TOME I
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Ainsi que le lion est roy des animaux,
Et l’aigle , aux yeux d’acier, l’empereur des oiseaux,
Ainsi notre bon vin sur tous les vins doit ôtre Vaillant, premier, soleil, roy, empereur et maître.
Tous les crûs de la province ont une mention honorable : le blanc et le clairet; ceux de Rebrechien , de bachique mémoire (area Bacchi), et ceux du bocageux Loury, l’auvernat fumeux , le lignage et tant d’autres que l’auteur n’ose pas énumérer, sans quoi, dit-il ,
Mon poëme enflerait plus gros qu’une Iliade.
Les maisons de campagnes qui ornaient déjà les riants coteaux des bords du Loiret , ont fourni à l’auteur le sujet de jolies descriptions que le cadre étroit de cette notice ne nous permet pas de citer. En somme, ce poème, très-médiocre comme conception, fourmille de jolis détails, et, à la verve de maint épisode , il est aisé de voir que l’auteur était plein de son sujet.
Rouzeau a enfin composé des Loisirs poétiques , recueil de pièces de vers manuscrites conservées dans quelques cabinets d’amateurs. On y remarque quelques épigrammes contre les professeurs de l’Université d’Orléans. On place la mort de Simon Rouzeau en 1625. Son épitaphe, recueillie parmi celles du Grand-Cimetière, lui donne toutes les vertus possibles ; mais, pour nous, elle peint moins fidèlement que ses œuvres la figure épanouie et rabelaisienne de l’Épicurien Orléanais.