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EUROPEEN

Fig. 140. — Les trois dernières vertèbres cervicales et la première vertèbre dorsale, vues de profil, d’un Chimpanzé, de l’Homme fossile de La Chapelle-aux-Saints et

d’un Européen. 1/2 de la grandeur naturelle.

chez la plupart des Hommes actuels. Les morceaux de sacrum que nous possédons indiquent des vertèbres sacrées étroites, faiblement arquées, profondément enfoncées entre les os iliaques. Ce sont là des traits pithécoïdes.

Les côtes sont extraordinairement robustes, dénotant un thorax large, aux muscles intercostaux très puissants.

CEINTURES ET Les clavicules sont longues, grêles,

MEMBRES. arquées, comme celles des Chimpan¬

zés. Les omoplates présentent, à leur bord antérieur ou axillaire, une conformation spéciale que je n’ai retrouvée sur aucun squelette d’ Homme moderne (1).

Les humérus, courts, robustes^ aux têtes articulaires volumineuses, ne diffèrent, par aucun trait essentiel, des humérus d’ Hommes actuels. L’humérus droit est toujours un peu plus fort que le gauche : l’Homme moustiérien était déjà droitier (fig. 141). Ces observations ne sauraient surprendre, puisque le membre antérieur fournit une des principales caractéristiques du genre Homo, acquise de

(1) Voir ma monographie, p. 121.

L'HOMME DE NÉANDERTHAL

bonne heure au cours de l’évolution de nos plus lointains ancêtres.

Les os de l’avant-bras sont également robustes. Tous les exemplaires connus de radius, au lieu d’être à peu près droits, comme chez les Hommes modernes, présentent une courbure très pronon-

Fig. 141. — Humérus vus de face. N., de Néanderthal; L.C.d., L.C.o., droit et gauche de La Chapelle-aux-Saints. 1/3 de la grandeur naturelle.

cée. Il en résulte que les espaces interosseux, pour les muscles de l’avant-bras, étaient plus vastes. La tubérosité bicipitale est située un peu plus bas que chez les Hommes modernes et sur le prolongement de la crête interne de l'os, au lieu d’être déjetée sur sa face antérieure. Ce sont là des traits tout à fait simiens qui paraissent calqués sur les radius des Anthropomorphes (fig. 142). Mais il faut s’empresser d’ajouter que la tête inférieure de l’os et la surface

d’articulation carpienne, correspondant à la région du poignet, sont très humaines.

Les cubitus présentent aussi un certain nombre de particularités. Mais ce n’est pas, comme pour les radius, avec les Anthropomorphes que les ressemblances s’accusent ; c’est plutôt avec les Singes inférieurs .

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