‹ Les Hommes illustres de l'Orléanais (volume 3)Chapitre 26 sur 51 · I. UEBABBOCIUJSS · texte numérisé non relu

I. UEBABBOCIUJSS

JeanD'ALLONVILLE, seigneur de RÉGLAIN VILLE.

De. la même famille que le marquis et le chevalier de LouvîUe, Jean d'Âllonville , né dans le pays chartrain vers 1520, se distingua ds^ns les affaires politiques de son temps par l'indépendance de son caractère et une probité k toute épreuve. Ennemi à la fois des huguenots et des ligueurs , qu'il regardait également comme hostiles k la France , il fut souvent et utilemaoït employé par Henri m et Catherine de Médicis , et entretint même avec l'ambitieuse reine-mère une correspondance déposée dans l'étude du notaire Gibé, d'où elle disparut en 1792.

En 1568, Charles IX, dont il possédait la confiance, le chargea d'assister le sieur d'Eguilly au gouvernement de Chartres, et àa prudente intrépidité contribua puissamment au 'satut de cette place importante, lorsqu'elle fut attaquée par les huguenots. Henri lU, échappé par l'adresse de sa mère à la journée des barri(^des, se, réfugia auprès de Réclainville, et lorsqu'il publia^ le 20 août , la tenue des Etats k Blois, il demanda à s(m lieutenant, dont il connaissait le dévoûmc^t , d^employer toute ton influence pour porter à la députationde la noblesse le sieur de Maintenons Jacques d'Angennes, dont le frère, Montlouet, avait un commandement dans 4'armée fiuguenote. Réclainvîlle refusa respectueusement, alléguant a qu'un député aux « Etats devant tenir pour la religion catholique contre la nouvelle, il « n'y avait pas apparence qu'il se portât pour les catholiques, puisqu'il <¥ supportait les huguenots; que voilk pourquoi l'on ne pouvait foire « choix de sa personne pour député aux. Etats. »

Henri in dut respecter les convictions religieuses d'un homme qui lui avait ouvert un asile à Chartres, et dont la conscience réglait la fidélité. Indigné de Tassassinat des deux Guises, qui indisposa les serviteurs les plus dévoués à la royauté, il jura et fit jurer la sainte union a la ville de Chartres, dont il resta gouverneur et dont il ou\tit

les portes au duc de Mayenne, en dépit des effi^rts tentés par de Sourdis, qu'il fallut arracher aui foreurs du peuple. Réclainville défendit vaillamment la place contre les troupes réunies des deux rois de France et de Navarre. Henri m, viven^ent irrité de cette résis-*tance, fit rendre, le âO juillet 1589, un violent arrêt contre le gouverneur, sa famille et ses adhérents; mais le crime de Jacques Clément fit passer la couronne sur la tête du roi de Navarre, Henri IV. Avant de lever son camp devant Paris, il essaya auprès du duc de Mayenne quelques démarches qui furent repoussées avec dédain. Il ne fot pas plus heureux auprès de Réclainville, qui répondit à ses brillantes offres : « Mes ancêtres n'ont servi que des rois catholi- « ques, je suivrai leur exemple. » Une émeute qui éclata dans la ville de Chartres le força à se démettre de ses fonctions de gouverneur ; il désigna au duc de Mayenne pour lui 'succéder le sieur de La Bourdoisière.

