‹ Les hommes fossilesChapitre 46 sur 96 · G- N , FR · texte numérisé non relu

G- N , FR

Fig. 142. — Radius vus par leur face antérieure. G, de Gorille; N, de Néanderthal; FR, d’un Français. 1/3 de la grandeur naturelle, tubérosité bicipitale.

Cela veut dire, je pense, que l’Homme de Néanderthal a conservé dans son cubitus, comme dans la plupart des autres os de son squelette, quelques reflets d’un état primitif, très éloigné du point où les diverses branches des Primates supérieurs se sont séparées.

En extension, le bras et l’avant-bras se plaçaient presque exactement sur le prolongement l’un de l’autre, tandis que chez nous l’avant-bras forme avec le bras un angle ne dépassant guère 170°. Par contre, le fort développement de l’olécrâne du cubitus devait empêcher l’extension totale de l’avant-bras, comme chez les Singes

L'HOMME DE NÊA NDERTHAL 219

inférieurs, alors que, chez les Anthropomorphes, l’extension totale est des plus facile.

La main est déjà très humaine. Pourtant, le carpe est relativement petit, comme chez les grands Singes. Les métacarpiens sont larges et trapus; celui du pouce est relativement moins long qu’il n’est de règle chez les Hommes d’aujourd’hui. Les articulations des métacarpiens se prêtaient à des mouvements faciles. Tous les doigts étaient relativement courts (fig. 143).

Nous savons déjà que le bassin de l’Homme s’écarte du bassin de tous les autres Primates par des dispositions en rapport avec la station verticale et la marche debout (voir p. 77). Nous n’avons que des morceaux du bassin de l’Homme de Néanderthal, mais ces morceaux permettent de le reconstituer en entier et de constater la persistance de quelques souvenirs d’une morphologie simienne : grande longueur par rapport à la largeur; ailes iliaques aplaties; épine sciatique très réduite ; tubérosité ischiatique plus proéminente, etc.

A priori , l’ostéologie du membre inférieur doit être intéressante, comme étant forcément en rapport avec l’attitude plus ou moins verticale du corps.

Les fémurs ont des diaphy ses massives, des extrémités volumineuses; ils sont fortement arqués (fig. 144). Ils ressemblent ainsi aux fémurs des Gorilles et des Chimpanzés, tandis que les Hommes modernes ont des fémurs à peu près droits comme ceux des Orangs et des Gibbons. Par la forme cylindrique de leurs diaphy ses, ils s’éloignent des fémurs d’ Anthropomorphes pour se rapprocher des fémurs de Macaques, de Cynocéphales, etc. Il y a souvent un troi-

' Fig. 143. — Main droite du squelette féminin de La Ferrassie. 1/2 de la grandeur naturelle. Galerie de Paléontologie du Muséum.

sième trochanter et une fosse hypotrochantérienne, particularités ostéologiques en rapport, dit-on, avec le développement des muscles

Fig. 144. — Fémurs, vus de profil, par leur face externe. N, de Néanderthal; S, de Spy; FR, d’un Français. 1/3 de la grandeur naturelle.

fessiers et avec une activité musculaire adaptée à la progression en pays escarpé. Certaines facettes de frottement semblent indiquer

L'HOMME DE NÊANDERTHAL

que les possesseurs de ces fémurs se tenaient habituellement dans une position accroupie.

