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CHAPITRE PREMIER

cependant avaient certainement vu l'hydrocéphalie vraie. Aetius s'explique, par l'accumulation de l'eau, l'ampliation de la tête, l'écartement des sutures, les vertiges et l'affaiblissement des sens. Antyllus distingue, quoique assez vaguement, deux formes d'hydrocéphalie, l'une plutôt caractérisée par l'écartement des sutures, l'autre par la déformation des os.

Parmi les Arabes, Rhazôs paraît être le seul qui dans son livre sur les maladies des enfants et sous le titre de magnitudo capitis, parle du développement qu'acquiert quelquefois la tête*?de l'enfant par l'accumulation d'un liquide aqueux dans l'intérieur du crâne.

Quoi qu'il en soit de la description insuffisante des auteurs anciens, il est certain que l'hydrocéphalie n'est pas une affection spéciale aux temps modernes ; les crânes découverts dans le cimetière gallo-romain du Vieil-Atre à Roulogne-sur-Mer. démontrent qu'elle existait chez les Romains. Ilamy (1) nous donne la description de ces deux crânes hydrocéphales du II' ou du IIIe siècle de notre ère et qui sont les premiers documents signalés sur la pathologie de l'hydrocéphalie chronique chez les Romains. Le premier crâne était celui d'un enfant de 7 ans et mesurait 30 centimètres de circonférence; l'hydrocéphalie n'avait pas fait disparaître les formes si caractéristiques de la race (tête romaine, courbes ethniques générales). Le second crâne présentait une circonférence de 70 centimètres.

Fabrice de Hilden, Vésale relatent des observations

(i) Hamy. Sur deux crânes hy.lrocrphnles de la période fe'.illo-romaine. Bull. Soc. Anthropologie, »S16.

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