SŒUR SAINT-LAURENT (PILATE LOUISE-PAULINE
Née à Nogent-le-Rotrou, le 22 mars 1823.
Est restée à Dreux depuis le 15 septembre 1887 jusqu’au 12 août 1900 ;
A été décorée par décret du 10 avril 1897 ; la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur lui fut remise le 25 mai suivant ;
Est décédée à la Maison-Mère le 25 février 1901, dans sa 78® année.
LES IIOI’ITALX DE DBEUX, 423
LES HOPITAUX DE DUliUX
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en 1839. une maison passage de la Berge ; en 1840, une maison rue Illiers et un petit jardin passage de la Berge ; en 1843, une maison rue Illiers et une tourelle entre la porte de la rue Illiers et l’hospice : en 1845, une maison rue Illiers ; en 1846, une portion de jardin rue des Embûches ; en 1849, une remise planchéiée et un lavoir rue Illiers.
La commission avait déjà racheté, en 1812, la maison dite de la Chasse Royale qui faisait partie du patrimoine de l’Hôtel- Dieu avant la Révolution et qui avait été vendue en l’an III comme bien national (1).
Tous les bâtiments achetés furent démolis, et on refit de nouvelles constructions, qui furent terminées en 1855.
L’augmentation du nombre des salles permit à la commission administrative de destiner spécialement l’une d’elles aux militaires de la garnison et de déterminer de la manière suivante les lits que chacune pouvait contenir :
Incivils hommes, salle des fiévreux 17
2° d“ salle des blessés 14
3° Femmes, salle unique 17
4" Militaires, salle unique 12
5“^ Chambres d’officiers 4
6“ Cabanons 3
7“ Chambres de prisonniers 2
Total 69 .
Dans cette distribution n'étaient pas compris les lits des sœurs, de la servante et des infirmiers.
Par suite, on dut augmenter le nombre des sœurs hospitalières pour le service intérieur : une septième avait déjà été demandée à Chartres en 1840; une huitième le fut le 21 août 1855 et une neuvième le 14 avril 1877, Une dixième a été appelée depuis.
(1) Ce fut sur son emplacement que l’on construisit en 1852 la maison de l’aumonier. Pour se créer les ressources nécessaires, l’hôpital fut autorisé par décret à contracter un emprunt de 20,000 francs.
Voici, à la date du 1®' janvier 1902, le nombre et la répartition des lits dans les différentes salles :
1° Salle Saint-Jacques, hommes blessés.
2° Salle Saint-Paul, hommes fiévreux.
3“ Salle Sainte-Marie, la seule pour les femmes
4® Maternité
5° Salle Saint-Maurice, militaires et sous-officiers
6“ Chambre d'officier
7° Cabanons
8® Chambres de prisonniers
9® Salles pour maladies contagieuses.
10® Salle Saint-Cosme, lits supplémentaires.
11° Refuge des vieilles femmes
12® Lits des Sœurs, de la servante et des infirmiers
Total.
En 1862, la commission établit dans l’hôpital un dispensaire, dont la création fut vivement appréciée de la classe ouvrière.
En 1902, une salle d’opérations, que l’on réclamait depuis longtemps, a été installée à l’extrémité de la salle des blessés, dans les meilleures conditions possibles de commodité et d’hygiène ; on y remarque un appareil complet de radiographie (1), une table d’opérations avec articulations, des stérilisateurs, des désinfecteurs, etc., le tout donné par des personnes généreuses ayant désiré garder l’anonyme.
Des projets de restauration des bâtiments de l’hôpital ont été soumis à la commission administrative en d882, 1884, 1886 et 1893. Mais celle-ci, en présence de la diminution constante des revenus de la maison, a dû se borner jusqu’à présent à faire les travaux d’entretien nécessaires et à apporter les améliorations indispensables.
(1) En médecine, l’écran radioscopique permet de découvrir la pleurésie, la tuberculose, les cancers des organes profonds et même certaines affections du cœur. En chirurgie, les rayons X permettent de voir les os enfon" cés au milieu des organes et de découvrir le siège des fractures.
Répartition actuelle des services
Actuellement, les différents services de Thopital sont répartis ainsi qu’il suit :
Bâtiment à gauche en entrant : au rez-de-chaussée, conciergerie, salle d’attente, cabinet de consultations, cabinet de l’économe, pharmacie, laboratoire, laverie et cuisine ; au premier étage, chambres des sœurs et au bout, au-dessus de la cuisine, salle pour les tuberculeux (femmes).
Bâtiment au fond de la cour : au rez-de-chaussée, réfectoire et parloir ; au premier étage, salle pour les maladies contagieuses (femmes et enfants).
Bâtiment à droite de la cour et faisant suite à la chapelle : au rez-de-chaussée, salle Saint-Jacques pour les blessés (hommes) et à la suite salle pour les opérations (appareil de radiographie); au premier étage, salle Sainte-Marie pour les femmes.
Bâtiment allant de la chapelle vers la rue Illiers : au rez-dechaussée, salle Saint-Cosme divisée en deux parties : la première servant de cabinet de consultations pour les maladies des yeux et la seconde de salle pour les tuberculeux (hommes); au premier étage, salle des délibérations et lingeries; derrière ce bâtiment, cabanon pour les fous.
Bâtiment longeant la rue Illiers : au rez-de-chaussée, salle Saint-Paul pour les fiévreux ( hommes) ; au premier et au deuxième étages, salles pour les militaires ; au bout de ce bâtiment, salle de bains.
De l’autre côté de la rivière, refuge des vieilles femmes, lessiverie, cour servant de séchoir et grand jardin.
A droite de la chapelle, maison de l’aumônier.