Faty, loc. cit
LC oÙ 2
hôpitaux, riches ensemble de 15 livres à peine, en entrelenaient une vingtaine. |
Et les témoignages d’affluer : « Pierre Sinquin dépose qu’anciennement il avait vu cet hospital bien tenu et qu’il y avait abondance de charlits et gistes, pour la plupart garnis de couètes et de couvertures d’un côté et d’autre, pour recevoir les pauvres malades et impotents ou estre logés, sustentés et entretenus en iceux dessus les revenus, rentes et levées appartenant à l’hospital». Un autre témoin ajoutait qu’il avait vu «dans sa jeunesse une bonne femme, servante des pauvres, qui leur faisait la soupe et blanchissait leur linge ; ils étaient alors en assez bon nombre et bien entretenus ».
Or il advint que, deux ans plus tard, le Parlement de Bretagne tenait ses assises à Quimper.
L’affaire, bien entendu, fut portée devant la haute Assemblée des Etats de Bretagne. Voici l’arrêt sévère qu’elle rendit : « Ouy la remontrance faicte par le Procureur général du Roy, qui dict que en ce pays et duché, y a plusieurs hospitaux et maisons-Dieu lesquels sont de fondation royale, princes et ducs de ce pays, ou pour aultres causes, toutefois aucuns prétendent attribuer à leur proufit particulier et bursal les revenus d’iceux hospitaux et maisons-Dieu, ne veulent aujourd'huy y recevoir ne héberger aucuns pauvres, ce qui est contre les ordonnances du Roy et des saincts consilles... Au moyen de quoi requérons... à ce que dedans trois jours après la signification de l'arrêt qui interviendra, ilz (le Chapitre et les