‹ Les hôpitaux de DreuxChapitre 18 sur 47 · C. — Tourelle du mur de ville détruite en · texte numérisé non relu

C. — Tourelle du mur de ville détruite en

D. — Maison du XV' siècle, encore existante.

E. — F’assage de l'Iluys-de-Fer ou de la Berge.

F. — Calvaire de la Halle, dit la Belle Croix.

(j. — Passage conduisant à l’ancienne Halle aux Toiles. H. — Murs de ville (anciennes Tortincations).

LKS MlU'i rAl X Or. DKKl X,

De son côté, le chapitre de Dreux souleva un différend : il se refusa à payer à l’Hotel-Dieu les 48 minots de blé, les 96 minots d’avoine et les six livres en argent dont il était tenu depuis longtemps envers la maladrerie. Mais une sentence, rendue contradictoiremept le 11 août 1702^ le condamna à passer au profit dudit Hôtel-Dieu reconnaissance de ladite obligation et à payer les arrérages échus.

Les commissaires de l’Hôtel-Dieu firent démolir dans la suite, tous les bâtiments de la maladrerie, dont il ne resta aucune trace. Sur le plan de 1725 déjà cité, on ne voit plus figurer que l’emplacement de cet hôpital.

La chapelle subsista seule jusqu’à la Révolution. On y mit d’abord un chapelain en titre, qui avait ses provisions du grand aumônierde France;puis Mt'''Godetdes Marais, évêque de Chartres, s’en rendit maître et y nomma un chapelain amovible. D'après le pouillé du diocèse de Chartres, publié , en 17.38, cette , chapelle était placée sous le vocable de Saint-Gilles, Saint-Loup et Saint- Lazare, et elle était à la collation de l’évêque de Chartres. Ellé fut vendue en 1796 et entièrement détruite en 1802.

La Maison-Dieu des Prés n’avait plus non plus d’utilité comme succursale de l’Hôtel-Dieu depuis la disparition de la peste et autres épidémies dans notre contrée ; elle fut vendue en 1746 par l’Hôtel-Dieu (1) à M. de Noirterre, qui en fit une propriété bourgeoise.

Quant à l’hôpital des Quatre-Maisons de santé, nous le voyons

(1) Nous n'avons trouvé dans les titres de l’Hôtel-Dieu aucun acte concernant cette vente. M. Lefèvre dit l'avoir vu mentionnée à la page 88 d’un registre censier provenant de la collégiale Saint-Etienne.

Au mornent de la Révolution, celte maison appartenait encore à la famille de Noirterre. Voici ce que nous lisons dans les registres de l’Hotelde-Ville ; « Le 28 messidor an I', le citoyen Cojnart, neveu et conseil de lat citoyenne Noirterre, propriétaire du terrain des Marronniers (sis devant sa maison), proposa au bureau municipal ladite Salle des Marronniers pour y établir les danses à toutes les fêtes décadaires pendant la belle saison. Le bureau accepta avec empressement celte offre; il décida que tous les citoyens et citoyennes seraient invités à se réunir sous les Marronniers et que la commission des Arts de la Société populaire serait chargée d'y faire faire un petit amphithéâtre pour les musiciens. » La susdite maison devint par la suite la propriété de M. A. de Coynart, quj pt élever sur son emplacement le bel hôtel que nous y voyons aujourd'hui.

LES HOPlTAUX^ DE DREUX

mentionné dans deux actes des 2 et 9 décembre 1719, mais sous le nom de « les petites Maisons »;il existait encore en 1725; mais aucun document ne nous fait connaître l’époque de sa fermeture et de sa démolition.

Les terres du champ d’Allouettes, sur lequel cet hôpital avait été édifié et qui contenait sept quartiers, firent partie du patrimoine de la ville jusqu’à la Révolution; elles furent vendues à cette époque comme bien national.

Page 1