciers, sa fortune personnelle et celle de sa mère.

Après sa sortie de Sainte-Pélagie, Vermorel continua la campagne qu'il avait inaugurée dans le Courrier français contre les députés de la gauche, en publiant deux volumes, les Hommes de 4848 et les Hommes de 1851, dont le premier contient de sanglants reproches à l'adresse des républicains de 48 et des prédictions dont l'avenir n'a gue trop prouvé la justesse. Cependant ce livre, qu il fallait un certain courage pour publier à cette époque, augmenta le nombre des ennemis, déjà si nombreux, que Vermorel s'était faits par ses attaques contre la gauche. On l'accusa de nouveau de semer la division dans le parti républicain au proQt de

TEmpire, et on prononça le nom de M. Rouher comme l'inspirateur de tous ces écrits.

Vermorel publia à cette épogue un choix d'œuvres de Marat qui était la continuation de ses classiijues révolutionnaires qu'il avait commencés par les œuvres de Robespierre, Vergniaud, etc., etc. 11 avait aussi public un recueil des œuvres de Mirabeau qui fait partie de la Bibliothèque nationale.

Les VajHpires, petit pamphlet électoral, plein de verve, contre les députes de la gauche qui se représentaient en 1869 devant les électeurs, accrut encore la haine du parti républicain modéré contre Vermorel, qui devint, un peu plus tard, et pour quelques mois seulement, rédacteur en chef de /â lié forme.

Ce fut pendant son passage à ce journal, où ses articles lui valurent encore près d'une année de prison, qu'il eut avec M. Rochefort, dont il avait soutenu la candidature dans les réunions de Belleville, cette querelle fameuse, qui se termina par la confusion du calomniateur. M. Roche fort avait gardé une certaine animosité contre Vermorel, qui l'avait défini en l'appelant « une attitude»; or, M. Rochefort, qui avait la prétention d'être un chef de parti, et qui, s'il a toujours été un homme d'esprit, n'a jamais pu se faire prendre au sérieux comme homme politique, M. Rochefort ne manqua pas l'occasion de se venger de ce jugement qui blessait son excessif amourpropre.

A l'occasion de l'enterrement de Noir, où une polémique assez vive s'engagea entre les rédacteurs de la Marseillaise et de la iffe/orme, Rochefort traita Vermorel de 7nouchard de M, Rouher en pleine séance du Corps législatif. L'insulté réclama la réunion d'un jury d'honneur devant lequel il somma M. Rochefort de porter les preuves de son assertion ; mais l'insul-

leur sembla peu disposé à se prêter à Tenquête exigée à bon droit pur Vermorel, et ce ne fut qu'après la chute de TEmpire, quand M. Uochefort eut pu compulser à son aise les dossiers de la préfecture et des ministères, qu'il consentit à se rétrac- :er et à retirer ses paroles dans une lettre qui fut :*endue publique comme lavait été l'attaque, et qui ava Vermorel des calomnies répandues à plaisir contre lui par ses ennemis.

Vermorel eut en effet beaucoup d'ennemis ; la nolence de ses attaques, qu*il n'a ménagées à aucun les hommes qui lui ont paru s'iicarter de leur ligne )olitique, lui aliéna jusqu'à ses amis et presque outes les sympathies que lui aurait attirées son éel talent. Sa franchise lui créa des ennemis que a dureté de ses attaques rendit irréconciliables.

Son portrait est difficile à tracer, c'était une de es figures qui se reconnaissent entre mille : une tête onde sur un grand corps, de petits yeux au milieu l'une large figure , une moustache presque rousse ous des joues légèrement bouffies, un sourire fin t moqueur errant continuellement sur une boahe assez grande, voilà le physique. — Au moral, l était plem de douceur et d'affabilité, mais, dès u'il prenait la plume, il se transformait et deveait acariâtre, emporté, et souvent cruel dans ses olémiques. Son désintéressement était célèbre, omme aussi la simplicité de sa vie.

Sa parole, d'une vivacité inouïe, qui tournait presue au bredouillement, l'empêchait d'exprimer avec rdre et clarté les idées si nombreuses et si diverses ui affiuaient dans son cerveau et en faisaient un rateur détestable, dont on suivait difficilement les lées et les paroles.

