‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 20 sur 40 · PERSONNEL · texte numérisé non relu

PERSONNEL

Ce qui nous eût le plus intéressés manque à pew près totalement dans ces chroniques : détails peu nombreux concernant les médecins, renseignements rares et insignifiants sur les remèdes ; en revanche, nous avons une profusion de documents sur le personnel religieux, c’est-à-dire, pratiquement, infirmier.

Ce n’est qu’en 1602 qu'il est question des honoraires d’un chirurgien, Pasquet Vincent dit Desmares : encore cette allocation devait-elle être bien:

extraordinaire puisqu'il fallut pour la toucher une ordonnance du Sénéchal,

Les Médecins et Chirurgiens étaient, depuis une-

époque indéterminée, nommés par le bureau pour

une certaine période. Le poste ne semble pas avoir été:

bien intéressant : comme nous l'avons vu faire à:

eu nombre d’administrateurs, beaucoup d’entre eux cherchent à s'exempter de cette obligation par quelque don important fait à l'hôpital. |

Par ailleurs, ce que nous apprenons des médecins n'est pas toujours édifiant ! En 1767, le bureau se plaint du manque d’assiduité du sieur Chabot, chirurgien, et l’exclut de l'hôpital ! Cette même année, le même bureau, qui ne badine pas, adresse un blâme irès sévère à un autre médecin : « sur les plaintes qui ont été adressées à Mgr l’évêque de Quimper et à M. de Silguy, Sénéchal au Présidial, de la conduite que le sieur Bouvard, médecin à l'hôpital, tenait tant à l’égard des malades que des dames religieuses hospitalières et des remèdes qu’il donnait inutilement et à l'oppression dudit hôpital, suivant l'attestation des gens experts ; lesquelles plaintes exposées au bureau, le bureau délibère de charger. l’administrateur d’avertir le sieur Bouvard et de lui recommander d’être plus exact et plus assidu auprès des malades, d’avoir les égards qu’on doit aux dames. religieuses et qu’elles méritent et d’avoir plus d’attention et de circonspection dans les remèdes qu’il

ordonne ».

ReEMèDEs.

Mais ces remèdes, quels étaient-ils ? Peut-être la pénurie de renseignements les concernant est-elle en

rapport avec celle des remèdes eux-mêmes... « [l'est à supposer que le prieur ou l’aumonier, dont l’ins-

truction était au-dessus du commun, dans le but de:

soulager ces malheureux, faisait emploï de remèdes indiqués dans certains recueils de recettes, comme celui de Mme Fouquet, la mère du surintendant, par exemple, et les appliquait à sa façon » (1).

En 1732, les comptes mentionnent une dépense de « 24 livres à la femme Baptiste, vendeuse d'herbes, pour les herbes qui furent mises au pot pendant l’année ».

En 1756, on commence à parler de la sœur pharmacienne et de ses remèdes « donnés aux malades dudit hôpital suivant les mémoires visés par MM. les médecins ; plus 240 livres pour autres remèdes fournis par ladite sœur pharmacienne aux pauvres de la ville qui furent soignés à domicile ».

Malheureusement, nous ne connaissons de ces remèdes que leur mode d’approvisionnement. Ils étaient tantôt achetés par le bureau, tantôt fournis par les religieuses, tantôt avancés par l’apothicaire de la ville ou par le médecin, sauf à se faire rembourser par la suite, si tout allait bien : le Chirurgien Coquerelle donne sa démission, en 1766, parce qu'il attend en vain le remboursement de 872 livres 14 sols !

Pendant la guerre de Sept ans, on trouve mention d’un achat de bandages herniaires, fournis aux soldats par l’intendance militaire ; cette note est signée de «Bouchaud de Bussy, major des Grenadiers royaux d’AILy ».

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