‹ Les hôpitaux de DreuxChapitre 28 sur 47 · I.ks H OP II AUX 01' DM EUX · texte numérisé non relu

I.ks H OP II AUX 01' DM EUX

au mois de décembre, et on continua jusqu’au 22 juin suivant. Toutes les semaines, pendant ces sept mois, on se réunissait au collège, rue Chènevotte, et chez M. le curé de Saint-Pierre, pour augmenter ou diminuer le nombre des nécessiteux, auxquels on donnait 14 sols et plus; les dépenses de chaque mois pour les aumônes se montaient à 900 livres et même au delà, soit pour les sept mois une somme totale de 6,300 livres environ, qfii aurait de nos jours une valeur cinq à six fois supérieure. « Depuis longtemps, disent les annales, on n’avait pas vu à Dreux une aussi grande misère et pauvreté. »

La seconde calamité qui frappa la ville, et dont les conséquences fâcheuses subsistèrent pendant près de deux années, se produisit le 25 juin 1739 : sur les quatre heures du soir, il survint sur la ville et les environs une grêle extraordinaire qui ruina le pays et réduisit les habitants à une misère affreuse.

Des réjouissances publiques devaient avoir lieu le lendemain à Dreux pour la publication de la paix qui venait d’être signée entre le roi de France, l’empereur et les princes et Etats de l’Empire. Il était d’usage, en pareil cas, de faire mettre les habitants sous les armes et d’ordonner la fermeture des boutiques; un Te Deam était chanté à l’église Saint-Etienne; un feu de joie était dressé devant l’Hôtel-de-Ville ; le soir, ce monument était illuminé, et chacun des habitants était tenu de faire allumer devant sa porte ou sur ses fenêtres des feux et des illuminations.

Le corps de ville fit remontrer à M. le eomte d’Evreux, gouverneur de l’Isle de France, que, « dans l’état déplorable où la ville était réduite par l’orage et la grêle du jour précédent qui auroient consommé et perdu totalement les bleds, les vignes et toute la récolte, il ne paroissoit point sage de vouloir exciter à la joie des peuples qui étoient dans la plus vifve tristesse ». La cérémonie fut donc différée (1).

(1) Cette publication, prescrite par une ordonnance du Roi du 28 mai 1739, fut faite le samedi 11 juillet, à onze heures du matin, en présence seulement du maire, deséchevins et des 40 pairs, par le greffier de l’Hotel-de-Ville, dans le grand carrefour et dans celui du faubourg Saint-Martin. Le chant du Te Üeum, le feu de joie et les illuniinations eurent lieu le lendemain.

LES HOPITAUX DE DnEUX

Le 3 juillet suivant, Charles Menestrel, maire, Guillaume Cheddé et Louis Petit, échevins, firent publier et afficher une ordonnance invitant les habitants de cette ville, faubourgs et banlieue, et les laboureurs et vignerons, à déposer à l’Hôtel-de- Ville un état des pertes qu’ils avaient subies, « afin d'obtenir des diminutions considérables sur les impositions de l’année suivante ».

Un hiver rigoureux qui suivit vint encore aggraver la situation.

La boîte des pau /res étant impuissante à secourir tous les malheureux, le chapitre de la Collégiale Saint-Etienne adressa, le 15 février 1740, à S. E. le cardinal de Fleury, premier ministre de la Cour de France, une longue supplique dont le texte est conservé aux archives, mais que nous croyons inutile de reproduire ici.

Trois jours après, le secrétaire du cardinal de Fleury adressait au chapitre la réponse suivante :

« Sur la lettre que vous avez écrite à Son Eminence, Messieurs, touchant la misère -qui règne en votre ville, elle me charge de vous envoyer un secours pour les pauvres de deux mille livres, pour en faire la distribution de concert avec les échevins de la ville. »

Le lundi 22 février, le maire et ses deux échevins, et les sieurs Charles Lefebvre et Sébastien Alleaume, chanoines de la Collégiale, se réunirent à rHôtel-de-Ville et décidèrent que la somme envoyée par le cardinal de Fleury serait convertie en pain, « pour être distribué à ceux qui se trouveraient en avoir le plus de besoin ».

La misère resta aussi grande pendant tout le cours de l’année, et l’hiver qui suivit fut encore difficile à passer.

Le dimanche 18 décembre, une assemblée générale des habitants de la ville fut tenue à l’Hôtel-de-Ville sous la présidence de Jean Jullienne, lieutenant général civil et criminel au bailliage de Dreux.