Au 4 septembre, Vermorel se trouvait à Sainteélagie, où il purgeait deux condamnations pour îs articles de la Réforme, et o\i il avait écrit on U-

vre, le Parti socialiste, publié au mois de juin

Il sortit de prison en môme temps que Rochefort, délivré par le peuple; et s'empressa de faire reparaître le Courrier français, qu'il abandonna pour s'engager dans l'artillerie de la garde nationale.

Son tempérament le poussa tout autant que ses convictions à attaquer le gouvernement de la défense dans les réunions publiques de Montmartre; c'étaient, du reste, les anciens députés de la gauche qui occupaient le pouvoir, et il continua, cette fois soutenu par la classe ouvrière, la campagne que le premier et le seul pendant longtemps il avait commencée contre eux.

Impliqué dans les poursuites relatives aux faits du 31 octobre, Vermorel passa quatre mois de détention préventive dans des prisons souvent malsaines, d'où il demandait à sortir pour prendre sa part de la défense ne Paris. Il ne fut, malgré toutes ses protestations, jugé qu'au mois de février et acquitté par le conseil de guerre.

Comment Vermorel , qui avait fait preuve dans tous ses écrits d'intelligence et qui, après le 18 mars, tenta encore dans un journal, l'Ordre, qui n'eut que quelques numéros, de donner au conflit pendant une solution pacifique, comment Vermorel accepta-t-il si longtemps la responsabilité des actes de la Commune , contre lesquels son esprit devait le faire protester si souvent et avec tant de force? C'est là ponr nous une énigme dont nous ne pouvons trouver l'explication que dans le caractère ambitieux de Vermorel, et dans son désir de montrer aux révolutionnaires qui avaient douté de son honnôtelé politique, la fausseté de leurs attaques.

En effet, Vermorel, nous en avons une preuve certaine et encore peu connue, blâmait hautement la révolution du 18 mars, il avait même quelques jours

après le départ du gouvernement interrompu la publication de son journal VOrdre pour se retirer à Denicé auprès de sa mère. Il prévoyait les horreurs auxquelles allait servir de prétexte cette guerre civile, et loin de vouloir y prêter son concours, il avait résolu d'en éviter jusqu'à la vue.

Ce qui est même curieux, c'est qu'en quittant Paris, il craignait d'être reconnu et arrêté par ordre du Comité qui faisait déjà surveiller les gares, et il prit toutes les mesures imaginables pour partir incognito.

C'est pendant son absence, c'est pendant qu'il était près de Lyon que Vermorel fut porté candidat par le Comité de son arrondissement aux élections communales du 26 mars.

Un ami qui doit bien regretter aujourd'hui ses malheureux conseils, lui écrivit pour lui apprendre son élection et pour l'engager à revenir à Paris. Vermorel revint et accepta un mandat qu'il n'avait point sollicité et auquel il avait voulu se dérober en partant secrètement quelques jours auparavant.

La Commune, malgré sa méfiance pour tous les hommes intelligents, n'hésita pas, quelque temps après, à nommer Vermorel membre de la Commission executive, où il fit preuve, avec Avrial, d'une modération que combattit souvent M. Pyat.

La publicité que donna Vermorel à queloues discussions de la Commission executive fut l'objet d'une réponse assez vive de M. Pyat, qui reprit contre lui les stupides accusations autrefois lancées par Ilochefort. Vermorel, qui venait de fonder Mmi du Peuple y n'eut pas de peine à répondre victorieusement à M. Pyat et à le clouer au pilori de Tinfamie, en rappelant sa lâcheté en toute circonstance et sa violence hypocrite dans les séances secrètes de la Commission exécuii?e et de la Commune.

M. Vermorel fut un des membres de la Commune qui protesta le plus vivement contre les suppressions des journaux et contre la dictature de Higault, qu'il contribua à faire remplacer par Cournet; mais tous les efforts de Vermorel pour faire entrer la Commune dans la voie de la modération échouèrent contre la violence de ses collègues.

