‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 11 sur 36 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Par le succint examen de l'appareil oculaire envisagé en tant que diverticulum lymphatique, nous pouvons, dès à présent, saisir la facilité de dérèglement d’un mécanisme aussi fragile, l’infinie diversité des moyens de perturbations de l'équilibre endoculaire, la justesse de la formule: «Contre la notion d’hydrophtalhnie et pour les divers hydrophtalmes ».

C’est une notion qui ne sera retenue qu'après classification ethnique du sujet. Certaines races de Chiens à museau court (Pékinois, Grifflons nains, Bouledogues) possèdent, en effet, un rebord osseux de l'orbite jeu marqué, Ce qui a pour conséquence directe une tendance à l’exophtalinie. Gardons-nous donc de conclure sans réflexion à un phénomène pathologique.

Il faut également écarter chez un jeune Chien l'hypothèse de la mégalocornée congénitale qui n’a jamais été décrite chez lui.

L'œil possède un véritable squelette externe protecteur, la coque scléroticale, qui a la structure et lait office d’une aponévrose de contention où s’insèrent les différents muscles oculomoteurs. Mais l'œil, hautement différencié dans le sens de l'appareil photographique, va en rendre la cupule antérieure transparente : c'est la cornée.

Epaisseur scléroticale. — L'épaisseur de la sclérotique est primordiale à considérer pour comprendre le processus selon lequel s'opère sa dilacération lors d’hydrophtalmie.

Possédant un œil brachvophtalme, le Chien à une sclérotique qui, à volume d'œil égal, est nettement moins épaisse que celle de l'Homme et de la plupart de nos animaux domestiques, sauf les Rongeurs.

D'autre part, dans l’échelle des races canines, Île

no | HISTO-PHYSIO-PATHOLOGIE DE L'ŒIL

volume de l'œil et le poids du corps agissent sur l'épais-

seur scléroticale selon la loi générale qui veut que la

minceur soit proportionnelle à Ja petitesse de l'œil et

à la légèreté corporelle. Donc, a priori, la sclérotique de l'Homme paraît plus épaisse, donc plus résistante que celle de l'enfant et du Chien. —

La sclérotique n'est pas partout d'une égale épaisseur : elle est renforcée précisément là où des particularités anatomiques pourraient permettre un éclatement, lors d’accroissement de la pression interne. Nous voulons parler du biseau cornéen d’une part, du biseau optique d’autre part. Le «cadre» cornéen est épais et sa résistance est encore accrue du fait de la présence dans la structure de faisceaux circulaires particulièrement volumineux: donc: à ‘ce niveau, rien à craindre (1),

A leur point d'entrée (il serait plus juste d'écrire : sortie) dans le globe oculaire, les faisceaux du nerf optique pénètrent une sclérotique fortement amincie, à travers une véritable écumoire : c’est la lame criblée. Mais autour de ce point de moindre résistance, se rencontre la région Ja plus épaisse de cette enveloppe, renlorcée mêmement de faisceaux circulaires.

La contraction du muscle droit postérieur (qui, rappelons-le, n'existe pas chez l'Homme) va donc pouvoir s'exercer sans fâcheuses répercussions sur la solidité de cette région. Peut-être même, ce muscle choanoïde,

véritable manchon musculaire du nerf optique, contri-

. (4) Nous avons pu nous rendre compte personnellement de cette solidité en mesurant la résistance à la distension d’une bande de selérotique de 6 mm, de large, prélevée à ce niveau, il y eut rupture à 5 kg. 300,

Gad:

et HO LE

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