Le procureur syndic leur fit savoir que M®' Dargenson, intendant de la généralité de Paris, touché de la misère où étaient ré-

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duits les pauvres de Dreux, avait envoyé une somme de 1,000 I. pour les soulager. « Cette somme, ajouta-t-il, n’est pas suffisante. Il sait que les personnes qui composent cette assemblée ont toujours eu la charité en grande recommandation ; mais il arrive trop souvent que ceux à qui on verse les aumônes ne les méritent pas et qu’elles ouvrent la ville à une quantité de fénéants étrangers qui diminuent la subsistance de nos pauvres. » Il lui paraissait donc utile « de réformer ces charités particulières pour en faire une générale >' ; et, en conséquence, il proposa à l’assemblée de désigner un certain nombre de personnes parmi celles présentes qui seraient chargées de faire une quête dans toute la ville et d'aviser de quelle manière on pourrait procéder à la répartition des secours.

L’assemblée approuva cette proposition. La ville fut partagée en dix quartiers, et vingt personnes furent nommées « pour faire (deux par deux) la queste et la visite de chacque cartier ».

La quête fut commencée le mardi suivant et produisit plus de 3,000 livres.

Le conseil de ville, s’étant réuni le 27 décembre, décida qu’il serait distribué du pain aux pauvres qui par leur âge et leurs infirmités étaient hors d’état de travailler, et qu’on emploierait les pauvres valides à refaire le chemin de Dreux à Fermaincourt, « sous la surveillance du sieur Révérend, sous-inspecteur des ponts-et-chaussées, qui avait bien voulu rendre ce service à la ville ».

Le 18 janvier 1741, M*'' Dargenson informa le maire et les échevins que l’imposition de la taille (1), qui était depuis longtemps

(1) L’impôt de la taille était exécré en France, parce qu’il était appliqué d’une façon très arbitraire ; d’où l’expression laillable à merci. LeS mai 1733, une assemblée générale des bourgeois et habitants de la ville et faubourgs de Dreux fut tenue à l’Hotel-de-Ville par Jean Jullienne, lieutenant général civil et criminel au baillage royal de Dreux, M“ Mathiirin Jouvelin, procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts et maire de la ville, Charles Menestrel et Pierre-Nicolas Menestrel, échevins, et M' Claude-Marie Leprince, procureur syndic de la ville. Lecture lui fut donnée d’un mémoire pour demander au roi « le changement de la taille arbitraire en une taille proportionnelle aux biens, emplois, commerces, facultés, industrie et profession d’un chacun. » D’après le projet accompagnant ce mémoire, chaque

fixée pour la ville de Dreux à 12,000 livres paran, serait abaissée, mais pour l’année 1741 seulement, à la somme de 10,000 livres, qu’il en serait pris celle de 1,000 livres pour le soulagement des pauvres de cette ville, que par conséquent l’imposition ne serait fixée sur les rôles qu’à la somme de 9,000 livres.

Comme on le voit, la ville intervenait dans les calamités tout à fait exceptionnelles. Mais, en temps ordinaire, la boîte des pauvres se suffisait à elle-même pour secourir les malheureux.

Le 30 août 1750, le bureau autorisait les commissaires à donner aux Dames de la Charité une somme de 150 livres.

Le 15 avril 1772, le bureau, « sur ce qui lui avait été observé qu’il était d’usage de donner aux pauvres’ de cette ville une portion du produit de l’adjudication de la boucherie de l’année et que celle de l’année dernière s’était montée à une somme assez considérable, arrêtait que, vu la cherté du pain et le grand nombre de pauvres qui étaient actuellement à la charge de la boeste des Dames de la Charité, il serait pris sur le montant de ladite adjudication une somme de 120 livres, que le sieur Dubois, commissaire, demeurait authorisé à remettre entre les mains de la trésorière de ladite boeste. »

En 1776 (1), sur la demande de Mariette, trésorière des

corps de métier serait tarifé suivant son importance et le surplus des habitants distribué en cinq classes, devant payer : la première 15 livres, la deuxième 10, la troisième 0, la quatrième 3 et la cinquième 1 ; ceux des habitants n étant pas en état de payer aucune somme, soit par pauvreté, infirmités ou autres raisons valables, seraient seulement employés dans le rôle, mais avec réserve cependant que, « si dans la suite quelqu’un d’entre eux parvenait à une meilleure fortune, il serait remis dans une desdites cinq classes suivant son état et faculté ». L’assemblée approuva à l’unanimité le mémoire et le projet. Le 8 septembre suivant, un arrêt du conseil d’Etat du Roi ordonna le remplacement immédiat dans la ville de Dreux de la taille arbitraire par une taille proportionnelle. Le 25 février 1738, le procureur syndic faisait savoir aux quarante pairs que l’établissement de la taille proportionnelle avait complètement supprimé les nombreux procès qui s’élevaient jadis en l’élection de Dreux à l’occasion de cet impôt et requérait en conséquence la suppression du procureur chargé de les soutenir, lequel n’avait plus de raison d’être ; il fut fait droit aussitôt à sa demande et décidé que « les gages de ce magistrat seraient employés aux besoins de la ville ».

