XLVI
El ailleurs, en retournant en Prusse avec une mission secrète pendant l’assemblée des notables : « En traversant ces superbes campagnes, écrit Mirabeau à M 1 "' de .Nebra laissée à Paris, en traversant ces superbes campagnes qui avoisinent Strasbourg, en contemplant du haut des collines de Saverne les pays enchantés qu'on découvre de ce magnifique point de vue sur l’un et sur l’autre bord du Rhin, j’ai senti que si le démon voulait me tenter il se garderait bien de me transporter sur une haute montagne. L'ambition sortait de mon cœur ; je me disais : Ah ! combien, désabusé des hommes et des choses, on serait, heureux de cultiver ici son jardin et de ne vivre que pour une femme bien-aimée et pour son lils ! »
11 anticipait quelquefois avec elle sur sa gloire en lui parlant de ses ouvrages , dont la rapidité nécessiteuse jde la composition altérait le poli, mais où le public commençait à sentir le muscle de sa pensée.
« Mon amie, écrivait-il, quand l’ouvrage que je t'en-
MIRABEAU