DE LA R. P. R
Le 22 août 1683, à Carbonne, diocèse de Rieux, maître Simon Boussac, recteur de Carbonne et syndic du clergé de Rieux, voulant obtenir que les legs faits aux pauvres de la R. P. R. fussent unis aux hôpitaux, s'adresse à Charles Bourdin, ministre, et aux anciens du consistoire de la ville du Mas-d'Azil, « iceux absens et comme s'ils estoient « présens », et leur dit et remontre :
« Qu'ils ne peuvent ignorer que par la déclaration du Roy, du
c( 30™*^ novembre dernier, il est ordonné que tous les legs faits « aux pauvres de lad. R. P. R. ou aux consistoires pour leur estre « distribués, soient délaissés aux hospitaux des lieux où sont lesd. « coucistoires dans un mois après la publication d'icelle déclara- « tion, à la charge que les pauvres de la R. P. R. seroient reçus « dans lesd. hospitaux indistinctement des catholiques, sans y ce pouvoir estre coustrainctz par force ou violance à changer de « religion, et quoyque led. arrest ayt esté publié et enregistré au « parlement de Tholose desià le xxix de décembre de lad. année « dernière, néanmoings lesd. ministre et anciens dud. coucistoire c( du Mas d'Azil n'ont pas daigné faire led. délaissement des biens « et rentes qu'ils possèdent de lad. qualité, concistant entre autres c< en une maison dans laquelle réside led. s"" Bourdin, un pred « ayant appartenu à Salamon Dusson, qu'il aiferme annuellement « à 18 liv., une vigne acquise de l'argent du légat fait par feu ce Baricave, ministre, tenue à rente par le nommé Vignaux, autre « vigne [léguée] par feue Marguerite Dambouix, donnant 8 liv. c( de rente annuelle, et encore la rente que payent les héritiers de « François Alssiat de la somme de 1.000 liv. léguée par led. feu c( Alciat, ce qui est une contravention manifeste et mespris de ce lad. déclaration... » D'où sommation faite par le syndic du diocèse, au consistoire du Mas-d'Azil, d'avoir à exécuter l'ordonnance royale relative à l'union des biens des pauvres, à l'hôpital. Signé : « Boussac, recteur de Carbonne, et scindic du clergé de « Rieux; Arnaud Picollet, notaire roijal de Carbonne, etc. ».
Cet acte fut signifié à Charles Bourdin et aux anciens du consistoire du Mas-d'Azil, le 24 août 1683.
(Archives de la Haute-Garonne : Evêché de Rieux.)