Henri voulant, en 1591 , relever ses affaires, entreprit le siège dé Chartres et força La Bourdoisière à une capitulation que Jean d'Allenville refusa de çignér. Plus tard , lorsque l'or et les promesses dievinrenf nécessaires tant pour réduire Paris que pour gagner les cheis de la ligue qui tenaient dans diverses proviiices, le roi fit offrir à Jean d'Allonville, alors gouverneur de l^ois, une forte somme; ce guerrier répondit : ce Aujourd'hui, le roi est catholique, je lui dois obéis- « sance et service de sujet, comme j'ai dû le lui refuser avant sa « conversion , ce devoir n'est pas de nature à être acheté ni vendu, a et il ouvrit les portes de Blois sans vouloir aucune indemnité, j» Mazas, dans son Cours d'histoire de France, ajoute : « Ce trait de « noble désintéressement prouve que, dans les temps les plus cor- « rompus, il se trouve encore des hommes de guerre qui savent, « pour l'honneur de leur pays^, conserver leur dignité. » Il ne faut pas oublier qu'à la même époque un autre chef de la ligue. Cessé- Brissac , chèrement payé , disait sa soumission au syndic Lhuillier en loi disant : <i Jl est juste de rendre à César ce qui appartient à Ci-- «c sar^ » et s'attirait cette réponse méritée : « Oui, mais il ne faut « pas le lui vendre, i» Réclainville se retira des affaires politiques. Ardent catholique, d'une verta incontestée, et dont/ la mémoire sera

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toujours chère au pays chartrain , dit Doyen dans son Histoire de Chartres, il y jouissait d'une haute considération acquise par de longs services. Il termina sa carrière dans un âge trè^-avancé.

CiL-P. L.

CONDÉ (Louis V'^ de BOURBON, prince de).

Les guerres civiles qui , au X\l^ siècle , déchirèrent le sein de la France, ne furent pas moins politiques que religieuses. Les plus puissants seigneurs , désireux d'abaisser la royauté ou mécontents de la part qui leur était faite dans le gouvernement de l'État, avaient adopté les principes nouveaux qui favorisaient l'esprit d'indépendance , et donnaient à leur rébellion un caractère plus respectable en la couvrant du voile de la religioli. C'est ce qui explique comment un prince du sang se trouva, pendant une partie de la lutte, k la tête des réformés soulevés contre leur roi. Celui qui prétait ainsi k la rébellion l'appui de son nom et de son titre était Louiè de Bourbon , prince de Condé, né k Vendôme le 7 mai 1550, de Charles de Bourbon, premier du nom , et duc de Vendôme.

n épousa, en 1551 , Éléonore de Roye, nièce de Coligny et petitenièce du connétable de Montmorency. La jalousie des Guise s'était efforcée d'empêcher un mariage qui rehaussait la grandeur du connétable par l'alliance des princes du sang , négligés k la cour, mais chéris de la nation , et qui fortifiait en ménie temps les princes de Bourbon en leur donnant pour alliés et pour serviteurs les Montmorency, les Coligny, les La Rodiefoucault et les premières maisons du royaume.

Doué de qualités brillantes, Condé était fier et ambitieux ; la cour, par une suite de mortifications , le poussa k se séparer d'elle. Il fut d'abord nommé simple gentilhomme de la chambre avec douze cents livres d'appointements, position indigne d'un prince, qui d'ailleurs n'avait pas, pour soutenir son rang , une fortune en rapport avec sa naissance.

Après qu'il eut fait ses premières armes, comme volontaire, en Piémont, sous le maréchal de Brissac ; servi, jwec ses frères, dans la guerre conlro Charles-Quint, et contribué a la défense de Metz, assiégé par

t'eropereui* ; après qu'il se fut distingué par de brillants faits d'armes et une bravoure héroïque , quoique irréfléchie-, i\ se vit refuser le gouvernement de Picardie qu'il avait demandé, etque son frère Antoine de Bourbon avait désiré lui céder en prenant celui de la Guyenne. Ce poste fut donné au comté de Brissac, fils du maréchal; et Condé, irrité, retourna combattre en Piémont. Là encore il eut à se plaindre de la cour : tandis que Ton comblait de faveurs le duc de Guise , qui était regardé comme le libérateur de, la France, on refusait k Coudé la charge de colonel-général de la. cavalerie française au-delk des monts ; seulement on lui donna ^ comme compensation , celle de colonel-général de l'infanterie , que, dans les idées de la noblesse d'alors, un prince du sang ne pouvait accepter sans déroger à sa naiasance.

