‹ Les hommes de lettres au 18e siecleChapitre 15 sur 186 · Mss. français, 220i/l, fol · texte numérisé non relu

Mss. français, 220i/l, fol

2. Mss. français, 1682, fol. 5i, Ce mémoire n'est ni signé ni daté, mais est évidemment du temps de la Régence.

nombre des censeurs pour pouvoir mieux les rétribuer, et de les mieux rétribuer pour pouvoir mieux les choisira On en parla; on ne fit rien.

A l'avis de Malesherbes, d'ailleurs, aucune réforme n'aurait pu remédier aux vices inhérents à l'institution elle-même: « Quelque bon choix qu'on fasse, disait-il, je soutiens premièrement que le censeur pourrait avoir des façons dépenser personnelles et des affections particulières auxquelles il voudrait que les autres se prêtassent; secondement, que la crainte que ce censeur aurait de se faire des ennemis ne lui permettrait point de consentir à la publication de beaucoup d'ouvrages qu'aucune raison d'ordre public ne doit faire défendre ; troisièmement, que le censeur, quelque éclairé, quelque attentif, quelque impartial qu'il fût, serait très souvent trompé dans l'examen des livres. . . C'est par l'expérience de treize années que je m'en suis convaincu ^. »

Il est certain qu'à la fin du siècle la censure royale s'était discréditée par ses bévues et par quelques scandales'. La Sorbonnc, en condamnant des livres approuvés par les censeurs royaux, le Parlement, en s'arrogeant le droit de les blâmer*, à l'occasion, et même de leur substituer des

1. Mémoire sur le trop grand nombre des censeurs, cité plus haut.

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