Nomme membre de la Commission de sûreté générale, il y fut remplacé par Emile Clément après son vole contre le Comité de salut public et son adhésion au manifeste de la minorité.

"Voici en quels termes M. Vermorel, qui avait voté contre la validation des élections complémentaires, formula son vote contre' le Comité de de salut public : « En me référant aux motifs énoncés par Andrieu et surtout par le motif que je ne crois pas à l'efficacité du Comité de salut public, ce n'est qu'un mot et le peuple s'est trop longtemps payé de mots, je vote contre. » Il se joignit en outre à la protestation de Tridon contre la funeste création de ce Comité.

Dès ce jour, Vermorel parut, comme ses collègues de la minorité, suspect à la Commune, qui les exclut de toutes les fonctions. L'odieux décret concernant l'exécution des otages, comme toutes ces mesures cruelles qui sont l'œuvre des derniers jours de la Commune, ont été prises sans eux, car ils avaient déclaré se retirer des diseussions de la Commune pour se consacrer à l'administration de leurs arrondissements ou à la surveillance des opérations militaires.

Vermorel paraissait, à ce moment, découragé et dégoûté de la politique suivie par la Commune, il essaya encore une fois dans un journal, où sa position l'empêchait de signer, la Justice, de faire entendre à ses collègues la voix de la modération.

mais ceux-ci répondirent à ses conseils en supprimant le journal. Vermorel parcourut alors les.avantpostes et se porla aux endroits les plus exposés, dans l'intention évidente d'y trouver la mort qui ne voulut pas de lui mais qui ne l'épargna pas après l'entrée des troupes, puisqu'il fut blessé grièvement à la jambe près de la barricade du Chàteau-d'Ean le vendredi 26 mai.

Transporté à la mairie du 41'', on pansa sa blessure et on le cacha ensuite dans une maison où il resta quelques jours.

Arrêté comme suspect lors des perquisitions qui eurent lieu dans tous les quartiers, il se nomma, et fut transporté à l'hôpital militaire de Versailles, où il expira entre les bras de sa mère, le lundi 20 juin, des suites de sa blessure.

Si Ton peut reprocher à Vermorel d'être resté jusqu'au dernier jour membre de la Commune et de s'être exposé ainsi à se voir englobé dans la réprobation unanime qui s'attachera aux hommes de cette assemblée, on doit cependant reconnaître qu'il en a été l'un des membres les plus modérés.

En effet , quels que puissent être lès torts de Vermorel et de certains de ses collègues qui n'ont pas eu le courage ou l'esprit de donner leur démission dès qu'il ont vu la Commune se lancer dans cette voie de représailles sanelantes et de mesures révolutionnaires, qui ont abouti aux crimes les plus horribles, nous ne saurions les rendre solidaires de ces infâmes auteurs de l'incendie de Paris, dont le seul rêve était la destruction de la capitale !

Vermorel est mort regretté de tous; amis ou»

ennemis oublièrent cet instant de découragement qui l'avait jeté après coup dans la Commune où il rendit cependant quelques services, puisque bien des gens lui ont dû de ne pas être arrêtés ou fusillés.

Le pauvre garçon, se sentant moarir, n'avait

qu'une préoccupation, c'était de demander qu'on ne le confondît pas avec les assassins etj avec les incendiaires : « J*ai fait quelque bien, disait^il, en parlant de son rôle dans la Commune, et j'ai évité beaucoup de mal. »

La presse entière lui a donné des témoignages de sympathie et de regret, qui ont été une suprême consolation pour les amis, et pour la courageuse mère de Vermorel.

VËSINIER.

ic^ arrondissement. — 2,626 voix.

Pierre Vésinier, né à Gluny (Saône-et-Loire), en 1826, est un petit être difforme dont Rochefort a tracé le portrait avec autant d'esprit que de méchanceté dans un de ses jours de bonne humeur. Vésinier, qu'il a surnommé Racine^de-Buië , est tout contrefait, sa taille, plus que minuscule, est encore diminuée par une énorme bosse qui lui donne une démarche assez grotesque, sans rien lui ôter de son pédantisme et de son arrogance. C'est en effet un des personnages les plus désagréables et les plus grincheux que nous ayons connus, et nous comprenons fort bien qu'on n'ait guère de compassion pour sa difformité, qui n'est qu'un de ses moiodres défauts, et qui devrait lui donner un peu de cette humilité, de cette modestie qui sied si bien aux gens ridicules.

