‹ Les hôpitaux de DreuxChapitre 43 sur 47 · I.KS UOPlT.->yUX DK DHKUX 2(lt · texte numérisé non relu

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juin de ladite année, au profit de l’Hôtel-Dieu de Dreux, ladite rente pa3'^able de six mois en six mois les l""' janvier et 1'''' juillet.

1721. Don manuel d’une somme de 250 livres par la fille majeure de Jean Dobire, huissier au bailliage de Dreux, pour la subsistance des pauvres et sans aucune charge.

1722. Donation par Jeanne Laubertin d’une rente de JO livres.

172J. Bureau, curé de Laval, fait à l’Hôtel-Dieu une donation spéciale de 25,000 livres, « dont la moitié du revenu servira à fonder une bourse à perpétuité en faveur derses neveux portant son nom, néz de M. Charles Bureau, son neveu, marchand à Dreux, et de d^me Louise Bureau, sa nièce, femme de M. Charles Barbier, avocat en parlement, demeurant à Chartres «î

1724. Donation par Robert-François Migret, prêtre, chanoine delà Collégiale Saint-Etienne et chapelain de la chapelle de l’Hôtel Dieu, d’une somme de 640 livres ; à la charge de fonder dans ladite chapelle et dans les églises Saint-Pierre et Saint-Jean un salut du Saint-Sacrement pendant l’octave de la Fête-Dieu.

1724. Constitution de 53 livres 6 sols 8 deniers de rente par le sieur Dejarry, sieur du Parc de la Tour, et sa femme.

1725. Par arrest de son conseil du 11 juillet, le Roy accorde aux hôpitaux de Dreux une somme de deux mille trois cens livres qui se perçoit dans cette ville par forme de nouvel octroy et doublement de l’ancien. « (Extrait d’un factum produit en 1729 par la manufacture de draps de Dreux (1) pour repousser les prétentions de celle de Chartres).

(1) La manufacture de draps de Dreux fut longtemps florissante. En 1710, lit-on dans un ouvrage sur la Généralité de Paris, « il pouvait y avoir 3,000 personnes occupées à cette manufacture tant à préparer les laines qu’ù fabriquer les étoffes. Ces draps sont propres à habiller les troupes, aussi bien que les draps du Berry et les serges de Beauvais. » — « Le bureau de Dreux, est-il dit dans le factum de 1729 ci-dessus mentionné, ouvre deux fois la semaine. Outre les marchands drapiers établis à Dreux, ceux des villes de Vernon, de Mantes, de Pontoise, ceux de Chartres même qui font le commerce des étoffes à Dreux, y viennent faire leurs achats; les marchands de Paris, de Rouen, de Dieppe, de la province de Picardie, de Brie, de la Bourgogne et de la Champagne, qui en font aussi le commerce, ont dans la ville de Dreux des commissionnaires qui leur achètent dans le bureau de Dreux la quantité de pièces dont ils ont besoin. »

172(). Déclaration du Roi portant « défenses de vendre de la viande, volaille, gibier et œufs pendant le Carême ailleurs que dans la boucherie de l’Hôtel-Dieu ». La commission décide de ne pas user par elle-même de ce privilège et de le concéder par adjudication, au plus offrant et dernier enchérisseur, à l’un des bouchers de la ville (J ). »

1731. Donation par demoiselle Cagnyé d’une somme de 1,200 livres après son décès, à la charge qu’elle ne logera pas des hommes de guerre et qu’elle ne sera pas imposée au delà de 30 livres par an.

1731. Constitution d’une rente de 150 livres par messire Pierre Robert, chevalier, seigneur de l’Epinay, bailli de Dreux, au principal de 3,000 livres.

1734. Donation, d’une somme de 6,000 livres, par Brochand de Torignières (2), capitaine d’artillerie, demeurant à Dreux, à la charge de lui payer sa vie durant une rente annuelle de 600 livres.

1741. — Donation par M'"® Suzanne Bourgeois, âgée de 64 ans, d’une somme de 2,000 livres, à la charge de lui servir une rente viagère de 200 livres.

