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MÉTHODE

STR ATI GRAPHIQUE.

L’étude, même approfondie, de ces diverses formations géologiques ne saurait suffire à elle seule pour permettre d’établir une bonne chronologie, une classification des temps quaternaires. La méthode stratigraphique , qui est, d une manière générale, la plus sûre et la plus précise, est ici plus difficilement applicable que pour les ères géologiques antérieures. Les dépôts quaternaires, en effet, si variés qu’ils soient, sont plutôt isolés ou juxtaposés que superposés. Les formations marines, si importantes à considérer aux ères précédentes, ne s’étendent plus sur de très grandes surfaces ; il est difficile de les paralléliser avec les formations continentales. Nous n’avons en somme que des superpositions locales,

LA CHRONOLOGIE

limitées, ne correspondant, dans chaque cas, qu’à une fraction de la durée des temps quaternaires.

La méthode paléontologique a aussi ses défaillances. Nous n’avons plus de fossiles marins à grande diffusion, comme les Graptolites des temps .primaires, les Ammonites des temps secondaires, les Nummulites des temps tertiaires. Et, d’ailleurs, les Invertébrés marins des vieilles plages quaternaires émergées ne sauraient être d’un grand secours, parce que tous les Invertébrés quaternaires se présentent dans un état d’évolution trop semblable à leur état actuel.

Les plantes quaternaires étaient identiques aux plantes d’aujourd’hui ; elles subissaient beaucoup trop l’influence des conditions topographiques pour qu’on puisse les faire intervenir avec succès dans les problèmes de chronologie. Mais elles fournissent de précieuses données climatériques. C’est ainsi que, dans une même région, certains gisements renferment des espèces de climat chaud, tandis que d’autres présentent des espèces de climat froid. Il est permis de supposer que ces dernières datent d’une phase glaciaire, tandis que les plantes chaudes correspondent à une phase interglaciaire.

MAMMIFÈRES ÉTEINTS L’étude des Vertébrés fossiles, parti- OU ÉMIGRÉS. culièrement des Mammifères, nous est

d’un plus grand secours. Les espèces quaternaires sont ordinairement si voisines des espèces actuelles qu’il est souvent difficile de les en distinguer. Mais il y a encore quelques espèces éteintes : l’Eléphant antique ( Elephas andquus) ,1e Mammouth (Elephas primigenius) , le Rhinocéros de Merck (Rhinocéros Mercki) , le Rhinocéros à narines cloisonnées (Rhinocéros tichorhinus), le Machairodus , l’Ours des Cavernes (Ursus spelœus), etc. Ces animaux sont susceptibles de fournir d’excellentes données chronologiques, car leur extinction n’a pas été simultanée. C’est

ainsi que des trois espèces d’Eléphants fossiles de nos pays, faciles à distinguer d’après leurs molaires (fig. 28), l’Éléphant méridional s’est éteint avant l’Eléphant antique, et celui-ci avant le Mammouth. De même le Rhinocéros à narines cloisonnées a persisté plus longtemps dans nos pays que le Rhinocéros de Merck (fig. 29).

A côté de ces formes aujourd’hui disparues, il y a un assez grand

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