CHAPITRE XXX
Patrimoine et Revenus actuels de rHôpital.
Le patrimoine actuel de l’hôpital se compose de deux éléments : les immeubles et les rentes. Voici l’énumération de chacun d’eux :
Immeubles.
J O Ancienne ferme du Colombier, commune de Dreux, contenant 43 hectares 65 ares 5 centiares. Jouissance de temps immémorial. Le plus ancien bail remonte à 1594.
2'’ Lot de Coulombs, contenant 1 hectare 75 ares 90 centiares. Le plus ancien bail remonte à 1699.
3° Lot de Senantes, contenant 1 hectare 68 ares 20 centiares. Le plus ancien bail remonte également à 1699.
4° Biens provenant de la Maladrerie de Saint-Gilles et réunis
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à 1 Hôtel-Dieu en 1696, contenant lüO hectares 35 ares 56 centiares, savoir : 15 hectares 44 ares 10 centiares sur Abondant, 36 hectares 31 ares sur Chàtaincourt, 1 hectare 41 ares 10 centiares sur Mézières et 47 hectares 19 ares 36 centiares sur Tréon
5“ Biens provenant de la Maison des Orphelines et réunis en 1792 à l’Hôtel-Dieu, contenant 24 hectares 31 ares 10 centiares, savoir : 1 hectare 41 ares 70 centiares sur Fontaine-les-Ribouts et 22 hectares 89 ares 40 centiares sur Marville-Moùtiers-Brûlé.
6“ Biens provenant de l’acquisition Boulanger du 5 août 1684, contenant 30 hectares 92 ares 37 centiares, savoir : 27 hectares 43 ares 47 centiares sur Cherisy, 98 ares 20 centiares sur Germainville et 2 hectares 50 ares 10 centiares sur Saint-Denis de- Moronval.
7“ Pré du Clos-Regnier, commune de Cherisy (acquisition du 16 décembre 1708), contenant 2 hectares 44 ares.
8“ Ancienne ferme de Mérangle (acquisitions de 1714 et de 1731), contenant 40 hectares 16 ares 60 centiares, savoir: 2 hectares 40 ares sur Germainville, 5 hectares 25 ares 60 centiares sur la Chapelle-Forainvilliers, 61 ares 30 centiares sur Mézières, 25 ares 80 centiares sur Croisilles et 32 hectares 3 ares 50 centiares sur Guerre.
9“ Lot de Flonville (acquisition Levacher du 27 mars 1738), contenant 85 ares 50 centiares.
10'’ Un lot de terre (acquisition Saint-Denis du 24 juin 1739), contenant 22 hectares 29 ares 63 centiares, savoir : 20 hectares 13 ares 29 centiares sur Dreux et 2 hectares 16 ares 41 centiares sur Vernouillet.
11° Une pièce de terre sur Mézières. contenant 11 ares 60 centiares, provenant d’un échange fait en 1857 avec les époux Debeu.
12° Domaine de Gougerval (donations Otran de la Huchette en 1186 et Radulphe de Mantes en 1597), contenant 40 hectares 83 ares 30 centiares, sur Saint-Denis-de-Moronval (1).
(1) Suivant un procès-verbal d’arpentage du 28 janvier 1738, « les terres de la ferme de Gougerval contenaient SI arpents 37 perches et demie (l’arpent ayant 100 perches et la perche 22 pieds) ».
LES UOPII'AUX DK DREUX
12° Un lot de terre sur Montreuil (donation Larcher du 2 avril 151)1), contenant 36 ares 50 centiares.
14“ Biens provenant de la donation Yves Dupré en 1676, contenant 8 hectares 7 ares 40 centiares, savoir : 7 hectares 30 ares 20 centiares sur Broué, 13 ares 10 centiares sur Champagne, 29 ares 50 centiares sur Serville et 34 ares 60 centiares sur la Chapelle-Forainvilliers.
lo” Un lot de terre sur Dreux (donation Léonarde Colin du 25 novembre 1702), contenant 7 hectares 26 ares 20 centiares.
