‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 18 sur 40 · HOT · texte numérisé non relu

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“en même temps que l'importance de Sainte-Catherine

et, aussi, que lé coût de la vie. Vers 1700, le budget

de l’hospice se chiffrera par plusieurs milliers de livres. Cet argent nourrissait les pauvres et les malades,

les logeait, les distrayait.

MALADEs.

La première enquête faite à Sainte-Catherine en 1403, avait montré que cet hôpital comportait une douzaine de charlits, c’est-à-dire de lits-clos.

Faty en conclut que l'établissement devait pouvoir héberger une moyenne de dix pauvres environ. Il est fort probable, croyons-nous, que ce nombre peut être largement dépassé ; il était courant, en effet, de faire coucher plusieurs individus dans le même lit ; au surplus, bien qu'aucune précision ne nous soit fournie à cet égard, nous sommes autorisés à supposer qu'il s’agissait peut-être de ces lits-clos à étage que nous connaissons bien.

Cela peut fort bien nous donner, les jours d’affluence, jusqu’à cinq ou six clients par lit !

En 1622, les comptes du gestionnaire comportent ‘un inventaire du mobilier ; nous y relevons : « 370 Vingt-sept charlits de bois avec leurs tours de Collinay, rompus en partie ». Cet inventaire, dont plus de la moitié énumère des objets du culte, ne nous apporte aucun renseignement sur le nombre des malades.

. Nous en sommes réduits à des conjectures : admettons que Sainte-Catherine pouvait héberger un maximum de soixante malheureux.

En 1757, nous aurons quelques éclaircissements ; un administrateur nous apprend que «les hôpitaux sont encombrés d’un grand nombre de militaires, ce qui ne permet pas d'y admettre quantités de soldats et d matelots qui passent par Quimper dans la situation la plus déplorable ».

Nous avons là un document sur l’aspect quimpé-— rois de cette désastreuse guerre de Sept ans que la France soutenait contre la Prusse et où elle perdit sa marine, le Canada et ses possessions des Indes. « La Bretagne, et particulièrement la Cornouaille, était alors couverte de troupes, qu’on y réunissait près des ports d'embarquement » (1).

Les hôpitaux n’avaient plus de place pour les pauvres de la ville, malades indigents des deux sexes, nous dit la chronique : elle ajoute qu'il fallut réquisitionner, dans une caserne voisine, « huit lits à deux places », ce qui confirme l’hypothèse que nous avons émise. 3

Pendant ce temps, les soldats continuant à affluer, l'hôpital Saint-Antoine mettra à leur disposition une salle désaffectée dans laquelle on installera 43 lits, ajoutés aux 23 lits du temps normal. Et l’administrateur prévient que les «75 vieillards et enfants habituellement hébergés dans son établissement » vont se trouver sur le pavé. 75 pour 23 lits ! Méditez, Ô sœur Joseph-Edouard, qui levez les bras au ciel quand il ne reste plus de lit vacant pour l’ «urgence» éventuelle !.…

En temps normal, cependant, quelles étaient les.

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