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et les hospices et asiles de nuit recueillant les pauvres infirmes ou valides.
L'an 1680 nous montre une organisation solidement assise, avec des revenus importants provenant, eux aussi, de sources nombreuses et diverses :
— rentes fournies par des particuliers ou établies sur des domaines ;
— dons variés venant surtout, chose remarquable, de la munificence du Roi : 5.000 livres en 1725, 10.000 en 1729, 12.000 en 1730. Comment expliquer ces libéralités inouïes et si fréquentes ? Faty en donne deux raisons : l’estime toute particulière de Louis XV pour Mgr de Ploeuc, et « la commisération qu’on accorde plus volontiers aux vieillards infirmes et aux enfants abandonnés, autrement intéressants que des malades qui, après quelques soins, reviennent bientôt à la santé ».
Chacun des donateurs demande en retour quelques prières de la part des bénéficiaires.
— Enfin, Saint-Antoine tirait une partie de ses revenus de trois sources tout à fait particulières que nous n’avions pas encore rencontrées : les boues, la « tuaison » de carême et les papegaults.
Peu de chose à dire des boues : plusieurs particuliers avaient l’adjudication des vidanges, pour la ville et les faubourgs. La recette en sera perçue par l’hôpital général jusqu’à la Révolution.
La tuaison de Carême était une exception à la défense faite, sous peine de la hart, de manger ni détailler de la « chair » : un seul boucher était auto-