‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 12 sur 36 · CRIS ORTE · texte numérisé non relu

CRIS ORTE

bue-t-1l, par sa seule masse, à consolider cette faible portion de sclérotique ?

Il est à remarquer, d'autre part, que le nerf optique subit, au point où il soude sa triple gaine méningée aux enveloppes de l'œil, une diminution de section importante, tant par sa valeur que par sa portée physiologique : en effet la forme tronconique à base postérieure du trajet que ce nerf suit jusqu’à la rétine, va contrebalancer efficacement la faiblesse de la lamina cribrosa et s'opposer mécaniquement à une surpression interne de l'œil.

Sur une coupe méridienne, apparaît nettement entre ces deux épaississements, une région fortement amincie selon l'équateur ; elle correspond au point d'insertion des tendons de la plupart des muscles de l'œil, qui doublent en quelque sorte cette zone. Rien n'est plus facile de démontrer ces alternances de tissu-d’épaisseurs différentes : sur un œil fraîchement énucléé, on voit parfaitement une zone équatoriale bleutée par transparence du pigment choroïdien, alors que les zones périoptique et péricornéenne sont d’un blanc net, ce qui traduit une forte épaisseur de la membrane.

Cette mince région équatoriale va donc être particulièrement exposée aux dilacérations, conséquence des pressions centriluges qui, agissant dans le même sens, poussent de l’intérieur (hypertonie) et tirent de l’extérieur (muscles), malgré la longue ligne d'insertion tendineuse, réduisant les tractions déformantes opérées sur l'œil par les corps musculaires.

Et, en fait, c'est à ce point que va toujours céder la coque oculaire car ni la résistance du cadre cornéen,

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