Les tibias étaient courts, mais très robustes (fig. 145), Leur tête

Fig. 145. — Tibia de Spy, vu de face et de profil (face externe). 1/3 de la grandeur

naturelle.

supérieure est rétroversée, c’est-à-dire incurvée en arrière, ce qui donne au plateau d’articulation avec le fémur une inclinaison oblique, de haut en bas et d’avant en arrière. Ce caractère, d’abord signalé par le Dr Collignon, étudié ensuite par Fraipont, Manouvrier (1), rapproche les tibias de l’Homme deNéanderthal des tibias

(1) Collignon (Dr), Description des ossements fossiles humains trouvés à Bollviller (Revue d'Anthrcp., 1880). — Fraipont et Lohest, dans leur mémoire sur Spy, loc. cit. — Manouvrier (L.), Étude sur la rétroversion de la tête du tibia (Mém. de la Soc. d’Anthrop., 2° série, t. TV, 1893).

de Singes ; il ne se présente que rarement et beaucoup plus atténué chez les Hommes d’aujourd’hui. Nous l’interpréterons tout à l’heure. En même temps, l’inclinaison générale du plateau articulaire, de dehors en dedans, est bien plus forte, comme chez le Gorille. La tête inférieure du tibia présente une ou deux facettes supplémentaires en rapport avec des facettes analogues de l’astragale (fig. 146)

et qu’on rencontre chez certains sauvages ayant l’habitude de se tenir dans une position accroupie. Elles se retrouvent également chez beaucoup de Singes.

Le péroné est robuste. Les dispositions de ses facettes articulaires démontrent que cet os jouait alors, dans la statique du membre inférieur, un rôle plus considérable qu’aujourd’hui. Il devait contribuer,

„ dans une* plus forte mesure, à supporter le poids du corps.

Jusqu’à ces dernières années, on n’avait que quelques os isolés, plus ou moins fragmentés, dupieddel’ü/o-

Fig. 146. — extrémité inférieure mo JSfeanderthalensis . Les découdu tibia et astragale du squelette

féminin de La Ferrassie. 2/3 de la vertes de MM. Capitan et Peyrony grandeur naturelle. , T i-

* , a La Ferrassie nous ont mis en pos-

fa., facettes supplémentaires.

session des éléments squelettiques de trois pieds à peu près complets (fig. 147). Ces documents sont d’un intérêt exceptionnel, le pied étant une des caractéristiques les plus nettes du genre Homo.

Les os du tarse sont particulièrement instructifs, parce que leurs caractères et leurs variations sont sous la dépendance de conditions physiologiques relativement faciles à déterminer.

L’astragale est à la fois court, haut et large. Sa tête est très déviée, ce qui dénote que le gros orteil s’écartait beaucoup de ses voisins. Sa surface articulaire pour le scaphoïde indique une voûte du pied très surbaissée. Les facettes malléolaires, pour le tibia et le péroné, offrent un développement comparable à celui qu’on observe

L'HOMME DE NÉANDER THAL

chez les Singes (fig. 148). Par son étendue, la facette péronéale rappelle celle des Anthropomorphes.

Ces dispositions et quelques autres, dans le détail desquelles je ne saurais entrer ici, nous apprennent que le pied devait reposer principalement sur son bord externe, et Ton comprend que, pour

Fig. 147. — Photographie du pied droit du squelette féminin de La Ferrassie encore en partie dans sa gangue. 1/2 de la grandeur naturelle.

supporter ainsi le poids du corps, le péroné devait avoir un appui plus solide. En somme, l’astragale de notre Homme fossile est un astragale de Mammifère marcheur, ayant conservé de nombreux souvenirs d'un état ancien de grimpeur. L’exemplaire du petit squelette de La Ferrassie est très remarquable par l’accentuation de ces vestiges simiens, actuellement effacés chez les races blanches, mais se retrouvant, avec un caractère transitoire, chez les nouveaunés, ce qui confirme leur signification phylogénétique.

Le calcanéum, non moins robuste, rappelle également, par sa

morphologie, le calcanéum des nouveau-nés européens. Il est remarquable par le développement extraordinaire de la petite apo-

Fig. 148. — Photographies d’astragales vues par leur face supérieure. 1/2 de la

grandeur naturelle.

