HISTORIQUE. — DEFINITION PU SUJET
secondaire à cette dilatation. Il en est de môme des hydropisies intra-crânicnneset vcntriculaires que l'on rencontre quelquefois chez les vieillards et qui sont la conséquence de l'atrophie cérébrale. Au contraire dans le processus hydrocéphalique tel qu'il faut l'entendre, l'épanchement est le fait primitif ; c'est lui qui par sa pression progressive est la cause déterminante de la dilatation ventriculaire.
Elimination faite de ces accumulations séreuses passives, il reste à établir Je siège du liquide dans les hydrocéphalies proprement dites.
Aux nombreuses variétés anatomiques admises à priori par certains auteurs, on doit opposer le résultat de Tétude pathogénique des faits : or au point de vue du siège primitif de l'épanchement, il n'existe que deux formes démontrées d'hydrocéphalie : i° C hydrocéphalie interne, venlriculaire ; 2° C hydrocéphalie externe, méningée^ sus-arachnoïdienne.
L'hydrocéphalie venlriculaire est constituée parla présence du liquide dans les ventricules. C'est l'hydrocéphalie proprement dite. C'est d'elle qu'on entend parler lorsqu'on ne spécifie pas le siège anatomique.
La dénomination d'hydrocéphalie externe par contre, a été donnée à des formes d'épanchement absolument distinctes.
Dans quelques cas d'hydrocéphalie venlriculaire, les commissures cérébrales distendues pourraient céder, d'après West (t), et une partie ou la totalité du liquide con-
(i) Brighr» Report*, vol. t.
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tenu dans les ventricules se répandre dans la cavité du crâne ; il s'agirait en somme d'un accident de l'hydrocéphalie interne. Ailleurs, le cerveau primitivement mal conformé par arrêt de développement se présente largement ouvert sans limites entre les cavités ventriculaires et les méninges; quelquefois même, complètement atrophié, il n'offre plus que les vestiges symétriques des corps oplostriés. Dans ces différentes circonstances, à l'ouverture du crâne, le liquide se présente d'emblée et l'on conclut souvent alors à une hydrocéphalie méningée, à une hydrocéphalie externe. Anatomiqucmenl, dans ces cas, le liquide siège bien directement sous les méninges, mais le processus pathogénique n'en est pas moins primitivement ventriculaire. La localisation doit, dans la classification, céder le pas à la palhogénie et ces hydrocéphalies ne doivent pas être dénommées hydrocéphalies méningées ou externes.
En l'absence de ces conditions anormales du cerveau, cxiste-t-il des épanchements sous-arachnoïdiens qui méritent le nom d'hydrocéphalie externe ?
Dans l'hydrocéphalie vcntriculaire, il se peut, en raison des communications normales habituelles des cavités ventriculaires etdc l'espace sous-anichnoïdien, qu'une certaine quantité de liquide occupe également cette dernière région. Lefaitesl exceptionnel parcequela pression iutra-cérébrale tend le plus souvent à restreindre l'espace sous-arachnoïdien; mais lorsqu'il se produit, ilne change paslanature du processus hydrocéphalique, qui s'est simplement étendu à l'ensemble d'un même système et l'affection n'en reste pas moins une hydrocéphalie interne.