‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 145 sur 154 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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CIIAP. II. — DilTAlLS. IJlj

coups de crayon, le caractère de Catherine esquissé de main de maître! La duplicité de la lanicuse Ilalifiuif, sa mauvaise foi, son penchant à la superstilion, les angoisses de sa conscience, Lestoile dit tout eu (juclfjucs siuiplcs mois.

Je transcris, sans aucun commentaire, quelques autres récits fort curieux où Lestoile trahit, sans s'en douter, les tendances superstitieuses de ses contemporains cl..-, les siennes propres.

Le 11 février 1575 le roi arriva à Reims, où il Cul sacré le dimanche suivant. Or, voici ce qui arriva à cette occasion : Quand on vint à lui mettre la couronne sur la tète, il dit assez haut qu'elle le blessait, «et lui coula par deux fois comme si elle eût voulu tomber; ce qui fut remarqué et interprété à mauvais présage ' » .

Le naïf grand-audiencier a remarqué que François H mourut à dix-sept ans, après avoii' régné dix-sept mois, dix-sept jours, dix-sept heures'!

II a ouï dire qu'un homme de la religion, étant sur son lit de mort, peu avant la conclusion de la paix de 1570, prophétisa en ces termes : «La paix sera faite inopinément et assez à noire avantage. Nouvelles alliances, divers traités et voyages: durant ces menées, Jeanne d'Albret viendra à Paris et y mourra; la noblesse de l'un et de l'autre parti s'y assemblera; les choses encommencées se parachèveront. 0 quelle soudaine mutation et changement! 0 quelles trahisons et cruautés M»

Il note que le lundi 8 mars 1582, sur les neuf heures du soir, on vit sur la ville de Paris une grande lumière et splen-

I. Mcmoires, etc., collection i'onjoulat, k 1, [i.5l. 1. Ibid., p. I i.

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