CONCLUSIONS
La longue description qu’on vient de lire peut être résumée sous une forme concise, qui sera comme la diagnose du type humain fossile de Néanderthal :
(1) Toulouse (Dr), Le cerveau, Paris 1901, p. 123.
(2) Houzé (Dr), Les étapes du lobe frontal ( Institut Solvay, Sociologie , 1910).
DIAGNOSE DU TYPE Corps de petite taille , très massif .
DE NÉANDERTHAL. Tête très volumineuse , à partie faciale
très développée par rapport à la partie cérébrale. Indice céphalique moyen. Crâne très aplati; arcades orbitaires énormes formant un bourrelet continu ; front très fuyant ; occiput saillant et comprimé dans le sens vertical.
Face longue , proéminente, avec des os malaires plats et fuyants , des maxillaires supérieurs dépourvus de fosses canines et présentant la forme d'un museau. Orbites très grandes , rondes. Nez saillant, très large. Espace sous-nasal vaste.
Mâchoire inférieure robuste, sans menton, à larges branches montantes , à région angulaire tronquée.
Dentition volumineuse ; morphologie des arrière-molaires ayant conservé des traits primitifs.
Colonne vertébrale et os des membres présentant de nombreux caractères pithécoïde s et dénotant une attitude bipède ou verticale moins parfaite que chez les Hommes actuels. Jambes très courtes.
Capacité encéphalique moyenne d'environ 1 450 centimètres cubes. Conformation cérébrale présentant de nombreux caractères primitifs ou simiens , notamment dans la grande réduction relative des lobes frontaux et le dessin général des circonvolutions.
Il importe d’observer que les caractères physiques du type de
Néanderthal sont bien en harmonie avec ce que l’archéologie nous
apprend de ses aptitudes corporelles, de son psychisme et de ses mœurs. Il n’est guère d’industrie plus rudimentaire et plus misérable, avons-nous dit, que celle de notre Homme moustiérien. L’utilisation d’une seule matière première, la pierre (en dehors probablement du bois et de l’os), l’uniformité, la simplicité et la grossièreté de son outillage lithique, l’absence probable de toutes traces de préoccupations d’ordre esthétique ou d’ordre moral s’accordent bien avec l’aspect brutal de ce corps vigoureux et lourd, de cette tête osseuse, aux mâchoires robustes, et où s’affirme encore la prédominance des fonctions purement végétatives ou bestiales sur les fonctions cérébrales.
COMPARAISON AVEC Une étude comparative de la morpho-
LES TYPES ACTUELS. logie des divers groupes humains actuels
confirme dans l’opinion que nous sommes en présence d’un type tout à fait spécial, très différent, non seulement
L'HOMME DE NËANDERT HAL
des races dites supérieures, mais encore des Esquimaux, des Fuégiens, des Boschimans, des Pygmées, africains ou asiatiques, des Veddahs, des Polynésiens, des Mélanésiens et même des Australiens desquels on a voulu souvent les rapprocher (1).
Fig. 155. — Squelette de l’Homme fossile de La Chapelle-aux-Saints, reconstitué et vu de profil. 1/15 en.
viron de la grandeur naturelle.
Fig. 156. — Squelette, vu de profil, d’un Australien. 1/15 environ de la grandeur naturelle.
Le squelette de ce dernier type et celui de l’Homme de Néanderthal sont aussi dissemblables que possible (fig. 155 et 156). Il n’est plus permis de soutenir que les Australiens descendent de nos Moustiériens. L’idée de ce rapprochement ne serait probablement
(1) Ces comparaisons sont détaillées dans ma monographie, /oc. cit.
pas venue à l’esprit des premiers observateurs si, au lieu de n’avoir qu’une simple calotte crânienne, ils avaient pu examiner un crâne complet avec sa face. Tout ce qu’on peut admettre, à cet égard, c’est que le groupe des Australiens, l’un des moins évolués certainement de l’Humanité actuelle, est moins éloigné que les autres des formes primitives et qu’il doit avoir, par suite, quelques traits communs avec celui de Néanderthal. Nos Moustiériens menaient peut-être la même vie errante que les Australiens actuels.
