Correspondance de Grirnin, mai
2. Journal intime de l'abbé Mulot, publié par M. Tourneux dans les Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, t. XXIX, 1902.
3. Cette idée d'une coopération à établir entre les savants des divers pays ne pouvait qu'être bien accueillie par l'Académie des sciences qui, dès longtemps, cherchait à la mettre en pratique. Voir Préface de l'Histoire de l'Académie des Sciences, par Fontenelle.
ration littéraire internationale: « Ce n'était, dit-il, ni le spectacle, ni Tamusement, ni l'enseignement, ni les nouvelles, ni la musique ni les tableaux qui devaient attirer à mon Lycée: c'était l'utilité seule que les amis des lettres peuvent tirer de leur société réciproque, utilité qui doublait dans un pays où rien n'en gênait la liberté. Je voulais, en un mot, créer cette Confédération universelle des amis de la liberté et de la vérité que des philosophes plus heureux que moi ont réalisée à Paris, depuis la Révolution*. » Faute de ressources, le Lycée de Brissot resta à l'état de projet ; mais ce projet même montre comment alors l'idée était, pour ainsi dire, dans l'air.
Si ample, pouvait-elle déjà passer dans la pratique.^ Court de Gébelin et Pilatre de Rozier en doutèrent sans doute. Le premier fonda le Musée de Paris en 1780, le second, \q Musée français, en 1781.
Tous les deux ^, sans renoncer absolument aux visées internationales, furent plus modestes que La Blancherie, et regardèrent moins au delà des frontières de la France. Peu de temps après que sa société eut été constituée. Court de Gébelin écrivait à un de ses amis : « On vient d'établir ici une société privée de sciences, lettres et arts, composée de 27 membres, 18 associés libres et d'un nombre indéterminé de correspondants de tous pays, sous le nom de Musée.. . On se propose de donner des mémoires historiques sur l'état des sciences, lettres et arts en Europe,