(1) En la dite année, Charles-François Collette de Champseru, maître ês arts et en chirurgie, fut nommé chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu, en rem-

Dames de la Charité, la commission de l’Hotel-Dieu accordait à la boîte des pauvres une somme de 120 livres, « à raison des maux que le froid excessif du mois de janvier (1) avait occasionnés et de ceux que l’inondation ('2j avait causés dans les faubourgs ».

En 1781, madame Mariette adressa à l’administration un mémoire dans lequel elle exposait que « le nombre des malades à la charge de la boîte des pauvres avait considérablement augmenté en la présente année par suite de la multiplicité des passages de troupes et de la quantité de soldats malades qui avaient occupé les lits à l’Hôtel- Dieu, ce qui avait empêché l'admission de beaucoup de malades de la ville qu’il avait fallu secourir che2 eux avec les fonds de ladite boîte ». La compagnie accorda aux Dames de la Charité une somme de 200 livres, par forme de secours extraordinaire, à prendre sur le produit de la boucherie de Carême (3).

L’année suivante, madame Mariette adressait à l’administra-

placement de son père, « dont l’àge et les infirmités ne lui permettaient plus de vaquer à ses fonctions comme par le passé. » La compagnie, considérant que le nombre des malades avait été plus considérable depuis un an qu’il ne l’était ordinairement, ce qui avait occasionné au sieur Champseru père plus desoins et de visites, arrêta, que, pour lui donner une nouvelle marque de satisfaction, il lui serait payé, à titre de gratification, une somme de 36 livres. Les gages du sergent de ville au service du bureau furent fixés à 24 livres par an.

(1) Le 28 janvier, le thermomètre marqua 22 degrés au-dessous de o ; à la première communion des enfants qui avait lieu cejour-là dans l’église Saint- Pierre, « plusieuri d’entre eux, par suite de la rigueur du froid, se trouvèrent mal au point d’en perdre connaissance ».

(2) Cette inondation, qui se produisit le mercredi 7 février, fut un véritable désastre pour la ville. L’eau vint dans la Grande-Rue par la rue des Poulets (Illiers), jusqu’au pied de l’Hôtel-de-Ville par la rue des Changes et jusqu’au portail de Plomb (église Saint-Pierre) par la rue Porte-Neuve. « Le V’ieux-Pré et les faubourgs de Saint-Martin, de Saint-Denis, de la Folie et de Saint-Jean n’étaient qu’une mer. » Les ponts des Embûches et de la rue Porte-Chartraine furent enlevés et entraînés. Nombre de maisons furent à moitié renversées et dégradées par les fondements. Des bestiaux furent noyés et des meubles emportés par le torrent des eaux.

(3) Par une déclaration du roi de 1726, il était défendu de vendre de la viande, de la volaille, du gibier et des œufs pendant le Carême ailleurs que dans la boucherie de l’Hôtel-Dieu. Cette maison concédait à l’un des bouchers de la villq ce droit annuel, qui en 17f-0 lui rapportait 500 livres.

tlon un nouveau mémoire dans lequel elle exposait « la situation actuelle de la boîte des pauvres et les motifs que les Dames de la Charité croyaient avoir de réclamer un secours particulier de l’Hôtel-Dieu en la présente année ». La compagnie, « considérant la charge extraordinaire que la boîte des pauvres avait éprouvée depuis le commencement des hostilités par le fréquent passage des troupes et l’occupation de la plupart des lits par des soldats, accorda à la trésorière de ladite boîte un secours extraordinaire de 600 livres ».

La situation n’ayant pas changé en 1783 (1), les Dames de la Charité durent encore, en avril et en octobre, s’adresser à la commission, qui leur alloua chaque fois une somme de 400 livres.

Au mois de janvier suivant, une grande misère régnait à Dreux par suite de la longueur et de la rigueur de l’hiver. Le froid, qui avait commencé le 10 décembre, continua à sévir avec force pendant tout le mois de janvier et une grande partie du mois de février. L’Eure et la Biaise restèrent gelées pendant deux mois.

« Les pauvres, écrit M. l’abbé Bonnet dans le registre de Saint- Pierre, mouroient de faim et de froid. Les riches et aisez de la ville firent des efforts prodigieux pour soulager les misérables, qui fourmilloient dans les rues et alloient de maisons en maisons processionnellement. »

Dans sa séance du 31 janvier, la commission de l’Hôtel-Dieu arrêta « qu’il serait distribué une aumône extraordinaire de pain pendant trois semaines consécutives » et fixa la dépense à la somme de 1,200 livres.