SON RANG DANS L’Homme de Néanderthal représente
LA CLASSIFICATION. donc un type nouveau dans la famille
des Hominiens. Doit-il y constituer un genre à part ou doit-il entrer dans le genre Homo ?
On a prétendu, à l’époque même où l’on ne connaissait qu’une partie de son crâne, que l’Homme fossile de Néanderthal différait génériquement des Hommes actuels. Plus tard, Sergi a créé pour ce type le genre Palœoanthropus, Bonarelli a voulu le désigner sous le nom de Protanthropus et Ameghino, considérant l’Homme de Néanderthal comme l’ancêtre ou le précurseur du genre Homo , l’a appelé Prothomo.
A mon avis, l’Hominien du type de Néanderthal est bien un Homo. Comme il s’agit d’une créature qui nous ressemble beaucoup, l’opinion que j’exprime est généralement adoptée, même par les naturalistes enclins à multiplier les genres. Il n’en serait probablement pas ainsi s’il s’agissait d’un Félin, d’un Ruminant ou d’un Singe !
Il reste à décider si cet Homme fossile représente une espèce, ou une race, ou simplement une variété distincte de l’Homme ou des Hommes actuels. La plupart des anthropologistes parlent généralement de la race de Néanderthal. Mais on a créé aussi de nombreuses désignations spécifiques. L’une d’elles est déjà fort ancienne : Homo Neanderthalensis ; les autres sont plus récentes : Homo primigenius , Homo Europceus, Homo Krapinensis, Homo Mousteriensis , Homo antiquus, etc.
Si nous raisonnons en polygénistes, il saute aux yeux que le type de Néanderthal représente une nouvelle espèce, facile à distinguer de toutes les autres. Si nous croyons, au contraire, à l’unité spécifique des Hommes actuels, cette conclusion ne s’impose pas avec la même évidence ; elle découle pourtant des observations suivantes.
L'HOMME DE NÉANDERTHAL
Un premier fait est que le type fossile diffère beaucoup plus de tous les types d’aujourd’hui que ceux-ci ne diffèrent entre eux. On constate, entre les termes extrêmes de la série des crânes actuels, toutes les formes de passage, tandis que cette série se sépare nettement du groupe des crânes fossiles par une sorte d’hiatus correspondant à une véritable rupture morphologique.
Un second point, c’est que les différences ostéologiques, existant entre notre Homme fossile et le bloc des Hommes actuels, sont beaucoup plus importantes que les différences invoquées par les mammalogistes pour séparer les diverses espèces des genres de Mammifères. A cet égard, le type de Néanderthal représente bien une espèce différente de Y Homo sapiens collectif, actuel ou fossile, parce qu’il offre un certain nombre de caractères constants, et qui ne se rencontrent, normalement et simultanément, dans aucune race ou espèce humaine d’aujourd’hui. La plupart de ces traits distinctifs ont une valeur morphologique, et par suite taxonomique, supérieure à la valeur de ceux qu’on utilise en mammalogie pour la classification des formes d’un même genre. Chacun d’eux suffirait presque, à lui seul, pour légitimer une distinction spécifique s’il s’agissait d’un Mammifère n’appartenant pas au genre Homo.
Nous pouvons nous placer à un troisième point de vue.
Les paléontologistes, obligés d’étudier les êtres à la fois dans l’espace et dans le temps, ne sauraient avoir exactement la même conception de l’espèce que les zoologistes ne les étudiant que dans l’espace. Dans l’impossibilité où ils se trouvent de donner des noms différents à toutes les nuances évolutives que révèlent les incessantes modifications des formes de vie et qu’ils suivent dans le temps, les paléontologistes estiment qu’il faut réserver les noms nouveaux aux changements qui marquent un degré ou, qu’on me passe l’expression, un cran nouveau dans l’échelle évolutive de ces formes, ou encore un anneau bien distinct dans la série de leurs enchaînements .
