OB.-F. L
* • LENFANT ( Jacques ) , ministre protestant.
Né, en 1661, à Bazoches, dans la Beauce, Lenfant commença son cours de H aippel , et alla en-
suite le continu e 1685, il passa à
HeideIberg,oilr it ensuite nommé
^chapelain de l'é ir ordinaire de l'é-
glise française latinat l'obligea de
se rendre à Bei ut déjà dans cette
ville un nombr ecteur de Brande-
bourg, depuis ] plit les fonctions,
et Lenfant les exerça avec honni^r pendant quarante ans. Il avait épousé Emilie Gourgeaud de Vénours, d'une illustre maison dp Poitou , dont il d'eut pas d'enfant.
Ce fut pendant son^jour k Berlin qu'il composa la plus grande partie de ses ouvrages. §on raérj^Vlait si bien reconnu qu'il obtint
SIXIÈME 8ÉUIE. — MINISTRES PROTESTANTS. OÎ)
toutes les distmctions honorables qui pouvaient contribuer k son illustration. Prédicateur de la reine de Prusse, G cesse aussi savante que spirituelle , il fut eni Frédéric-Guillaume. En 1707, dans un voyi terre, il plut tellement à la reine Anne, qu'el tance , d'être son chapelain ; il refusa et se cor à la Société de la Propagation de la Foi établie daos ce royaume. D visita Hehnstadt en 1712 et Lepsi( compulser les bibliothèques et d'y di ouscrits dont il avait besoin pour coi n était en correspondance avec les ] son temps; Télectrice de Brunsv^icl reine d'Angleterre , le comte de F Bignon.
On a dit que dans ses écrits l'on dans ceux de ses confrères. Il est v
diée règne dans ses histoires; mais, dans ses controverses, il n'est ni plus juste ni plus modéré que les autres ministres. Nicéron donne la liste de ses ouvrages , au nombre de trente-cinq ; notts naus contenterons d'en citer quelques-uns. Son Histoire du Concile de Cons» tance est fort remarquable. Yoici comment Burnet , dans la préface
s'exprime à ît avec une te de l'état dé la réforire soit phi* I ce bi^ ouïr VI{i8t(rir& , On y trou-^ e, mais enis son nom^ î ce livre. y> plus wufmo-^ rdam,1724).
Il y », k la fin , une déclaration de Charles VII contre le duc de Bour^ gogne et une justification de ce prince. — ^oggiana, ou la* vie ^ le
caractère, les sentiments et les bons mots de Pogge Florentin, avec l'Histoire de Florence^ écrite par Le Pogge, et un supplément de diverses pièces importantes (Amsterdam, 1720). On trouve quelques lettres de Leufaut , au sujet de cet ouvrage , dans les journaux littéraires. — Bibliothèque germanique , ou Histoire littéraire de V Allemagne et des peuples du Nord, depuis 4720 jusqu'en 4740 ; avec le concours de Beausobre, Lacroze, Mauclerc et Fonney (cinquante volumes in-12).. — Histoire de la papesse Jeanne, fidèlement tirée de
mm. Desvignoles , qui avait eu DU , en donna une seconde (La itions avec le consentement de
de la Guerre des Hussites et du vol. in-4o). Bayle raconte qu'il ordonnait de prêcher; comme
, la voix lui indiqua ces paroles d'Isaïe, XXXVIII, 1 : Mets ordre aux affaires de ta maison, car tu vas mourir. D parla de cette vision àsesamis qui s'efforcèrent de le rassurer. Lenfant, dans la prévision de sa (^n prochaine, tiavailla avec une ardeur extrême à son Histoire dfi Coneile de Bâle, (ji'il voulait, <lisaitil, terminer avant de mourir. Ces laborieux efforts altérèrent sa santé, et, après une attaque de paralysie qui n'eut pas de suites fâcheuses, il en éproi le lendemi même a Tii du défont héme.
a îLenfa . «( avait qu « pas beai « etQvait <c tiondist j^ ministri du ConciU
Go#-F. L.