1742. Donation par M""® de la Plane, veuve Jouvelin, et par

(1) L’Hôtel-Dieu possède 22 titres concernant la boucherie de Carême. Le boucher à qui était adjugé ce privilège était tenu de prendre chez tous les bouchers de la ville les viandes qui leur restaient au premier jour à raison de quatre sols la livre et de vendre la viande pendant tout le Carême, savoir : sept sols et demi la livre aux particuliers et sept sols seulement à l’Hôtel- Dieu, à la boîte des pauvres et aux capucins. En 1778, la veuve Brochand fut déclarée adjudicataire moyennant 700 livres qu’elle paya à Pâques. En 1790, les bouchers s’entendirent entre eux pour prendre la boucherie de Carême moyennant la somme de 500 livres et en s'engageant à vendre la viande huit sols la livre. La dernière adjudication fut faite en 1791 dans les mêmes conditions.

(2) Pierre Brochand de Torignières, chevalier de l’ordre royal et militaire

de Saint-Louis, ancien capitaine du régiment Royal-artillerie, mourut à Dreux en 175'(, à l’àge de 78 ans. et fut inhumé dans le cimetière de Sain t Pierre le dimanche 2 juin. Il était fils de Louis Brochand, procureur du Roi à l’Election de Dreux, et de Catherine Clouet. Le 3 juin 1683, cette dame, en revenant de Chartres où elle était allée par dévotion pour demander à Dieu le rétablissement de la santé de son mari, s’était noyée dans un ravin qui traversait la route et qui avait été grossie par un orage; Louis Brochand con çut de cette mort un tel chagrin qu’il entra dans les ordres et devint en 171 “ chanoine de Chartres. ,

M. et M"’" de Muys, ses beau-frère et sœur, d'une maison sise à côté de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, à la charge de dire six messes aussitôt après le décès de chacun des donateurs, puis de douze messes par chacun an à perpétuité le 1®'' de chaque mois.

1745. Donation par François Dumesnil, maître menuisier, et Catherine Vigneron, sa femme, de 30 livres de rente à prendre sur tous leurs biens.

1746. Donation par demoiselle Jeanne Loyseleur-Deslongchamps d’une somme de 4,000 livres, à la charge de lui servir une rente de 350 livres sa vie durant.

d748. Donation par Jacques Luton, maître tourneur à Dreux, d’une écurie, d’une petite cour et d’un petit jardin joignant les bâtiments dudit Hôtel-Dieu, à la charge de messes et de saluts.

1749. Donation par demoiselles Marie et Thérèse de Baignalles, filles d’Adrien de Baignalles, lieutenant particulier au bailliage de Dreux, de la ferme de Pontlouet, à Tréon, à la charge de 340 livres de rente viagère.

1749. Don par la marquise de Pompadour d’une somme de 582 livres.

d750. Donation par mesdames de Muys et Jouvelin d’une somme de 2,000 livres, à la charge de servir à la dame de Muys une rente viagère de 100 livres. •

1763. Donation par Thérèse-Catherine Gaillard de la Bouexière, veuve de Charles-François des Granges de Surgères, marquis de Puiguyon, maréchal des camps et armées du Roi, menin de Monseigneur le Dauphin, inspecteur général de la cavalerie et dragons de l’armée d’Italie, dame de la châtellenie de Mézières et baronne de Comte ville (1), d’une somme de 24,000 livres pour la fondation de quatre lits en faveur des paroisses de Mézières,

(i) Madame de Surgêres mourut en 1771, à l'àge de 4S ans, et fut inhumée le 5 juillet dans la cave de la chapelle seigneuriale de Mézières. Henri IV avait fait construire le château de Mézières-lès-Dreux pour sa maîtresse, Henriette d Entragues, marquise de Verneuil, vers la fin du XVI* siècle. Ce château, dont un dessin au lavis est conservé à la Bibliothèque nationale, fut démoli en 1774.

Ecluzelles. Saint-Denis-de-Moronval et Luraj (donation autorisée par lettres patentes du Roi).

