TOME I
Un des ancêtres de l'imprimeur de cet ouvrage, Jacob, était écrivain-imagier à Orléans.
Hamon , Pierre, de Blois, avait une réputation européenne comme écrivain-imagier. Maitre d'écriture du roi Charles IX , il devint ensuite secrétaire de la Chambre. Il publia plusieurs alphabets qui furent gravés en taille-douce et imprimés a Paris, chez Lucas Breyer, en 1567. 11 dédia ensuite au cardinal Charles de Lorraine la description des Gaules en douze cartes, écrite sur papier vélin. Son dernier travail fut un recueil où toutes les écritures anciennes jet modernes étaient imitées, d'après les modèles tirés de la bibliothèque royale de Fontainebleau et des archives des abbayes de Saint-Denis et Saint-Germain-des-Prés. Cet ouvrage, qui n'a pas été terminé, serait inconnu, si le P. Mabillon n'avait fait graver quelques alphabets dans ses Diplomatiques.
Malheureusement Hamon abusa de son talent d'imitation pour fabriquer de fausses pièces. Il fut pris, condamné comme faussaire et pendu en place de Grève en 1J569.
La découverte de l'imprimerie ne détruisit pas tout d'un coup l'art des enluminures. Les imprimeurs du XV« siècle laissaient dans les livres des espaces vides pour les lettres capitales que l'on enjolivait ensuite de peintures. Peu à peu les écrivains enlumineurs deviennent rares, les livres se dépouillent de leurs anciens ornements, et les gravures sur bois prennent la place des ymaiges.