Or le type humain fossile que nous avons étudié répond idéalement à cette conception que se font de l’espèce les paléontologistes transformistes. Personne ne saurait mettre en doute que ce type ne représente un degré de l’échelle humaine morphologiquement inférieur à tous les échelons de l’Humanité actuelle, qu’il ne marque un cran bien nettement séparé du cran supérieur. Les nombreux
traits primitifs ou pithécoïdes, qui sont inscrits sur chaque élément de son squelette, ne peuvent s’interpréter que comme les marques d’un stade évolutif moins avancé que celui où nous voyons l’Humanité actuelle, et la différence est telle qu’elle justifie pleinement, d’après le principe posé, une distinction au titre spécifique.
Quel nom doit recevoir cette espèce?
Une expression très employée est celle d 'Homo primigenius, qui paraît être due àWilser (1) et que la notoriété de l’anatomiste allemand Schwalbe semble avoir en quelque sorte imposée. Elle doit être rejetée. Elle a d’abord le très grave inconvénient d’affirmer ou de préjuger ce qui est certainement une erreur, car le type de Néanderthal ne saurait être considéré comme la forme tout à fait primitive du genre Homo. Elle évoque le souvenir d’une confusion analogue et tout aussi grossière, qui a fait appliquer au
Mammouth, le dernier venu et le plus spécialisé des- Eléphants, le vocable ridicule d ' Elephas primigenius.
Elle doit être abandonnée pour une autre raison. Les conventions établies par les Congrès internationaux de Zoologie veulent que la dénomination légitime d’une espèce soit celle qui lui a été appliquée en premier lieu. Or, dès 1864, un savant anglais, King (2), a créé l’expression d'Homo Neanderthalensis pour désigner la calotte crânienne et les autres ossements fossiles découverts à Néanderthal et qui restent les pièces types de l’espèce nouvelle. En toute justice, c’est celle qu’il faut adopter. Les dénominations d'Homo antiquus , Homo incipiens, Homo Europœus, Homo Spyensis , Homo Mo liste rien s is , Homo Krapinensis , Homo Brela densis, proposées par divers auteurs, doivent tomber en synonymie. ESPÈCE ARCHAÏQUE Que 1 Homo Neanderthalensis soit
ET DISPARUE. une espèce aux caractères archaïques,
cela ressort nettement de l’ensemble de sa morphologie. Les nombreux traits pithécoïdes qu’il a conservés sont autant de souvenirs, encore très vivaces, d’un état ancestral.
Sans doute quelques-uns de ces traits ne sont peut-être pas des caractères primitifs, mais plutôt la conséquence d’adaptations phy-
(1) Wilser, Mensch enra ssen und Weltgeschichte {Naturw. Wochenschr., XIII, 1, 1898).
(2) Ki ng, The reputed fossil Man of the Néanderthal {Quart. Journ. of Science, 1864, p. 96).
L'HOMME DE NËANDERTHAL
siologiques spéciales. La distinction est souvent très difficile ; si plusieurs traduisent simplement des phénomènes de convergence, il n’est pas douteux que la plupart apparaissent dès le jeune âge et ont une valeur généalogique réelle.
Il y a tout lieu de croire que Y Homo Neanderthalensis est une espèce plus archaïque encore que ne l’indique l’âge géologique des restes que nous en possédons.
