‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 122 sur 163 · BuUetin, t. Il, p. b · texte numérisé non relu

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CIIAP. II. — DÉTAILS. 255

majorité. Que la cour accordât franchement la libei'té religieuse, renvoyât les mercenaires, répudiât la tutelle des princes lorrains, décrétât l'admission des plus dignes à tous les emplois, sans distinction de culte, les calvinistes ne demandaient pas davantage; la liberté de conscience, même très-modeste et très-limitée, leur eût suffi. Révoltés par l'hypocrisie sournoise de la cour, il ne leur restait qu'à tracer, avec l'épée, leurs plaintes et leur indignation. Ils combattirent, après tout, pour un grand principe qui ne sortira plus des codes modernes : pour l'affi^anchissement des consciences. Les amis de la liberté ne sauraient trop priser leurs héroïques sacrifices.

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