16° Biens provenant de la donation de Baignades en 1749, contenant 12 hectares 7 ares 12 centiares, savoir ; 10 hectares 79 ares 92 centiares sur Tréon et 1 hectare 16 ares 80 centiares sur Aunay-sous-Crécy.
17° Biens provenant de la donation Louvet J ullienne en 1861, contenant 4 hectares 57 ares 67 centiares, savoir 49 ares 40 centiares sur Chàtaincourt, 67 ares 7 centiares sur Crécy et 3 hectares 41 ares 20 centiares sur Saulnières.
18° Biens provenant de la donation Bignon en 1872, contenant 28 hectares 2 ares lo centiares, savoir : 12 hectares sur Vernouillet, 11 hectares 23ares 90 centiares sur Fontaine-les Ribouts, 1 hectare 50 ares 75 centiares sur Saint-Denis-de-Moronval et
3 hectares 27 ares 50 centiares sur Saulnières.
Total des contenances de toutes les terres d’après
le cadastre, en 1885 . . ’ . . . 37l'’66“74“
Emplacement des bâtiments, cours et jardins de
l’hôpital 9-^45°
Total général. . . . 371'’ 76* 19“
Rentes 3 °/n sur l’Etat Français.
1° Inscription départementale 271^ »
2’ Trois inscriptions directes legs Gromard. . . . 2,000 »
3° Inscription legs Vivien-Gatay 72 »
4° Rentes de provenances diverses 6,948 n
5° Inscription donation Bodeau 500 »
ToT.-\r 9,791'' »
Dans l’état ci-dessus ne sont pas compris les immeubles provenant du legs Blin, de Fermaincourt (1891), et la rente de 6,500 fr., provenant du legsDamars, de Dreux (1899); l’hôpital ne doit entrer en jouissance de ces deux legs qu’après le décès des usufruitiers.
Examinons maintenant le revenu de ce patrimoine.
On sait qu’une crise aiguë s’est produite depuis une trentaine d’années sur la propriété foncière et que, par suite, la location des terres s’est abaissée dansdesconditions vraiment extraordinaires. L’hôpital ne pouvait échapper à la loi commune et a éprouvé de ce chef un préjudice considérable. Pendant ce même laps de temps, heureusement, le chiffre de ses rentes a suivi une marche toute contraire.
Voici un court relevé que nous avons fait à partir de 1870 et qui fera connaître la situation :
En 1870
Produit net des terres.
Produit des rentes. .
En 1880
Produit net des terres.
Produit des rentes.
En 1890
Produit des terres
Jusqu’alors, tous les impôts et droits de main-morte avaient été payés par les fermiers. En 1890, l’hôpital en avait déjà une partie à sa charge, soit
Reste net.
Produit des rentes
En 1901
Produit des terres 20, 570*' 90
A déduire impôts et droits de mainmortepayésen grande partie par l’Hôpital 4,649 44
Reste net Produit des rentes.
En 190.S
Produit des terres 19 600 »»
A déduire impôts et droits de mainmorte à la charge exclusive de l’Hôpital. 5,000 « •
Reste net 14,600 »»),
Produit des rentes 9,791 «wi
Si l’on compare le revenu total (terres et rentes) de 1870 avec celui de 1903, la différence en moins est de 10,348 francs, soit une diminution de 14,-302 francs sur les locations et une augmentation de 3,954 francs sur les rentes.
Lorsque le décès des usufruitiers permettra à l’Hôpital d’entrer en jouissance des legs Blin, de Fermaincourt, et Damars, de Dreux, sa situation financière se trouvera déjà bien améliorée.
Et, dans un certain nombre d’années, nous l’espérons, grâce aux dons généreux qui ne manqueront pas de continuer à se produire, notre maison hospitalière pourra reconstituer sa dotation et revoir le chiffre de ses anciens revenus.