Faty, loc. cit
MU portaient le plus grand préjudice aux pauvres qu'il était appelé à secourir. Il finissait par considérer sa charge comme une source de revenus » (EN
Effectivement, la gestion de l'hôpital Sainte-Catherine laissa de plus en plus à désirer, jusqu’à tomber plus bas que jamais en 1545.
Déjà en 1403, peut-être à la suite de quelque plainte ou dénonciation, Mgr Thépaud de Malestroit avait été appelé à visiter inopinément l’Hôtel-Dieu et y avait fait des découvertes édifiantes qui amenèrent au prieur Rivallon quelques désagréments. Mais en 1545 la coupe déborda.
La Communauté de notre ville, en lutte depuis plusieurs années contre le Chapitre pour la dispute de ses privilèges, soutenue d’ailleurs par les ducs, profita de la déplorable gestion du prieur Ollivier Frelaud pour mettre le feu aux poudres.
La Communauté remua ciel et terre : on alerta la Cour de justice, on émut le Sénéchal, on se couvrit même d’une approbation écrite de Monseigneur le Dauphin de France. |
. Une enquête eut lieu, sévère cette fois, menée par le Sénéchal lui-même, Pierre de Kermorial : elle révéla un désordre inouï.
Elle démontra que, malgré ses 300 ou 400 livres de revenus, l’'Hôtel-Dieu ne logeait que cinq à six pauvres (encore ceux-ci n’étaient-ils que logés, se
nourrissant d’aumônes), alors que les trois autres