‹ Les hommes de lettres au 18e siecleChapitre 42 sur 186 · Garnier, L'Homme de lettres, Paris, 176^ (chap. v · texte numérisé non relu

Garnier, L'Homme de lettres, Paris, 176^ (chap. v

2. Revue d'Histoire littéraire de la France, octobre-décembre 1907.

3. Histoire de l'Académie française, par P. Mesnard, Paris, 1867, p. 57.

cipale n'était éclairée qu'au moyen d'un œil-de-bœuf, < à laquelle on arrivait par un escalier garde-robe*. Lorsqu'on voit un illustre, un secrétaire perpétuel c l'Académie française, traité de la sorte, on a bien ] droit de croire que l'hospitalité donnée par le pouvo I aux gens de lettres fut en général plutôt mesquine. Pour ne rien omettre, rappelons enfin que le roi < les ministres souscrivaient parfois à certains ouvragej et faisaient des commandes de travaux littéraires poi lesquels ceux qui en étaient chargés recevaient d( avances de fonds. Il arriva, il faut l'avouer, que que ques auteurs abusèrent de cette facilité et que, pour toi cher ces avances le plus longtemps possible, ilsdifféraiei tant qu'ils pouvaient à dépêcher leur besogne. Tel étai disait-on, le cas deMorellet: il recevait du ministère ui somme annuelle de 8 ooo francs pour composer un Di tionnaire du Commerce qu'on ne voyait jamais paraîtr « Si M. l'abbé Morellet ne fait pas le Dictionnaire c Commerce, disaient les malins, il fait au moins le con merce du dictionnaire » . Mais s'il y eut quelques abus c ce genre — et ils ne sauraient avoir été très nombrei — il ne faudrait pas croire que le gouvernement s'y se libéralement résigné. Pour les réprimer parut, le 3 se] tembre 1786, un arrêt du conseil. Réforme utile d'u abus fâcheux, mais qui, en un temps où il y avait àr former tant d'autres abus plus graves, fait assez vo que le gouvernement n'inclinait pas à une compla sance excessive pour les gens de lettres.

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