Nous savons, en effet, que des Hommes d’une organisation relativement supérieure, ascendants directs de diverses formes de Y Homo sapiens , ont coexisté de très bonne heure en Europe avec le type de Néanderthal. Nous avons vu, en retraçant l’historique des principales découvertes de la Paléontologie humaine, que plusieurs d’entre elles, se rapportant à des crânes ou à des squelettes moins primitifs, avaient été considérées comme ayant une antiquité géologique très reculée : l’Olmo, Galley-Hill, Denise, Clichy, Grenelle, Ipswich, etc. J’ai cru devoir rejeter ces découvertes parce qu’elles n’offrent pas des garanties géologiques suffisantes. Mais nous avons d’autres preuves de la coexistence de YHomo Neanderthalensis et des ancêtres de YHomo sapiens. Les premiers Hommes de l’âge du Renne, les premiers des Aurignaciens, qui ont succédé brusquement dans nos pays aux Moustiériens, étaient des Hommes du type dit de Cro-Magnon, c’est-à-dire, nous allons le voir, des Hommes extrêmement voisins de certaines races d’Hommes actuels, et qui s’opposent aux Moustiériens autant par la supériorité de leur culture que par la supériorité ou la diversité de leurs caractères physiques. Or, ces « Cro-Magnon », qui semblent remplacer brusquement les Néanderthaliens dans notre pays, devaient exister antérieurement quelque part, à moins d’admettre une mutation trop importante et trop brusque pour ne pas être absurde.
Les découvertes de Grimaldi prouvent également que YHomo Neanderthalensis n’était pas la seule forme d’humanité vivant sur la terre vers le milieu des temps pléistocènes, car les squelettes inférieurs de la Grotte des Enfants ne sauraient être d’un âge géologique bien différent de celui de notre Homme de la Corrèze. Or, ces Négroïdes de Grimaldi rentrent déjà nettement dans le bloc de YHomo sapiens. Leur existence dans notre pays, à une époque si reculée, en juxtaposition avec la forme beaucoup plus primitive
de Néanderthal, montre que Y Homo Neanderthalensis ne saurait être l’ancêtre de Y Homo sapiens , puisque les deux espèces ont eu des représentants contemporains. L’origine de Y Homo sapiens doit être cherchée dans un passé beaucoup plus lointain que nous ne pouvions le supposer a priori.
Quant à YHomo Neanderthalensis , tout porte à croire qu’il remonte à une époque géologique plus reculée que le Pléistocène moyen (fossiles de Weimar, voirp, 145); qu’il occupait, en même temps que la faune dite du Mammouth, dont il faisait en quelque sorte partie, de vastes territoires de l’Europe occidentale et méridionale, mais qu’à côté de lui, sur d’autres territoires, en compagnie d’une faune probablement un peu différente, vivaient déjà des types humains plus évolués, représentant les ancêtres directs de YHomo sapiens actuel. En contraste avec ces derniers, YHomo Neanderthalensis nous apparaît comme une forme attardée, un survivant des prototypes ancestraux.
Que savons-nous de ces formes ancestrales ?
Les comparaisons que nous pouvons faire avec des types plus anciens sont malheureusement bien peu nombreuses. Les seuls fossiles d’Hominiens, d’une époque géologique incontestablement antérieure à celle de Y Homo Neanderthalensis, sont la mâchoire de Mauer et les ossements de Piltdown.
Les mandibules à' Homo Neanderthalensis se rapprochent de la mandibule d'Homo Heidelbergensis par la forme générale, la robustesse, les dimensions, de sorte que si l’on articule la mâchoire de Mauer au crâne de La Chapelle, l’aspect général de la tête osseuse est peu changé. Certes, des différences subsistent, mais les ressemblances sont telles qu’elles peuvent faire croire à une parenté étroite, sinon directe, entre les antiques possesseurs de ces mâchoires. Comme le type de Néanderthal ne peut être qu’une survivance, d’ailleurs évoluée, d’un type plus primitif encore, il est très possible que la mâchoire de Mauer, d’un âge géologique beaucoup plus reculé, ait appartenu à un représentant de ce type plus primitif, qui se serait modifié lentement, à la suite de changements de milieu et de climat et peut-être, comme le veulent Keith, Sera, Larger, sous des influences pathologiques.