1764. Legs par les demoiselles de Baignalles : R par Thérèse de Baignalles, d'une somme de 1 000 livres après le décès de sa sœur ; 2° par Marie de Baignalles, veuve de Mathurin Legrand, d’une somme de 100 livres pour célébrer une grand’messe et un salut du Saint-Sacrement, et d’une autre somme de 100 livres sans aucune charge ; 0*' parla même, d’une somme de 400 livres pour fonder dans la chapelle un salut du Saint-Sacrement avec procession, qui sera dit à Notre-Dame de septembre.

1772. Don par le duc de Penthièvre d’une somme de 72 livres, en reconnaissance de ce que le bureau a fait traiter dans la maison le nommé Bourguignon auquel S. A. s’intéressait.

1775. Le 25 septembre, « Monseigneur le duc de Penthièvre, comte de Dreux, Madame la comtesse de la Marche et Madame Marie-Thérèse-Louise, princesse de Carignan, veuve de Louis- Stanislas de Bourbon, prince de Lamballe, vinrent à Dreux visiter l’Hôtel-Dieu, les communautés des orphelines et de la rue au Lait. Partout cet auguste prince distribua des largesses et libéralitez. »

An IIT. Réunion à l^hospice de Dreux de l’hôpital de Créc}'^ avec ses rentes et ses charges (voir page 116).

1806. M. Jacques-François de Courcy, prêtre, ancien chanoine^ de Chartres, décédé administrateur de l'hospice de Dreux, lègue à cet établissement le produit des deux tiers de la vente à faire de son mobilier, soit 2,300 livres 11 sols 10 deniers, la dite somme devant être employée à garnir la lingerie de draps et de chemises.

1822. Décision du ministre de l’intérieur remettant à l’hospice de Dreux une somme de 4,906 francs 37 centimes provenant de l’ancienne caisse d’amortissement et destinée à être employée en rentes sur l’État.

1836. Donation à l'hospice, par Jacques Métey, d'une somme de 3,000 francs, et par Pierre-Louis Bourdon, d’une somme de

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1,000 francs, pour la fondation d’un lit pendant six mois chaque année en faveur de la commune de Cherisy.

1844. Donation par M‘““ Marie-Thérèse- Augustine de Garrault, veuve de Léonard, marquis de Martel (1), d’une somme de 3,000 francs, pour la fondation d’un lit pour les pauvres de Blainville.

1847. Testament de Nicolas-Toussaint-Jacques Delatervinière léguant à l'hospice une somme de 1,500 l’rancs.

1850. Testament de, M‘"“ Madeleine-Pierrette Faible, femme de Pierre-Nicolas Beaufour, léguant une somme de 7,500 francs

à l'hospice et pareille somme au bureau de bienfaisance.

1857. Don de vin à l’hospice par M. Soyer, négociant.

1859. Don à l’hospice par M"’® Maréchal des instruments de chirurgie de^M. le docteur Adolphe Maréchal, son mari, décédé.

1801. Testament de M“® Loufse-Joséphine Jullienne, veuvë Louvet, léguant à l’hospice un lot de terre à Crécy et un autre à Saulnières à la charge de messes.

1802. Testament de Madame Angélique-Désirée Bouchery léguant à l’hospice une somme de 400 francs.

1867. Fondation par M. Léon Seigneury d’un lit de vieillard, moyennant 6,000 francs.

1872. Testament de M“’® Cécile-Françoise Farcy, veuve de Jean Germain Bignon, léguant sa ferme de Boutry, commune de Fontaine-les-Ribouts. Pour payer les charges du legs, projet d’aliénation de terres à Querre et à Châtaincourt. Arrêté préfectoral autorisant pour cet objet l’aliénation d’une rente sur l’Etat de 1 .326 francs.

