III. Terrains d’origine volcanique
TERRAINS MARINS. Les terrains marins sont relative¬
ment peu importants à notre point de vue. Déjà les mers de la fin de l’ère tertiaire, ou mers plio-
Fjg. 16. Coupe géologique du rivage de la Méditerranée, à la pointe de Grimaldi,
près de Menton.
Une ancienne plage marine, renfermant des coquilles de mer chaude, domine de 7 m. environ le niveau de la mer actuelle. Elle supporte des brèches, ou éboulis, également pléistocènes, mais plus récentes.
cènes, avaient des configurations voisines de celle des mers
(1) Voir un exposé de nos connaissances actuelles sur les terrains quaternaires dans Haug )E.), Traité de Géologie, t. II. Paris, 1911.
LESiHOMMES FOSSILES
actuelles. Au Quaternaire, les différences sont relativement insignifiantes. Pourtant, le long de certaines côtes, on voit, à des altitudes
qui ne dépassent généralement pas quelques * mètres, d'anciens cordons littoraux ou d’anciennes plages qui dénotent de légères oscillations du domaine maritime (fig. 16).
Les coquilles qu’on trouve dans ces plages émergées ressemblent tout à fait aux coquilles des mers actuelles ; à peine peut-on noter quelques légères différences de distribution géographique correspondant à des différences de climat (fig. 17).
Il est bien difficile, sinon impossible, d’établir une chronologie de l’ère quaternaire avec ces seuls terrains marins ; les efforts tentés jusqu’ici dans cette direction sont loin d’être satisfaisants, du moins au point de vue de nos études.
TERRAINS L’étude des coquilles fossiles indique
D’ORIGINE GLACIAIRE. un refroidissement graduel des mers
pliocènes. Au Pliocène supérieur, des coquilles arctiques ont gagné la Méditerranée. Il n’est *donc pas
Fig. 17. — Coquilles de nos dépôts marins quaternaires.
A gauche, un Strombe de mer chaude ( Strom bus buboniu ); à droite, une espèce des mers froides (Mya truncatà). 1/3 de la grandeur naturelle.
junqf rau
Glacier actuel du
Rhône
tac de Genève
Moraines