Quant aux ossements de Piltdown, rien n’autorise le moindre approchement : ni la mandibule qui, nous l’avons vu, est peut-être
L'HOMME DE NÉANDERTHAL
d’un Chimpanzé, ni la calotte crânienne qui, par l’ensemble de ses traits : front bien accusé, effacement des arcades orbitaires, morphologie du temporal, se rattache plus directement à l’ascendance de Y Homo sapiens qu’à celle de Y Homo Neanderthalensis.
Cette dernière espèce, dont les origines sont, de toutes façons, très archaïques, s’est éteinte sans laisser de postérité. Elle est doublement fossile : parce qu’elle remonte à une époque géologique antérieure à l’époque actuelle et parce que nous ne lui connaissons pas de descendants à partir du Pléistocène supérieur. A l’époque moustiérienne, elle représentait un type attardé, à côté des ancêtres directs de Y Homo sapiens ; elle était, par rapport à ces derniers, ce que sont aujourd’hui les races dites inférieures par rapport aux races supérieures. Peut-être peut-on aller jusqu’à dire qu’elle était une espèce dégénérée.
A l’époque moustiérienne, cette survivance devait toucher à sa fin car le type de Néanderthal semble disparaître brusquement. Les Aurignaciens et les Magdaléniens, qui lui ont succédé chez nous, en diffèrent par une organisation très supérieure, et je ne crois pas, contrairement à ce qu’on a dit parfois, qu’on ait trouvé de véritables formes de transition, ni dans le Paléolithique supérieur, ni dans le Néolithique, ni à l’époque actuelle.
Y a-t-il eu simple déplacement, migration, ou bien extinction sur place? Je l’ignore. Nous avons vu qu’il est impossible d’indiquer, parmi les nombreux groupes ethniques actuels, celui qui pourrait être considéré comme le descendant des Néanderthaliens.
L’objection principale qu’on peut faire à cette manière de voir est l'existence, proclamée maintes fois, de crânes « néanderthaloïdes » trouvés dans des sépultures préhistoriques, historiques, ou actuelles de nos pays. Nombreux sont les anthropologistes qui ont décrit et figuré de telles pièces. Aujourd’hui il n’est pas de collection importante qui ne possède au moins un spécimen de ce genre. Or, le plus « néanderthaloïde » de ces crânes ne présente qu’un très petit nombre des caractères du type de Néanderthal, ordinairement une forte saillie des arcades orbitaires et une certaine fuite du front. La face est toujours très différente, le menton toujours bien accusé. En réalité, tous ces « Néanderthaloïdes » ne sont que des faux Néanderthaliens, c’est-à-dire de véritables Homo sapiens , remarquables par la présence accidentelle de quelques traits mor-
phologiques exagérés normalement chez l’Homme de Néanderthal.
L’apparition ou la réapparition, à l’état sporadique, de ces caractères sont généralement considérées comme des phénomènes ataviques. Cela ne veut pas dire que 1 Homo sapiens descend en ligne directe de Y Homo Neanderthalensis . On peut admettre que les caractères en question sont vraiment primitifs, qu’ils ont fait partie du fonds commun des lointains ancêtres de ces deux espèces. Chezl’ü/omo Neanderthalensis , beaucoup plus près de ses origines, ils se sont conservés ; chez î Homo sapiens , plus évolué, ils ne réapparaissent plus qu’accidentellement.
Enfin, on ne saurait affirmer qu’il n’y a jamais eu infusion de sang néanderthaloïde, par voie d’hybridation, dans d’autres groupes humains appartenant au rameau ou à l’un des rameaux de Y Homo sapiens. Mais cette infusion n’a pu être qu’accidentelle et sans grande influence puisqu’aucun type humain actuel ne saurait être considéré comme un descendant direct, même modifié, du type de Néanderthal (1).
(1) Depuis la première édition de cet ouvrage, il y a lieu de tenir compte d'un fait nouveau, la découverte à Broken Hill (Rhodésia) d’un crâne humain ressemblant aux crânes de nos Hommes de Néanderthal. Cette découverte sera exposée et discutée au chapitre X (Afrique) .