I. 20 octobre
employaient, est aujourd'hui sans autorité. On a reconnu qu'ils ont fait des extraits infidèles de toutes les pièces qu'ils ont mises en œuvre, ou qu'ils n'ont employé que celles qui étaient analogues à leurs vues*. »
Ainsi, de jour en jour, Tutilité d'une réforme devenait de plus en plus manifeste ; de jour en jour, les voies en étaient préparées. Elle ne s'accomplit pas pourtant sous l'administration de Sartines, ni sous celle de Lenoir, qui lui succéda en 1774. Tous les deux étaient lieutenants de police en même temps que Directeurs de la librairie. Cette double fonction leur donna sans doute trop de soins, pour qu'ils crussent pouvoir prendre sur eux de décider en une matière, après tout assez complexe, et où se mêlaient tant d'intérêts publics et privés. Mais, en 1777, la Direction de la librairie et la lieutenance générale de police cessèrent d'être réunies dans la même main. La première de ces charges fut confiée à un maître des requêtes, Le Camus de Néville. C'était un homme jeune, presque un jeune homme, enclin, comme tel, aux décisions rapides, désireux aussi, sans doute, d'attacher son nom à une réforme qui, nous l'avons vu, d'ailleurs, mûrissait depuis longtemps. Ami, parent du chancelier, Hue de Miromesnil, sous l'autorité duquel il exerçait ses fonctions, il était en parfait accord avec lui. Peu de temps après qu'il eut pris possession de son poste, furent donc publiés les cinq arrêts d'août 1777, qui opérèrent une refonte presque complète de la charte de la librairie.
Dans un écrit apologétique, publié en janvier 1778*