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leur farouche résistance à l'annexion et de l'ultime lutte de leur bonne Duchesse (x).
Le bureau des pauvres se réunissait «sur la demande des administrateurs ou lorsqu'il survenait quelque événement important, les membres à la manière accoutumée convoqués par le maire et prévenus par les héraults de la ville ». C’est la première fois que Pon voit apparaître le nom de ce personnage ; il n’est pas mentionné dans les statuts des hôpitaux. Cependant il semble qu'il dut être au moins invité aux délibérations ; car plus tard, il en aura tellement pris l'habitude que, après de longues et mesquines querelles, sa présence sera un jour consacrée officiellement ; le maire verra ainsi croître son importance jusqu’à nos jours, puisqu'il occupe maintenant la place réservée jadis à l’évêque.
Les réunions se tenaient d’abord au palais épiscopal, séparé de l'hôpital par l’Odet et l’enceinte fortifiée, encore en partie debout aujourd’hui. À partir de 1731, elles se feront dans une salle de lhôpital Saint-Antoine.
On peut imaginer que, à l'issue de ces réunions souvent mouvementées, nos bons bourgeois s’allaient rassembler, loin de leurs féales épouses, dans cette hostellerie de la rue du Gueodet, « la taverne en vogue du centre de la Ville Close » où ils s’attablaient en compagnie des «gens de bien amateurs de franches lippées, fins museaux, chevaliers de Messer Gaster, se
1. Commines : «Le Roy possedoit toute la Bretaigne, fors la ville de Rennes et la fille qui estoit dedans. »