C., d un Chimpanzé ;F.II,du squelette féminin de La Ferrassie ; L.C., de l’Homme de La Chapelle-aux-Saints ; FR., d’un Français ; f.t., facette tibiale;/./?., facette péronéale.

physe (fig. 149), développement comparable à celui que présentent les grands Singes, notamment le Chimpanzé et le Gorille. Cette

Fig. 149. — Photographies decalcanéums vuspar leur face inférieure (rangée du haut) et par leur face supérieure (rangée du bas). 1/2 delà grandeur naturelle.

G., Gorille; LF., Homme de La Ferrassie; FR., Français ; p.a., petite apophyse; s.a.i., surface antéro-interne ; s.p.e., surface postéro-externe.

sorte de console, ce sustentaculum tali , devait supporter une grande partie du poids du corps par l’intermédiaire de l’astragale et du tibia. Une autre particularité du calcanéum a trait à ce qu’on appelle sa

L'HOMME DE NÉ AN DERT hl AL

torsion. Chez les Singes, dont les pieds appuient sur le sol principalement par leur bord externe, l’axe de la face postérieure du calcanéum est très oblique de dedans en dehors. Chez les Hommes de races civilisées, dont les pieds portent également sur toute la surface plantaire, cet axe oscille autour de la verticale, la torsion se faisant plutôt de dehors en dedans. Chez nos Hommes fossiles, comme d’ailleurs chez les Veddahs actuels, la torsion est intermédiaire (fig. 150).

Les autres os du tarse et les métatarsiens n’offrent aucune parti-

Fig. 150. — Vue postérieure d’une partie de la jambe et du pied. C., de Chimpanzé ; LF. II, du squelette féminin de La Ferrassie; FR., d’un Français. 1/2 de la grandeur naturelle.

Les lignes pointillées représentent les axes des faces postérieures des calcanéums.

cularité importante. Mais quand ces éléments sont assemblés et articulés, on constate un écartement considérable du premier doigt, écartement que la déviation du col de l’astragale nous avait déjà fait prévoir. Cette disposition a été décrite chez les Négritos et les Veddahs, dont les pieds, devenus préhensiles, se prêtent facilement à l’action de grimper. La forme des facettes articulaires de la plupart des os indique aussi une mobilité plus facile des autres doigts.

Le membre inférieur de l’Homme de Néanderthal n’était donc

pas tout à fait semblable à celui des Hommes modernes. Il en différait beaucoup moins par la présence de caractères nouveaux que par la réunion de traits morphologiques déjà connus, mais disséminés, dans des populations actuelles qui mènent encore une vie sauvage. La plupart de ces caractères peuvent bien être qualifiés de simiens ou pithécoïdes, mais il faut prendre ici ces mots dans leur acception la plus large. Ce n’est même pas avec les Singes anthropomorphes que les ressemblances s’accusent, c’est plutôt avec les Singes inférieurs; ce fait resserre les liens de parenté qui unissent les Hommes, non plus cette fois aux Anthropomorphes, mais à un type de Singe plus généralisé, à la fois quadrupède et grimpeur.

ATTITUDES Quoi qu’il en soit de ce point de vue,

ET PROPORTIONS sur lequel nous reviendrons, les diffé-

DU CORPS. rences entre le squelette de l’Homme de

Néanderthal et celui des Hommes actuels sont telles qu’elles impliquent nécessairement des différences dans l’allure générale du corps et dans ses attitudes. Le développement énorme de la face, la position reculée du trou occipital, qui devaient entraîner le corps en avant, les moindres courbures cervicale et lombaire de la colonne vertébrale, les dispositions tout à fait simiennes des apophyses épineuses des vertèbres cervicales parlent dans ce sens. En ce qui concerne le membre inférieur, il est clair que si la conformation du bassin et le grand développement des muscles fessiers indiquent une attitude bipède déjà réalisée, les caractères anatomiques du fémur et du tibia montrent que, vues de profil et dans la station debout, la jambe et la cuisse ne devaient pas se prolonger exactement dans la même direction; que le fémur devait être oblique de haut en bas et d’arrière en avant ; que le tibia, oblique lui-même et en sens contraire, devait faire, avec le fémur, un angle ouvert en arrière. De sorte que, sans être peut-être mécaniquement impossible, l’extension totale du genou ne devait pas être normale et que l’attitude habituelle devait être celle de la demiflexion (fig. 151).

