‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 11 sur 40 · CHENE ER · texte numérisé non relu

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pital s’émut de cet abandon et c'est le vicomte de Blois qui fut chargé de classer, inventorier et conserver les quelques reliefs de ces agapes historiques. À la suite de ces travaux, le Commandant-Major Faty, membre de la Société d'Archéologie, a pu retrouver et mettre en ordre un certain nombre de comptes, tenus en général avec soin par leurs auteurs, mais . dont beaucoup manquent malheureusement. Ce travail, publié dans le Bulletin de la Sociélé d'Archéologie du Finistère en 1883, nous a été particulièrement précieux pour notre étude ; nous lui avons fait les plus larges emprunts. Une autre partie de notre documentation à été puisée dans une « Notice historique sur les Séminaires de Quimper et de Leon », par l’abbé Peyron (1889), dans le livre si vivant et d’une si belle tenue littéraire de P. A. B. : À iravers Quimper (Bargain, Quimper, 1930) et enfin dans les archives de l'Hôpital lui-même, ces dernières ayant un intérêt très médiocre parce qu’elles sont trop récentes et semées de nombreuses erreurs.

Il n’est pas possible de déterminer avec exactitude l’époque à laquelle Quimper vit fonctionner ses premiers hôpitaux. Cependant nos vieilles chroniques nous permettent mieux que des conjectures, qui font souvent mention de ces établissements. « Ce n’est qu’en 1239 — écrit le Major Faty — que nous savons avec certitude qu’à cette époque notre cité était en possession d’un hôpital qui, sans doute, existait bien antérieurement. Nous l’apprenons par un acte capitulaire de l’évêque Raynaud et du noble et vénérable Chapitre de cette ville, daté de l’octave de l’Assomption de l’an 1259 et qui accorde annuellement à l'hôpital de Quimper 4o sous sur les annates, c’est-àdire sur les revenus de la première année des bénéfices vacants ».

Sept cents ans : ancienneté fort honorable, dont les Quimpérois pourraient s’enorgueillir, s’ils la connaissaient. |

Cet hôpital était celui de Sainte-Catherine, qui se dressait sur l'emplacement occupé par la Préfecture actuelle. Il est probable que cet établissement fut le seul de ce genre jusqu’au xv® siècle ; à cette époque, en revanche, la ville en comptait quatre : ils sont

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mentionnés par un acte de Monseigneur Bertrand de Rosmadec, l’évêque-bâtisseur, l’un des prélats les plus actifs et les plus généreux que Quimper ait connus ; cet acte, promulgué en 1431, fait participer les quatre hôpitaux à l’Aumônerie que l’évêque vient de fonder. ;

Ces quatre établissements hospitaliers étaient :

19 Sainte-Catherine, à l'emplacement de la Préfecture ;

20 Saint-Antoine, qui occupait l'édifice actuellement dévolu à la Prison ;

3° Saint-Yves, un peu plus à l’écart de la ville, près du Manoir des Salles et ‘du barrage bien connu de la jeunesse quimpéroise sous le nom du Léonard ;

4° Saint-Julien enfin, qui aurait été spécialisé dans l’hospitalisation des lépreux et qui s'élevait aux environs de l’actuelle gare de marchandises, au pied de la « Montagne Saint-Julien » (r).

Ces deux derniers établissements ont disparu assez tôt : Saint-Julien fut détruit par un incendie, en 1626 et ne fut pas rétabli, en raison de l'insuffisance de ses revenus ; Saint-Yves fut supprimé en tant qu’hôpital en 1656 : c’est avec ses matériaux constituants que fut édifiée l'exploitation rurale qui en occupe aujourd’hui l'emplacement.

Tant au point de vue administratif qu’au point de vue hospitalier, Saint-Yves et Saint-Julien furent unis, en 1656, l’un à Sainte-Catherine et l’autre à Saint-

1. Il faut signaler aussi le petit prieuré de Saint-Laurent, en Ergué-Armel, qui aurait été quelque temps hôpital.

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