Nommé ambassadeur à Bruxelles \ où il devait jurer, au nom du roi, la paix conclue à Cateau-Cambrésis avec l'empereur (1559), il n'obtint même pas l'argent nécessaire pour la représentation; et s'il défdoya à la cour du plus riche monarque de l'Europe une magnificence digne de son rang et de sa nation , ce fut en empruntant luimême une somme considérable.

Tous ces déboires, qu'il attribuait avec raison aux princes lorrains , lui inspiraient une haine violente contre ces étrangers qui osaient abreuver d'outrages les princes du sang, les écarter de toutes les dbai^es, attenter k leurs privilèges, les écraser enfin, pour s'élever^ sur leurs ruines, au niveau et peutrêtre au-dessus du trône. Aussi , dans la première assemblée tenue par les seigneurs mécontents , Condé proposa-t-il de prendre sur-le-champ les armes, de marcher avec une troupe fidèle con^*e la cour , qui était alors à Saint-Germain , et de chasser les Guise du royaume. Son avis fut rejeté ; mais, dès ce moment , Condé fut regardé comme le chef du parti qui se formait par l'alliance des protestants et des seigneurs.

Peu de temps après (1560) ce parti tenta d'enlever les Guise k Blôis, au milieu de la cour; mais le secret fut trahi par un protestant, Tavocat Avenelle; la cour se réfugia k Âmboise, et le complot, dirigé par La Renaudie , échoua complètement. Suivant quelques-uns , le prince» loin d'y avoir trempé, ne le sut même pas; et quand les conjurés ^ présentèrent k la porte de la ville , il aida vigoureusement k

les chasser. D'autres, cependant, prétendirent que Condé en était le chef réel, le capitaine muet. Le secrétaire de La Renaudie, La Bigne, appliqué k la torture, déclara que si la conjuration avait réussi, le prince devait Tavouer, et se mettre k la tète des conjurés. Accusé de complicité et gardé a vue , Condé protesta , devant le roi , les reines , le conseil, les grands officiers de la couronne^ les ambassadeurs étrangers, qu'il n'était, pas coupable du crime qui lui était imputé, et il défia son accusateur, quel qu'il fût. Le défi s'adressait au duc djB Guise, qui , trop avisé pour ne pas. le comprendre , se hâta de prendre la parole pour le prince, et le conjura , s'il en venait aux mains, de l'accepter pour son second.

L'affaire en resta là. Toutefois, le prince partit de la cour, et, trorn^» pant la vigilance soupçonneuse des Guise, se rendit à Nérac, auprès du roi, de Navarre, son frère aine. François n demeura convaincu qu'il était l'âme du complot, et qu'il se serait fort bien assis sur son siège royal. Ele savait d'un cœur haut et ambitieux, pour lequel june royauté avait plus d'attraits qu'une principauté.

Retiré k Nérac, Condé y fit publiquement profession de calvinisme, et trama contre les Guise de nouveaux projets qui furent encore découverts, n avait envoyé La Sague, secrétaire du roi de Navarre, k Fontainebleau , pour épier la contaiance de la cour et observer tout ce qui se passerait k V assemblée des notabUs, réunie dans cette ville. La Sague était aussi chargé de transmettre aux alliés de Gcmdé les dépêches les plus importantes. Il fut trahi et arrêté; on trouva sur lui des lettres du connétable de Colignyet d'autres personnages adressées k, Condé. Menace de la question, il dit tout oe qu'il savait, et même ce qu'il conjecturait. La cour garda le secret sur cette affaire, et chercha k perdre un prince trop remuant.