Le péroné, plus fort, avait un rôle de soutien plus important. L’ensemble des articulations du pied indique plus de mobilité et de laxité. Le pied, encore peu voûté, devait appuyer sur le sol par son bord externe et réaliser normalement une disposition en varus ;

L'HOMME DE NËANDERTHAL

le grand écartement du gros orteil indique qu’il pouvait jouer le rôle d’organe préhensile.

L’allure générale ordinaire, normale, de l’ Homo Neanderthalensis devait donc être encore assez différente de la nôtre. Cet Homme fossile présente souvent une morphologie infantile, c’est-à-dire une morphologie dont les traits, qui nous ont le plus frappés ou surpris, se retrouvent chez les nouveau-nés ou chez les foetus d’Européens. On a d’ailleurs fait remarquer depuis longtemps que l’enfant ne naît pas avec la faculté de marcher debout; il s’essaie d’abord à marcher « à quatre pattes », tout à fait à la manière d’un Singe quadrupède et, lorsqu’il apprend à marcher en station bipède, il pose le pied par son bord externe. La position accroupie habituelle des Hommes fossiles et des peuples sauvages est également une survivance ancestrale. Nous retrouvons ici le phénomène de l’évolution individuelle rappelant et résumant l’évolution phylogénique. L 'Homo Neanderthalensis représente une étape de cette évolution, déjà très éloignée, certes, du point de départ, fort rapprochée de l’état actuel, mais ne se confondant pas encore avec ce dernier .

Après avoir étudié séparément chaque élément du squelette de l 'Homo Neanderthalensis , essayons de nous faire une idée aussi exacte que possible de l’ensemble du corps.

Depuis longtemps les anthropologistes ont cherché à déterminer la taille d’un sujet d’après les dimensions de ses os longs. Les formules dont ils se servent ne sont pas à l’abri de toute critique, surtout dans leur application aux Hommes fossiles. Tout en appréciant les résultats fournis par ces formules, j’ai employé une méthode différente et plus directe. Après avoir fait dessiner, en grandeur vraie, chaque partie ou chaque os du squelette de l’Homme de La Chapelle-aux-Saints, supposé vu de profil, j’ai découpé tous ces dessins et je les ai fixés sur un panneau, un à un, suivant les connexions anatomiques et aussi exactement que possible. J’ai obtenu ainsi une sorte d’épure du squelette en projection orthogonale et de grandeur naturelle (fig. 151). La hauteur totale de ce dessin, c’est-à-dire la taille du squelette, est de 1 m. 52. Comme il faut ajouter 20 à 30 millimètres pour obtenir la taille du vivant, celle-ci devait être delm. 54 à lm. 55. Les squelettes de la Ferrassie donnent des chiffres un peu différents : le squelette masculin, 1 m. 60 ; le squelette

féminin, à peine 1 m. 45. On peut donc regarder le chiffre de 1 m. 55 comme une moyenne approximative.

La stature de V Homo Neanderthalensis était ainsi très inférieure à la stature moyenne de l'humanité actuelle : 1 m. 65 d’après Topinard. Les tableaux de Deniker (1) nous permettent de comparer, à ce point de vue, les Hommes du type de Néanderthal aux groupes ethniques suivants : les Ostiaks, les Veddas, les Samoyèdes, les Japonais des classes inférieures, les Annamites de la Cochinchine, etc., parmi les Asiatiques ; les Caraïbes des trois Guyanes et du Vénézuela, les Esquimaux du Labrador, les Fuégiens, parmi les Américains; les Lapons et les Vogouls parmi les Européens.