M. l’abbé Bonnet nous apprend que la boîte des pauvres « faisait des données publiques deux fois par semaine ».

Dans sa séance du 17 février suivant, la commission, « considérant que la continuité de la gelée et des neiges augmentait

(1) Au cours de cette année, M8>' Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac, qui avait été nommé évêque de Chartres en 1780, vint faire une visite à l’Hôtel- Dieu de Dreux. — Ms'' de Lubersac, ayant refusé d'adhérer à la constitution civile du clergé, émigra en Angleterre, puis en Allemagne; le 21 mars 1806, il fut nommé chanoine de Saint-Denis et, le 1" juin 1808, créé baron de l’Empite; il mourut à Paris le 30 août 1822.

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de plus en plus la misère des pauvres, » vota une nouvelle somme de 400 livres.

L’hiver de 1788-1789 fut également très rigoureux ; le froid sévit pendant les mois de novembre et décembre et une partie du mois de janvier. Pour soulager les malheureux, la commission de l’Hôtel-Dieu fit distribuer 400 livres de pain par semaine.

La boîte des pauvres continua à fonctionner pendant les premières années de la Révolution, sous la direction de M’"® Mariette, sa trésorière.

Celle-ci, ayant appris le 9 octobre 1793 qu’une délation avait été-faite contre elle par la Société populaire, s’empressa dès le lendemain de donner sa démission au Cqpseil général delà commune, et offrit « de rendre immédiatement ses comptes, livres de recettes et de dépenses, boîtes de remèdes, linges et effets à l’usage des pauvres ».

En présence de deux membres de la Société populaire, elle déposa sur le bureau la somme de 433 livres, restant 'de celle de 5,276 livres, produit des recettes qu’elle avait faites depuis le 1er février 1792.

Mais elle refusa de se dessaisir de son registre, « lequel contenait, dit-elle, des noms de donateurs qui seraient fâchés d’être connus et des mentions d’aumônes faites à des citoyens dans la gêne qui perdraient le peu de crédit qu’ils pouvaient avoir si on les savait secourus ».

Deux membres du Conseil général et deux membres de la Société populaire se rendirent à son domicile pour faire l’examen de ce registre et constatèrent qu’il était tenu avec leplus grand ordre.

La confrérie des Dames de la Charité, qui, par tolérance, avait été maintenue jusqu’alors en reconnaissance des services rendus à la classe malheureuse, fut supprimée en conformité de la loi du 18 août 4792 abolissant toutes les confréries (4).

(1; L’associalion des Dames de Charité a été reconstituée le 19 avril 1851, sur les bases d’un excellent règlement donné par M'"” de Couasnon. Depuis plus d’un demi-siècle, cette oeuvre de bienfaisance, libre et indépendante, n’a cessé de visiter et de secourir un grande nombre de familles pauvres de lu ville,

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La boîte des pauvres (1) fut aussitôt remplacée par le bureau de Charité, qui dépendait de la municipalité et se composait de cinq administrateurs désignés par le Conseil général. Trois citoyennes, choisies par ceux-ci, avaient l’ordonnance et la distribution du linge et des effets ; tout don en nature était accepté. La caisse était alimentée par une quête annuelle ; le 22" article du règlement' portait « qu'il serait fait par les administrateurs une quête et qu'en même temps il serait ouvert une souscription pour le soutien du bureau de Charité. »

Ce règlement se terminait ainsi :

« Citoyens vertueux que des malheurs non mérités ont réduits à l’indigence, ne craignez point de venir confier vos peines aux administrateurs; ils sont vos frères; les Français ne composent plus qu’une même famille, et les citoyens malheureux ne doivent pas rougir d’être inscrits sur le registre de la Bienfaisancè nationale.

« De vrais pauvres et vertueux, une juste répartition des secours publics ou particuliers, la diminution et par degrés l’extinction de la mendicité, la formation si utile des ateliers de charité, la connaissance de la véritable indigence qui n'ose se montrer, le soulagement des infirmes et des vieillards : tels sont les précieux effets qui doivent résulter de cet établissement. »

Le bureau de Charité prit plus tard, conformément à la loi du 7 frimaire an V, le nom de Bureau de Bienfaisance (2).

(1) L’expression : « elle esl îi la boite », pour désigner une personne secourue par le bureau de bienfaisance, est restée populaire à Dreux pendant tout le siècle dernier; même encore aujourd’hui, elle n’est pas complètement tombée en désuétude.

(2) Le mot Bienfaisance avait été créé au cours du XVill' siècle par l’abbé de Saint-Pierre; il n’apparaît pour la première fois au Dictionnaire de l'Académie que dans l’édition de 17G2. Les philosophes s’empressèrent de l’adopter et Voltaire salua la naissance du nouveau-né par les vers suivants :

Certain législateur, dont la plume féconde Fit tant de vains projets pour réformer le monde Et qui depuis trente ans écrit pour des ingrats, Vient de créer un mot qui manque à Vaugelas. t'-e mot est Hienfai.sance-^ il me plaît, il rassemble, Si le cœur en est cru, bien des vertus ensemble.

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