Les États-Généraux devaient se réunir k Oriéans (1560). On invita , d'abord avec menaces , puis d'un ton affectueux , les deux princes de Bourbon k s'y rendre, et on leur dépêcha même leur frère, le cardinal de Bourbon , celui qui , depuis , au temps de la Ligue, fut roi sous le nom de Charles X. Hs hésitèrent long-temps; la parole royale tes décida. Mais, au lieu de venir en armes avec toute la noblessis protestante qui se levait en masse pour les accompagner, les deux princes , malgré les avis de tous leurs amis, malgré les instances et lea larmes

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d'Éléonore de Roye, malgré les outrages qu'ils recevaient sur ta route, se rendirent \k Orléans sans aucune suite. Le roi, au contraire, y était venu dans l'appareil le plus formidable , et Cypierre l'y avait précédé pour désarmer tous ceux des habitants qui étaient suspects k la cour.

A leur entrée, les princes ne virent que des soldats k l'air farouche, rangés du portereau Tudelle jusqu'à la place de l'Étape , où logeait François H. Le soir même , le roi , entouré des Guise , de ses capitaines et des grands officiers de la couronne, les reçut avec un visage sombre et menaçant. Il adressa au prince de Gondé des reproches sanglants au sujet de la conjuration d'Amboise ; et, sans vouloir écouter sa justification, au mépris de sa parole royale, il le fit conduire en prison dans une maison voisine de la place de l'Étape, dont toutes les portes forent murées , k l'exception d'une seule , et les fenêtres garnies de treillis et de gros barreaux de fer. Le roi de Navarre, qui avait demandé k' être chaîné de la garde de son frère, fut lui-même gardé k vue.

Une commission, composée de juges choisis dans le parlement et le conseil, instruisit le procès de Gondé. Plusieurs fois, les commissaires se rendirent k sa prison pour l'interroger; il n'opposa que le silence k leurs questions insidieuses, et, afin de gagner du temps, il insista pour être jugé par le Parlement et lés pairs réunis. Néanmoms il fut condapmé k perdre la vie, et Tarrêt aurait sans doute reçu son exécution, si le roi ne fût mort presque subitement, d'un abcès au ceirveau, le 5 décembre 1560. L'historien de Thou« fils de Christophe de Thou, président au parlement et membre de la commission , assure que l'arrêt fut seulement dressé, mais non signé. -

Gondé avait supporté sa captivité d'une âme ferme et sans vouloir s'abaisser k d'indignes supplications. Lorsqu'on lui ouvrit les portes de sa prison, il refusa d'en sortir sans connaître quels étaient ses crimes et ses accusateurs. Qn rejeta tout sur la volonté absolue du feu roi ; Tannée suivante, GharlesK déclara, par un arrêt, qu'il était pleinement assuré des sentiments de son bon cousin, et qu'il lui permettait de poursuivre k la cour des pairs une plus ample déclaration de son innocence. Gatherine de Médicis voulut ménager une réconciliation avec le duc de Guise; elle employa sûr Gondé l'influence assurée de quel-

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ques beautés séduisantes dont «Ile s^entourait et qu'elle comptait parmi ses moyens de gouverner. Dans une entreTue dont les formes étaient convenues d'avance, le prince dit ce que celui qui avait été cause de sa prison était un méchant homme; » Guise répondit a qu'il le croyait, mais que cette parole ne le concernait en rien, ï> et ensuite il s'embrassèrent.

Les deux partis parlèrent diversement de cette réconcialion, selon leurs intérêts et leurs affections : suivant les protestants, le duc de Guise avait fait au prince une réparation éclatante: les catholiques soutinrent qu'il avait très-sagement répondu, puisque l'emprisonnement du prince n'avait d'autre cause que les fautes du prince luimême.

Bientôt le massacre de Vassy met les armes aux mains des deux partis. Guise, un instant éloigné de Paris, y rentre aux acclamations d'un peuple immense, .qui l'appelait le défenseur de la foi. U rencontre Condé qui sortait du prêche du faubourg Saint- Jacques; on pouvait s'attendre à un choc: un instant les deux rivaux se mesurent du regard ; mais au lieu de fondre l'un sur l'autre, ils passent en se saluant poliment : c'était partie remise.

