MEME VUE
Antoine. De ces quatre hôpitaux, enfin, il ne restera
plus qu’un à la Révolution : Sainte-Catherine. Il changera alors d'emplacement, quittant les bords de l’'Odet pour escalader la colline de Creac’h Euzen et s’ins-
taller dans les locaux du Séminaire ; il changera aussi
de nom, la ci-devant Catherine étant jugée trop. cléricale, et s’appellera du nom sans pittoresque d'Hôpital-Hospice municipal.
1° Hôpital Sainte-Catherine.
Il ne semble pas contestable que l’ancêtre de tous les hôpitaux que Quimper ait possédés fut de fondation ecclésiastique. Actuellement, «on peut le considérer avec certitude comme ayant été fondé par les premiers évêques de Cornouailles » (1). Nous verrons que cette origine a cependant été contestée, de bonne ou de mauvaise foi, par les bourgeois de la ville et leur communauté.
L'hôpital s’appelait alors indifféremment Sainte- Catherine ou Hôtel-Dieu, domus Dei, comme tant d’autres. Il avait, malgré son exiguïté, une administration, des revenus ; on ne voit apparaître que bien plus tard, un personnel hospitalier proprement dit etune ébauche deservice médical. Il ne faut pas oublier, du reste, qu’au Moyen Age ces établissements étaient avant tout des asiles pour les pauvres, les infirmes, les pèlerins de passage, etc.