‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 40 sur 163 · Bulletin, t. I, p · texte numérisé non relu

Bulletin, t. I, p

L'instruction religieuse à laquelle (nous venons de le faire remarquer) assistaient parfois les adultes, se donnait avec le plus grand soin. A la suite d'un psautier de 1560, se trouve imprimé un catéchisme précédé de cet Avis au lecteur: «C'a été une chose que toujours l'Église a eue ^n singulière recommandation d'instruire les petits enfants en la doctrine chrétienne. Et pour ce faire, non-seulement on avait anciennement les écoles et commandait-on à un chacun de bien endoctriner sa famille, mais aussi l'ordre public était par les temples d'examiner les petits enfants sur les points qui doivent être communs entre tous les chrétiens.... Depuis, le diable, en dissipant rÉghse et. faisant l'horrible ruine dont on voit encore les enseignes en la plupart du monde, a distrait cette sainte pohce, et n'a laissé que je ne sais quelles rehques, qui ne peuvent sinon engendrer superstition, sans aucunement édifier'.» Ainsi, sur ce point encore, la Réforme ne voulut que remettre en pratique les usages de la primitive Eglise.

Les prédications étaient fréquentes. Henri IV écrit à Duplessis-Mornay, le 7 novembre 1589, qu'il n'a point omis l'exercice de la religion partout où il a été: «tellement que telle semaine sept prêches se sont faits à Dieppe par le sieur d'Amours^».

D'où donc venait cette singulière ardeur d'assister à un culte si froid en apparence, dans des sanctuaires où l'on ne voyait ni tableaux, ni statues, rien de ce qui ailleurs charme les regards et séduit, dit-on, l'imagination?

Nous l'avons dit: tout d'abord, les besoins intellectuels y étaient largement satisfaits. Mais encore l'art n'en était pas

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