‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 21 sur 40 · PERSONNEL INFIRMIER · texte numérisé non relu

PERSONNEL INFIRMIER

Le personnel infirmier se réduisait, à l’origine, à peu de chose.

En 1403, la servante Marguerite déclare que le prieur « demeure avec un sieur Lagadec et une domestique ». Les comptes de 1590 ne mentionnent, eux, qu’une seule servante.

Le 23 juin 1645, la ville de Quimper passe un contrat avec les premières religieuses hospitalières. Voici quelques passages de ce traité :

«— que les dites religieuses se logeront comme bon leur semblera, dans une maison proche et dépendante du dit hôpital.

— que les dites religieuses ne pourront être à charge de la dite communauté de ville et... se nourriront aux dépens de leur dot ;

— que les dites religieuses ne pourront employer ni divertir les deniers qui leur seront donnés à autre usage qu’à l’entretien des pauvres infirmes en icelui (hôpital). ;

— que la dite communauté de ville retiendra tou- . jours le droit de nomination et présentation d’un chapelain.… ;

— et arrivant que les dites religieuses contreviendraient directement ou indirectement aux choses promises et accordées par le présent traité, il sera libre de les congédier en tout temps... »

Evidemment, l'enthousiasme n’y est pas et les

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«humbles et discrètes » sœur Anne de Saint-Fran— çois de Paule et sœur Yvorée de Saint-Jean-Baptiste, décidées à se dévouer au soulagement des malheureux, commençaient leur calvaire par une station peu encourageante.

Il faut dire à la décharge (?) des rapporteurs du traité que ceux-ci dirigeaient moins leur hostilité contre les religieuses que contre l’évêque, suivant une vieille tradition ; ce dernier, du reste, en signant le contrat, ne manquera pas d’y ajouter cette réserve : « sans toutefois préjudicier à nos droits ».

Ces dames hospitalières dela Miséricorde de Jésus, de l’ordre de Saint-Augustin, s’installèrent donc à l'hôpital, au nombre de trois. Vers 1664, on en compte sept : une supérieure, une assistante, une dépose et quatre surveillantes des salles.

Leur richesse provenait de leur dot, augmentée de nombreux dons : argent, rentes, domaines, legs, etc. Elles avaient une comptabilité propre, contrôlée chaque année par l’évêque.

De 1676 à 1683, elles donneront 20.000 livres pour la construction de leur couvent, qui est aujourd’hui la Préfecture.

À la Révolution, en 1791, elles furent chassées de Sainte-Catherine et arrachées de leur maison « par une troupe armée laquelle se conduisit avec la plus ignoble brutalité», cependant que leurs malades étaient transférés dans le couvent des ci-devant Dames de la Retraite, actuellement Gendarmerie : ils

n’y restèrent pas longtemps : le Séminaire les re -

cueillit bientôt, qui venait, lui aussi, de changer de destination pour devenir l'hôpital actuel.

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