On sait que le genre Homo s’oppose nettement à tout le groupe des Singes anthropoïdes par les proportions relatives du membre supérieur et du membre inférieur. Chez nos fossiles, ces proportions sont tout à fait humaines, mais l’avant-bras est très court par rapport au bras et la jambe extrêmement courte par rapport à la cuisse, plus que chez aucune race vivante.

RECONSTITUTIONS. La reconstitu¬

tion de l’ensemble du squelette de l’Homme de La Chapelleaux-Saints, obtenue suivant le procédé que

Fig. 151. — Squelette j’ai indiqué tout à l’heure, est reproduite reconstitue de l Honune i r 6 ^ ^ • < i * <

fossile de La Chapelle- Par U fl§Ure 151 • °n volt clue 1 aspect

aux-Saints, vu de profil, général peut être défini de la manière sui- 1/15 environ de la gran- A

deur naturelle. vante : une tete enorme sur un tronc court

et massif ; des membres courts, trapus, très robustes; attitude spéciale commandée par la courbure un peu différente de la colonne vertébrale et par la demi-flexion des membres inférieurs.

(1) Deniker (J.), Races et peuples de la Terre, p. 659.

L'HOMME DE NÉA NDERTHAL

Peut-on aller plus loin et retrouver la plastique, présenter le portrait à l’état de vie de l’Homme de Néanderthal? Tout est permis aux artistes qui peuvent, sans inconvénient, chercher à produire des oeuvres d’imagination, originales et d’un grand effet. Les hommes de science — et de conscience — savent trop bien les difficultés de pareilles tentatives pour y voir autre chose qu’un passe-temps récréatif. Quelques vrais savants ont publié les portraits en chair et en poil, non seulement de Y Homo Neanderthalensis , dont on connaît aujourd’hui suffisamment le squelette, mais encore de l’Homm e de Piltdown, dont les débris sont si fragmentaires ; de l’Homme d’Heidelberg, dont on n a que la mâchoire inférieure ; du Pithécanthrope, dont on ne possède qu’un morceau de crâne et... deux dents. Ce sont là des productions pouvant, à la rigueur, trouver place dans des ouvrages de basse vulgarisation, mais qui déparent singulièrement les livres, d’ailleurs très estimables à d’autres égards, où elles ont été introduites.

La seule tentative à laquelle j’aie cru pouvoir me livrer est la suivante. J’ai confié à un jeune sculpteur, passionné pour les études anatomiques, M. Joanny-Durand, un moulage de la tête osseuse de l’Homme de La Chapelle-aux- Saints. Je l’ai prié de modeler, avec de la plastiline, les principaux muscles et de les superposer, un à un, sur ce moulage en plâtre, en allant

Fig. 152. — Reconstitution des muscles de la tète et du cou de V Homo Neanderthaslenis de La Chapelle-aux- Saints. 1/4 environ de la grandeur naturelle.

des couches profondes aux couches superficielles et en repérant soigneusement leurs insertions, dont la vigueur nous permettait d’apprécier, dans une certaine mesure, la puissance des muscles y afférents. La figure 152 représente le buste d’écorché ainsi obtenu. Loin de pousser son travail dans une direction simienne, bestiale, ce qui eût été facile, l’artiste est resté le plus possible dans un sentiment humain. A part la forme des oreilles et de l’extrémité du nez, pour lesquelles nous n’avons aucune donnée, notre reconstitution ne saurait s’écarter beaucoup du véritable aspect de la tête écorchée de notre Homme fossile. Je laisse aux lecteurs le soin d’étudier cette physionomie, d’y retrouver la morphologie de la tête osseuse, de la comparer aux visages d’Hommes actuels et de se demander ce qu’ajouterait à l’expression de cette physionomie un revêtement cutané et pileux, ainsi que le jeu, plus ou moins dramatique, des muscles représentés ici à l’état de repos.

Page 1