Ouest ent. Il rait pas ous ses icun
jour, il Saintissa et
rochain : pieux
lAUVAIS avez à
ain, un 1 carte
Cette c'est-ie mesert n'a mes de
restera ion du FRE 1 ET r, à les täses rd'huians la
JOSEPH ALDRIC OUIMET 197
Chambre des Communes, les droits oubliés de la compagnie montée des francs-tireurs de Saint-Albert. Il a si bien plaidé leur cause, qu'il leur a obtenu les terres auxquelles ïls avaient droit tout comme les autres volontaires qui ont pris part à la campagne du Nord-Ouest.
Le régiment que Ouimet a commandé a fait un rude service pendant cette expédition.
Les Anglais avaient surnommé ses soldats les ‘‘Alligators” : voici comment ces vaillants avaient mérité ce surnom.
Le chef de bataillon Hughes était à la poursuite de Gros-Ours, du côté du lac Froid. Il avait à traverser toute une série de marais, que les Métis anglais ont baptisés du nom de ‘ muskegs.”
“Ces marais, écrivait, dans le temps, un des correspondants du Mar, peuvent être franchis par un homme. Les poneys, qui ont l'habitude de vivre dans les savanes, qui ont le sabot sûr comme un pied de mule, peuvent aussi s’y hasarder ; mais les chevaux de trait et de selle ordinaires y enfoncent, et plus d’un a disparu dans la vase noire et visqueuse que cachent les mousses spongieuses des ‘ muskegs.”
‘{ Un étroit sentier serpente, d'ordinaire, au milieu des broussailles qui recouvrent ces marais. Après y avoir cheminé quelque temps, les troupes anglaises commencèrent à se fatiguer de patauger ainsi dans la boue, et le découragement finit par se glisser dans les rangs. Les traînards étaient déjà décidés à ne plus bouger, lorsque tout-à-coup on entendit, dans le lointain, un joyeux refrain. C'était une compagnie du 65ème.
‘“A son tour, elle traversait l’interminable savane, chantant gaiement :
6 En roulant ma boule.”
‘ Le sentier tournait autour du lac à la Grenouille et il répétait continuellement la lettre S à mesure qu'il se déroulait à travers les mares, les petits lacs, les marais et la boue. A un endroit, il prenait la forme d’un ancien terrassement de chemin de fer, jeté au milieu d’un marécage. Cet là, il était coupé par des puits, des flaques d’eau, qu'il fallait traverser ou détourner. Les fourgons du train s’embourbaïient. On poussait à la roue. Les chevaux tombaïent, brisaient leurs harnais, ruaient, s’enfonçaient jusqu’au col. Alors il fallait se jeter à leur tête, lutter avec eux dans la boue liquide et infecte. Les petits soldats du 65ème n’hésitèrent pas devant cette pénible corvée. Ils s’en tirèrent à merveille,