‹ Les Hommes illustres de l'OrléanaisChapitre 34 sur 145 · ODE ANACRÉONTIQUE · texte numérisé non relu

ODE ANACRÉONTIQUE

Mignonne,' allons voir si la rose,

Qui ce matin avait desclose Sa robe de pourpre au soleil,

A point perdu cette vesprée Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vostre pareil.

Las! voyez comme en peu d’espace»

» Mignonne, elle a dessus la place, •

Las, las, ses beautez laissé cheoir !

O vrayment, marastre nature,

Puisqu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir.

Donc» si vous me croyez, mignonne»

Tandis que votre âge fleuroune En sa plus verte nouveauté,

Cueillez, cueillez vostre jeunesse :

Comme à ceste fleur, la vieillesse,

Fera ternir vostre beauté..,.

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