Vésinier est un vrai juif errant du journalisme, il a vécu longtemps en exil un peu partout après 1851, et publia à Bruxelles et à Genève de vio-

lents pamphlets contre l'Empire, et aussi quelques livres scandaleux, entre autres le Mariage aune Espagnoky dont Tintérêt politique est plus que contestable et la moralité plus que douteuse.

Secrétaire d'Eugène Sue, il collabora aux romans socialistes, les Mystères du Peuple, que le célèbre écrivain fit publier à l'étranger et auxquels Vésinier eut la prétention de donner une suite en écrivant les Mystères du Monde. Expulsé de la Suisse pour ses ouvrages, Vésinier se réfugia en Belgique, où il fut condamné pour offenses envers Napoléon III.

Il fut ensuite forcé de quitter Bruxelles après sa participation à la grève des mineurs de Gharleroi, qu'il défendit énergiquement dans un journal socialiste, la Cigale.

Rentré en France, Vésinier collabora au Rappel, à la liéforme, et se fit remarquer dans les réunions publiques par ses diatribes contre l'Empire, qui lui valurent plusieurs mois de prison passés à Sainte - Pélagie.

Après le 4 septembre, Vésinier fut un de ceux qui attaquèrent avec le plus de violence , dans les journaux, dans les clubs, le gouvernement delà défense, qui venait seulement de prendre le pouvoir et dont il était difficile de luger encore les actes. C'est ainsi qu'il écrivit dans le Courrier fran» çais un article où il fit preuve de bien peu d'intelligence politique; il y attaquait la convocation à bref délai des électeurs, et l'avenir n'a que trop prouvé qu'une Assemblée nationale élue au lendemain du 4 septembre aurait seule pu sauver la France des malheurs qu'a accumulés sur elle la dictature du gouvernement de la défense.

Vésinier fut un des auteurs du 31 octobre et prit possession ce jonr-là de la mairie de BelleviUe. Poursuivi pour cette affaire, il resta quatre mois en prison et ne fut acquitté que grâce aux explica-

— postions assez ambiguës mais fort habiles qu'il présenta devant le conseil de guerre.

Après le \S mars, il n'eut pas de repos qu'il ne fût nommé membre de la Commune. Sa position de rédacteur en chef du Journal officiel, qu'il remplissait de ses œuvres et du catalogue de ses ouvrages, ne suffisait pas à son ambition. Il réussit enfin h obtenir deux milliers de voix aux élections complémentaires du premier arrondissement, et n'imita pas MM. Briosne et Rogeard, qui refusèrent un mandat offert par un aussi petit nombre d'électeurs.

Nommé membre de la Commission des services publics, il fut choisi bientôt comme secrétaire de la Commune, puis chargé pour la seconde fois de la rédaction du Journal officiel, en remplacement de Longuet.

Yésinier vota pour le Comité de salut public; dans toutes les occasions il s'est du reste montré un des révolutionnaires les plus violents. Il ne manquait pas d'une certaine intelligence, mais il l'employait à faire aux propositions sensées et modérées une opposition systématique pleine de mauvaise foi. Doué de quelque talent comme écrivain, il n'en fit cependant pas souvent preuve dans Paris-Li- ^re, journal qu'il publia sous la Commune. Yésinier parlait assez facilement, mais il était plein de luimôme et s'exprimait avec une emphase qui ajoutait encore au ridicule de sa personne. Il a voulu se glisser dans l'Internationale, «dont il a été expulsé par les ouvriers, qui ne lui ont pas pardonné certains livres graveleux publiés, dit-on, en collaboration avec des femmes célèbres par leur galanterie.

Vésinier a réussi, dit-on, à se sauver en Suisse d'où il serait parti pour rejoindre à Londres la petite colonie que quelques membres de la Commune V ont formée.

Page 1