SILEX UTILISÉS OU TRAVAILLÉS PAR PERCUSSION
ÈOLITHES.
D. — La dernière catégorie, de beaucoup la plus nombreuse, comprend les pierres taillées, ou simplementutilisées, et constitue l’industrie éolithique.
Tandis que G. de Mortillet considérait le bulbe ou conchoïde de percussion , qui se développe à la suite d’un coup vivement porté sur un point de frappe, comme le critérium de la taille intentionnelle, et n’attribuait aux retouches qu’une importance secondaire (fig. 72), M. Rutot, nous l’avons vu, n’accorde pas une grande valeur au bulbe de percussion et ne s’attache qu’aux retouches faites dans un but d’utilisation. Nous verrons bientôt que ce second caractère n’est pas plus décisif que le premier.
Les trouvailles de pierres, paraissant avoir été taillées ou simplement utilisées, ont été faites dans des terrains de toutes les époques
(1) Discussion au Congrès de l’Association française à Blois ( Matériaux , 1884). — Argelin (A.), Silex tertiaires (Iid., 1885). — DA.ult-Dumesnj l, Note sur de nouvelles fouilles faites à Thenay (Ibid., 1885). — Mahoudeau (P. -H.) et Capitan (L)., La question de l’Homme tertiaire à Thenay {Revue de l'Ecole d’Anthrop XI, 1901), etc.
géologiques, depuis l’Eocène jusqu’aux temps actuels. Les principaux gisements sont, des plus anciens aux plus récents :
EocÈNE, même inférieur : Duan (Eure-et-Loir), Clermont (Oise) (1), Escheu (Somme), etc.
Oligocènemoyen : Boncelles, province de Liège (Belgique) (2). Oligocène supérieur : Thenay (Loir-et-Cher) (3).
Fig. 72. — Éclat de silex moustiérien de la grotte du Placard, retouche en pointe.
3/4 de la grandeur naturelle.
Sur la face interne, détachée d’un bloc de silex : p, point de frappe; £>, bulbe de percussion ; sur la face externe : r, retouches.
Miocène supérieur : Puy Courny (Cantal) (4), Otta (Portu-
gai) (5).
(1) Breuil (H.), Sur la présence deolitlies à la base de l’Éocène parisien {L'A.,