‹ Les hôpitaux de DreuxChapitre 14 sur 47 · LA CHAPRLI.E DE L’HOTF.L-DIEU AU XVII" SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA CHAPRLI.E DE L’HOTF.L-DIEU AU XVII" SIÈCLE

D’APBKS un VIKUX TAIII.CAU CONSKRVK A L’HOTEL-DE- Vll.I.E

Au promier plan, la porte Sainl-Dcnis, bordée par le ruisseau des 'Peinturiers (alors i\ ciel ouvertj et scrvatit de bastion avancé à la porte Chartraine (elle fut démolie en 1735). - A droite, la porte Chartraine avec ses deux tourelles, l'une qui existe encore et l'autre qui fut démolie en 18.52. — Entre l'IlOtel-de-Ville et la porte Chartraine, l'hôtel de la Censerie. dont on admirait encore, nu commencement du siècle dernier, les ouvertures en forme d'accolade, la jolie porte Henaissancc elles sculplurcs semblables à celles des pilastres de 1 I lôtel-de-Ville.

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LKS HOPITAUX DI£ DHEUX

La sentence de 1558 publiée plus haut, mentionnait pour la première fois que ces bâtiments ^ tomboient en ruines ».

Dans les lettres patentes de Catherine de Médicis, il est dit « que les chapelle, maison et autres édifices tombent en ruine et y seront s’il n'y est promptement pourveu. »

Par acte du 16 octobre 1572, « il est baillé et adjugé à Guillaume Robert, charpentier, demeurant en ceste ville de Dreux, à faire construire et bastir bien deuement de son estât de charpentier le reste de la couverture du corps d’hostel de la Maison-Dieu de ceste ville de Dreux, et aussy faire quatre pointes, démollyr et abattre deux d’icelles qui à présent sont toutes pourrys et en prochaine ruyne, et au lieu d’icelles en mettre des neufves.,. le tout moyennant la somme de 46 livres 1 0 sols tournoys, comprins le sallaire que ledict Robert a faict d’avoir choisy le boys qui luy sera fourni par le commissaire ordonné et establi au régime et gouvernement du revenu temporel de la Maison-Dieu de ceste ville de Dreux. »

La requête de 1580 ci dessusporte que « la chapelle et tous les bastiments de ladicte Maison Dieu seroient tombez en ruyne tant par l’antiquité desdicts bastiments que faulte d’entretennement d’iceulx, et a esté de nécessitté les rebastir tout de neuf, ce qui a esté faict au reste (1) de la chappelle. »

Un acte du 23 novembre 1593 indique « qu’il a été refaict et fourny par Thibault Fournier, masson à Dreux, plusieurs réparations qu’il y avoit à faire en la dicte Maison Dieu qui estoient arrivez par le désastre de la guerre et lorsque le siège fut mis par le Roy (2) dernièrement devant ledict Dreux (3). »

Suivant une quittance du 15 avril 1594, Jehan Queronnetet

(1) A a reste signifie ici d’ailleurs, ce qui indiquerait que la chapelle seule avait été rebâtie et que les bâtiments ne devaient l’être que plus tard.

(2) Henri IV était venu une première fois, le 28 février 1590. mettre le siège devant Dreux, qui était défendu par une garnison nombreuse, mais il s'était retiré treize jours après pour marcher contre l’année de la Ligue, qu’il battit à Ivry. 11 revint mettre le siège devant notre ville le 7 juin 1593 et s’en empara le 19 ; quelques jours après, ayant fait sauter la Tour-Grise, il SC rendit maître du château, qu’il fit démanteler.

(3) L’inventaire de 1777 mentionne les trois documents suivants :

l» Une sentence de 1593 ce ndamnant Jean Lefèvre, vivandier suivant l’ar-

Guillaume Grosse-Tête, maistres tailleurs de pierres demeurant à Dreux, refirent « le portail de la porte de devant des grès qui estoients rompus en plusieurs endroitz ».

Le 3i juillet de la même année, Raulin Portier, menuisier à Dreux, « fit et fournit de son estât une grande porte à l'Hostel et Maison-Dieu de Dreux, avecque ung carreau à ung huys du presbre de la dicte Maison-Dieu ettroys fenestres. »

Mais, s’il avait été jugé dès 1580 qu’il était « de nécessité de rebastir tout de neuf » les bâtiments de l’Hôtel Dieu, il y a lieu de croire que cette reconstruction n’avait pas eu lieu ; en effet, le 21 juin 1629, le cardinal de la Rochefoucault, grand aumônier de France, prenait la décision suivante :

«Françoys, cardinal delà Rochefoucault, grand aumônierde France, àtous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Ayant esté bien informez du mauvais estât des bastiments et lieux de l’Hostel-Dieu de la ville de Dreux, et du besoin qu’il y a de les faire promptement réparer, pour en éviter la totale ruine, sçavoir fesons que, voulant nous acquitter du soin de nostre charge, principalement en ce qui regarde le bien et soulagement des pauvres, le plus tôt qu’il se pourra. Nous avons commis et commettons par ces présentes M® Bouette, doyen et chanoine de l’église de Chartres et nostre grand viquaire audit diocèse pour voir et faire visiter par expert les réparations nécessaires à faire es lieux et bastiments dudit Hostel-Dieu de Dreux, en faire dresser procez verbal et icelles faire bailler au rabais, et nous envoyer le tout. Mandons, etc. »

« Faict à Paris soubz nostre seinget scel de nosarmes, le XXV juin M.VF XXIX.

« Signé : Cardinal de la Rochefoucault.

Et plus bas : « Par Monseigneur, signé : Desboys. »

mée du Roy, à remettre aux commissaires de l’Hôtel-Dieu les titres de ladite maison enlevés par les soldats et par lui achetés moyennant 300 sols ;

2° Une quittance de remboursement fait audit Lefèvre de la dite somme î 3° Une requête présentée par le commissaire de l’Hotel-Dieu en 1595, à l’effet d’être admis à prouver que, lors du siège de la ville à Dreux, les grains étant à l’Hôtel-Dieu avaient été pillés et enlevés par les soldats et portés au château.

Ou les réparations furent faites, comme l’ordonnait le cardinal de la Rochefoucault, et elles furent tellement importantes que l’aspect extérieur des bâtiments fut complètement modifié ; ou se vit-on obligé de rebâtir le tout par suite du mauvais état où il se trouvait. Les archives ne nous renseignent pas à cet égard. Ce qui est certain, c’est que ces bâtiments paraissent, d’après leur style, remonter à cette époque. A partir de ce moment, il n’est plus question dans aucun titre de leur reconstruction.

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