Coudé, qui n'était pas en forces, est obligé de quitter Paris et lait d'Oriéans sa place d'armes. De là il envoie des lettres aux, princes d'Allemagne pour demander des secours; en même temps il adresse à la reine-mère un manifeste par lequel il déclare qu'il respecte Dieu, son roi et sa patrie, et n'en veut qu'au triumvirat : c'est ainsi que les mécontents appelaient l'association formée, dans des vues anibîtieuses, par le duc de Guise avec le maréchal de Saint-André, l'un des principaux chefs militaires de cette époque, et le connétable de Montmorency, qui avait abandonné le parti des protestants. Cette démarche fut sans résultat et les triumvirs reprirent plusieurs villes k leurs adversaires ; Condé marche alors sur Paris, mais trop faible pouc le bloquer, il s'en éloigne de nouveau. L'armée royale le suit et gagne sur lui la bataille de Dreux, où il e$t pris, tandis que le connétable tombait lui-même au pouvoir des protestants, laissant au duc de Guise le commandement de l'armée catholique.

Lorsque Condé lui f^t présenté, le duc lui fit l'accueil Iç plus honorable ; il partagea sou lit avec lui comme s'ils n'eussent jamais été

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enneinis. Force gens voulaient voit le prisonnier; le duc respecta son afflicticm et lui épargna les visites indiscrètes. Il le remit ensuite aux mains de celui qui Tavait pris^ en attendant qu'il pût être échangé avec lexx>nnétable, c^ qui n'eut lieu qu'après le meurtre du duc de Guise et à la suite de h paix d'Amboise, eu 1563. . Alors- Catherine de Medicis s'efforça de gagner le prince et de se rattacher; elle lui fit nulle caresses : il était fêté h la cour, et la légèreté de son caractère lui faisait contracter des liaisons av^ 1^ beautés ia^les qui entouraient la reinC'^mère. Elle lui donna 50^000 écus sur les biens du clergé, dont elle avait Tait vendre pour trois millions, afin de payer les frais de la guerre. Elle le mena avec elle au siège du Havre, où il déploya sa brillaifte valeur et continua Ifi cours de ses galanteries, qur -causèrent une violente jalousie \ la princesse de Condé* et avancèrent sa mort.

Cependant de nouveaux édits parurent contre les protestants^ et Condé^'en plaignit, mais ne fut pas écouté. On ajouta même une mor^' tifieation personnelle k celles qu'il avait déjk subies. On lui refusa la lieuleiiance-générale du royaume que youldt lui céder le connétable^ 9m grand-oncle par sa femme, et k laquelle il avait droit comme premier prince du sang. La reine-mère réservait cette charge pour le duc d'AnjoU) qui J'èut en effet sept mois plus tard, après la mort du connétable.

Condé, furieux, quitta la cour, et trois mms après, k la tête de cinq cents chevaux, jl essaya d'enlever le roi et la cour sur, la route de Meaux à Paris.

Cette tentative ayant avorté, il alla de nouveau bloquer la capitale ; mais la perte de la bataille de Saint-Deâis (10 novembre 1567) le força k la retraite, et l'année suivante la paix de Lonjumeau licencia l'armée protestante, dont les chefs rentrèrent dans leurs châteaux.

,Le priiice de Condé s'était retiré k Noyers, en Bourgogne : le duc d'Anjou, qui savait que la tentative de la route de Meaux avait été faite contre lui, plus encore que contre le roi, lui en gardait rancune et n'eut pas de repoà qu'il n'en tirât vengeance. Il essaya de le. faire enlever k Noyei*s, et peu s'en fallût qu'il ne réussît.

Condé, échappé au piège, se sauva k La Rochelle et se remit k la tète des protestants. Le duc d'Anjou le harcela par tant de petits

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