(t) La marquise de .Martel était la fille de M. Augustin-Bonaventure de Garrault, ancien major d’artillerie et chevalier de Saint-Louis, décédé à Dreux, rue Parisis, le 14 juillet 1821, dont on voit le tombeau dans la chapelle Sainte-Anne de Blainville. La terre de Blainville appartenait depuis de longues années à cette famille. Dans un jugement du 22 octobre 1669, nous voyons figurer .Jean de Garrault, écuyer, sieur de Blainville; dans un acte de 1694, Charles de Garrault, seigneur de Blainville, et Maximilien-François de Garrault, chevalier; dans un acte de 1753, Maximilien-Jacques de Gar^ rault, chevalier, seigneur de Blainville,

LES HOPllAUX DE OKEUX

1877. Don manuel par M"® Peigné d’une somme de 1,000 francs ; emploi en achat d’une rente sur l’Etat.

1880. Legs par Parent, née Suzanne Mortemart, d’une somme de 2,000 francs.

1882. Don manuel, par M. et M”® Seigneury, en leur nom et en celui de leurs enfants mineurs, d’une somme de 7,500 francs, à la charge par la commission de convertir la dite somme en un titre de rente 3 Vo sur l’Etat français, dont les arrérages serviront à l’entretien à perpétuité d’un lit d’enfant malade ou momentanément abandonné.

1888. Legs par M""' Vivien, née Julie-Adrienne Gatay, d’une somme de 2,(X)0 francs ; emploi en un achat de fente sur l’Etat.

1891. Legs par M. François Blin, à Fermaincourt, de tous lesbiens meubles et immeubles dépendant de sa succession, sauf une somme de 5.000 francs à prendre sur les dits biens léguée aux pauvres de Cherisy, les dits biens ne devant revenir à l’hôpital qu’après le décès de sa femme. Par suite d’une transaction, l’hôpital s’engage à servir à un neveu du donateur, après le décès de M“® Blin, une rente annuelle et viagère de 400 francs.

1894. Legs par M. Jacques- Apollinaire Gromard, ancien maire et ancien administrateur de l’hôpital, d’une rente annuelle et perpétuelle de 2.000 francs en 3 %, nette de tous frais et droits d’enregistrement (une plaque de marbre mentionnant ce don généreux est placée dans la chapelle).

1895. Legs par M. Jean-Baptiste Humbert, propriétaire à Gre-

noble, d’une somme de 1.000 francs.

1896. Don manuel par M. Bury, de Louviers, d’une somme de 2.000 francs.

1899. Legs par M“‘® veuve Lamarque, de Chartres, d’une somme de 200 francs en faveur du refuge des vieilles femmes.

1899. Legs par M. Etienne-Théodore Damars, ancien banquier, décédé administrateur de l’hôpital, d’une rente annuelle et per-

pétuelle sur l'Etat français de 6,500 francs dont l'entrée en jouissance n’aura lieu qu’après le décès des usufruitiers.

1900. Legs par M. l’abbé Leroy, décédé curé de Dreux, d’une somme de 200 francs.

d 901. Subvention d’une somme de 3,000 francs accordée à l’hôpital parle Conseil municipal, par suite d’insuffisance deressources.

1902. Don fait à l’hôpital par quelques personnes généreuses, désirant garder l’anonyme, d’un appareil complet de radiographie, d’une table d’opérations avec articulations, de stérilisateurs, désinfecteurs, etc.

1902. La cloche de la chapelle s’étant cassée accidentellement, une personne généreuse, désirant garder l’anonyme, donne la somme nécessaire pour en faire refondre une nouvelle.

"1902. Donation par M”® Bodeau d’une rente annuelle et perpétuelle de 500 francs.

Les messes et les saints de fondation furent supprimés pendant la Révolution. Mais, aussitôt que le culte catholique fut rétabli, on reconnut que la dette d’honneur, contractée par l’Hôtel-Dieu envers les personnes charitables dont les généreuses libéralités avaient assuré son existence, était une obligation sacrée et légale qui devait toujours être religieusement respectée ; en conséquence, il fut décidé qu’à l’avenir un certain nombre de messes collectives seraient dites chaque année dans la chapelle de l’hôpital pour le repos de l’âme de tous les bienfaiteurs.

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