‹ Les hommes de lettres au 18e siecleChapitre 23 sur 186 · Voir Correspondance de Grimm, IX, lia · texte numérisé non relu

Voir Correspondance de Grimm, IX, lia

3. Il va sans dire qu'en dépit des règlements une quantité de livres venus de l'étranger pénétraient en contrebande. Beaucoup étaient entreposés à Bourg-la-Reine, à Versailles, et l'on usait pour

règlement de 1728; le premier portait que ces livres ne pouvaient « entrer dans le royaume que par les villes de Paris, Rouen, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon, Strasbourg, Metz, Amiens et Lille » ; le second exigeait que les livres entrant à Paris fussent remis, après avoir circulé avec un acquit à caution, à la Chambre syndicale de la librairie, où ils étaient soumis à la visite des syndic et adjoints ^ Les ouvrages saisis au cas où ces prescriptions n'avaient pas été observées étaient déposés à la Chambre syndicale jusqu'au jour où, s'il y avait lieu, le débit en était autorisé ; la saisie devenait définitive si on les jugeait « contraires à la religion, au bien et au repos de l'État et à la pureté des mœurs ». Il va sans dire que des livres de cette nature, eussent-ils été introduits régulièrement, couraient tous les risques de la suppression^. Toutefois, en général, on usait d'une certaine tolérance pour les publications sorties des presses étrangères ; mais à une condition : c'est que, si l'auteur était français, il n'ait pas fait connaître son

les introduire à Paris d'un moyen assez inattendu. « Ils entrent à Paris dans les carosses des princes du sang, dont les conducteurs ne veulent pas souffrir la visite aux barrières. » Ce curieux renseignement se trouve dans une lettre adressée, le 19 avril 1767, à l'inspecteur d'Hémery (Mss. français, 22080, fol. 53).

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