‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 146 sur 154 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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deur du feu du ciel «qui apporta étonnement et soupçon de présage de quelque grand mal'».

Jean de Mergey* sait aussi rapporter d'étranges événements. A propos du siège de Saint-Quentin, voici ce qu'il raconte : «Je veux bien mettre ici un mauvais présage que nous eûmes de ladite entreprise : c'est que mondit sieur le comte (de la Rochefoucaull) et M. de la Capclle Biron qui était là avec sa compagnie de gens d'armes, étant à cheval en la place dudit Ilan , faisant sortir les troupes pour s'acheminer, un grand chien tout noir se vint présenter devant eux et se mit à hurler sans cesse et, quelque chose

qu'on chassât ledit chien,- il retournait toujours et continuait ses hurlements; lors M. le comte, adressant sa parole audit sieur de la Capelle Biron, lui dit: «Que vous sem.ble de « ceci, mon père?» qui lui répondit : Parbieu, mon fils (car c'était son serment), qu'il ne savait qu'en dire, mais que c'était une musique mal plaisante. M. le connétable, répliquant, lui dit: «Je crois, mon père, que nous allons four- «nir la comédie. — Parbieu, je le crois», répondit-il; et se trouva la prophétie dudit sieur comte véritable, carie lendemain la tragédie fut jouée.»

Il n'y a pas jusqu'au grave d'Aubigné qui ne prenne plaisir à orner ses livres de récits merveilleux. Il affirme entre autres qu'après le massacre de Vassy un enfant huguenot , jeté dans la rivière, «fut porté sur l'eau, la main droite levée en haut^». En un autre endroit de son Histoire, il raconte, lui aussi, que la mort du cardinal Charles de Lorraine fut marquée par deux prodiges : les vents furent remplis d'une fulguration si puissante, qu'en plusieurs endroits

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